Forte mobilisation ce mardi à l'appel des syndicats qui souhaitent exprimer leur mécontentement face à la situation sociale, deux jours après la défaite de la majorité aux élections régionales. © TF1/LCILa journée d'actions interprofessionnelle, à l'appel de cinq syndicats - CFDT, CGT, FSU, Solidaires (Sud) et Unsa - bat son plein dans toute la France. Premier concerné, le secteur de l'éducation tourne au ralenti ce mardi. Les enseignants étaient 29,8% à faire grève dans les écoles et 14,9% dans les collèges et lycées, soit 21,7% en moyenne, à l'occasion de la journée d'actions interprofessionnelle, a annoncé le ministère de l'Education nationale dans un communiqué à la mi-journée. Pour les écoles, le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a fait état de 52% d'enseignants en grève.
Grève : retour à la normale mercredi matin à la SNCF
La SNCF prévoit un retour à la normale mercredi matin dès le début des prises de service. La RATP a enregistré 14% de grévistes mardi.
Publié le 23/03/2010
SNCF, RATP, province: tout sur la grève
Jusqu'à mercredi matin, la SNCF annonce de nombreuses perturbations sur tout le réseau. Galère également à la RATP et dans plusieurs grandes villes.
Publié le 22/03/2010
Education nationale: forte mobilisation dans le primaire
Le mouvement de grève touche plus particulièrement les écoles maternelles et élémentaires. Dans le Puy-de-Dôme, les parents doivent s'adapter en confiant leurs enfants à la famille ou aux voisins.
Publié le 23/03/2010
En primaire, ces taux sont nettement supérieurs aux deux précédentes journées de grève: le 21 janvier, le ministère avait enregistré 17,69% de grévistes et le SNUipp 33%, et le 24 novembre ces taux étaient respectivement de 13,39% et "20 à 30%". En collèges et lycées, le Snes-FSU, principal syndicat, n'avait pas encore communiqué ses estimations mardi matin. Le 21 janvier, il y avait de 13,78% (ministère) à 40% (Snes) d'enseignants grévistes dans le second degré, et le 24 novembre de 12,26% à "près de 40%".
Environ 1 cheminot sur 3 en grève
Dans les transports, le mouvement est plus ou moins suivi (voir toutes les prévisions), notamment à la SNCF où la direction avance le chiffre de 28,3% de grévistes, contre 32,45% selon la CGT. A en croire la CGT, "des taux de mobilisation très importants" dépassant 60%, sont signalés chez les conducteurs en Auvergne, Limousin, Languedoc-Roussillon, Paris-Est et Paris-Sud-Est. A la RATP, 14% des employés sont en grève, selon la direction. A La Poste, seulement 11,45% du personnel étaient en grève mardi matin à 10h, a annoncé la direction. Près de 7% des salariés de Pôle emploi, selon la direction, et environ 10% selon le premier syndicat, le Snu-FSU, étaient en grève. 17,4% des agents de la Fonction publique d'Etat étaient en grève, ainsi que 9,1% des agents de la Fonction publique territoriale et 9% des agents de l'hospitalière.
Et dans les rues, plusieurs milliers de manifestants ont commencé à défiler en début d'après-midi à Paris. Les leaders des principaux syndicats Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Bernadette Groison (FSU), Annick Coupé (Solidaires), et Alain Olive (Unsa) ont pris place derrière la banderole de tête portant l'inscription : "Ensemble agissons pour l'emploi, les salaires, les conditions de travail et les retraites". Les manifestants ont scandé "tous ensemble" puis "résistance pour le service public, résistance pour les salaires, résistance pour les retraites". Aucun chiffre de participants n'était disponible en début d'après-midi, ni du côté des organisateurs, ni du côté de la police.
Dans toute la France, des cortèges de manifestants plutôt étoffés ont défilé pour pousser le gouvernement à infléchir sa politique sociale. 12.000 manifestants selon la police, 50.000 selon les organisateurs, ont défilé en fin de matinée à Marseille. A Nantes, au moins 10.000 personnes ont défilé, selon la CGT, la police n'ayant encore aucun chiffre disponible. 7000 personnes au Mans, selon la police, 2000 à Vannes, selon les syndicats. A Rennes, la mobilisation semblait moins forte. Dans le Centre-Est, on a recensé 10.000 manifestants à Lyon, 5.000 à Grenoble, 4.400 à Saint-Etienne, 2.500 à Roanne (Loire), selon la police. Les syndicats avancent les chiffres de 15.000 à Lyon et Grenoble, 10.000 à Saint-Etienne et Roanne.
Manif en ordre dispersé
A Clermont-Ferrand, où ils étaient entre 5.600 et 10.000, de nombreux salariés du privé (Michelin, Limagrain, Volvic, Alcan, Valeo) étaient en tête du cortège. Dans l'Est, entre 3.000 et 3.200 personnes, dont des salariés du champagne, sont descendues dans la rue à Reims, selon les sources. Dans le Pas-de-Calais, 1200 personnes ont manifesté à Boulogne-sur-mer, et 900 à Calais, selon la police. A Angoulême, police et organisateurs donnent des estimations très divergentes (3.000 d'un côté, 15 à 20.000 personnes de l'autre).
Pour ce premier rendez-vous revendicatif depuis le 7 octobre, les syndicats sont partis en ordre dispersé. FO a organisé son propre défilé dans la capitale (quelques milliers de manifestants). CFTC (sauf à La Poste) et CFE-CGC ne participent pas au mouvement. Bernard Thibault (CGT) réclame "des inflexions sur les orientations économiques et sociales". Pour le leader de la CFDT François Chérèque, cette journée doit servir à "remettre à l'ordre du jour les problèmes sociaux", alors que le climat social est "explosif".
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