© AFPLa réunion sent la poudre. Total pourrait annoncer lundi en comité central d'entreprise la construction avec EDF d'un terminal méthanier à Dunkerque pour compenser la fermeture de sa raffinerie des Flandres, un projet jugé "insuffisant" par les syndicats, qui menacent d'une nouvelle grève. Le projet de terminal méthanier dans le port accueillant des navires transportant du gaz naturel liquéfié (GNL), dont les importations devraient augmenter dans les années à venir, sera porté par EDF, mais Total s'associera à hauteur de 10%, sur un investissement d'un milliard d'euros, a avancé vendredi le quotidien Le Télégramme.
Raffinerie des Flandres : les salariés interrompent le dégazage
Les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque ont arrêté mardi les opérations de dégazage des installations. Ils exigent un calendrier de reprise du raffinage, comme l'impose la justice. La direction temporise en jouant sur l'ambiguïté du terme dégazage.
Publié le 11/08/2010
Les raffineries françaises à l'arrêt ?
A l'occasion d'une table ronde nationale sur l'avenir du secteur placée sous l'égide des ministères de l'Industrie et de l'Ecologie, la CGT appelle à des débrayages jeudi.
Publié le 15/04/2010
Ambiance de fin de grève chez Total
Au bout d'une négociation marathon avec la direction du groupe, la CGT a appelé à la reprise du travail. La raffinerie de Dunkerque, toujours menacée de fermeture, pourrait poursuivre seule la grève.
Publié le 23/02/2010
Total lâche du lest, la CGT pose ses conditions
Il n'y aura pas de reprise du travail dans les raffineries de Total sans table ronde et sans paiement des jours de grève, affirme la CGT. La direction s'est engagée à ne pas fermer de raffinerie dans les cinq ans.
Publié le 23/02/2010
Face aux menaces de pénurie, Total rouvre les discussions
Alors que Nicolas Sarkozy s'est impliqué lundi dans le dossier, la direction de Total a invité ce matin les syndicats à une réunion. Pendant ce temps, la grève continue et s'étend.
Publié le 22/02/2010
Face aux menaces de pénurie, Total rouvre les discussions
Alors que Nicolas Sarkozy s'est impliqué lundi dans le dossier, la direction de Total a invité ce matin les syndicats à une réunion. Pendant ce temps, la grève continue et s'étend.
Publié le 22/02/2010
Total : la grève risque de se durcir, de premières stations à sec
Christian Estrosi a affirmé dimanche, après une rencontre avec le PDG de Total, que l'activité industrielle à Dunkerque serait maintenue. Or le sort de cette raffinerie menacée de fermeture est à l'origine de la grève. Mais la CGT a claqué la porte des négociations dans la soirée, appelant à durcir le mouvement.
Publié le 21/02/2010
Total : la grève risque de se durcir, de premières stations à sec
Christian Estrosi a affirmé dimanche, après une rencontre avec le PDG de Total, que l'activité industrielle à Dunkerque serait maintenue. Or le sort de cette raffinerie menacée de fermeture est à l'origine de la grève. Mais la CGT a claqué la porte des négociations dans la soirée, appelant à durcir le mouvement.
Publié le 21/02/2010
Sarkozy se penche sur le dossier Total
Les grévistes de Total menacent de durcir leur mouvement et ont appelé les automobilistes à se ruer dans les stations-services. Christian Estrosi veut éviter toute panique. Nicolas Sarkozy commence à suivre le dossier.
Publié le 22/02/2010
La CGT et Sud jugent bien maigre cette compensation à la fermeture de la raffinerie qui devrait être confirmée lundi. Le terminal pourrait créer 50 à 90 emplois directs et 100 indirects alors que la raffinerie en compte respectivement 370 et plus de 400. "S'ils veulent éviter la guerre, ils n'ont pas intérêt à nous annoncer ça", tempête Philippe Wullens (Sud). La CFDT, plus modérée, a souligné le bénéfice pour la région de Dunkerque en terme d'aménagement du territoire, mais a estimé que le projet n'était "pas énorme". Pour sa part, le député-maire de Dunkerque Michel Delebarre (PS) a accusé le gouvernement et Total de "tromper" la population avec ce projet préparé depuis deux ans. Une intersyndicale CGT-Sud-FO de la raffinerie ainsi que la CGT de Total et Solidaires (dont syndicats Sud) ont appelé à une manifestation à La Défense à 12h, peu après le début du CCE où Total dévoilera ses intentions. La réunion, initialement prévue le 29 mars après les élections régionales, a été avancée à lundi sous la pression conjuguée fin février des salariés et du gouvernement.
"Ni fermeture, ni cession"
Les employés de Dunkerque, dont l'activité est en arrêt provisoire depuis septembre, sont en grève depuis près de deux mois, et occupent les locaux administratifs du site depuis le 16 février. En soutien, les salariés de l'ensemble de la branche raffinage, inquiets d'un possible "désengagement" du groupe pétrolier de l'activité en France, étaient entrés le lendemain en grève durant une semaine. "Si nous faisons le constat que les engagements pris par Total et le gouvernement pendant le mouvement ne sont pas respectés, alors la grève redémarrera", a prévenu Charles Foulard (CGT).
Total, confronté à des surcapacités face à une consommation de carburants en baisse, a promis "la pérennité de l'établissement des Flandres" au sein du groupe, mais pas nécessairement avec une activité de raffinage, et a garanti un reclassement interne à chaque salarié. A l'occasion du précédent CCE le 1er février, le groupe s'était engagé en cas de fermeture à créer sur le site un centre d'assistance technique et une école de formation qui emploieraient deux tiers des salariés.
En outre, Total a certifié qu'il "n'y aura ni fermeture, ni cession" de ses cinq autres raffineries françaises "au cours des cinq prochaines années". Une table-ronde sur l'avenir du raffinage français est prévue le 15 avril sous l'égide du gouvernement. A six jours du premier tour des régionales, celui-ci sera également attentif lundi aux décisions, alors que la grève récente a menacé les approvisionnements des stations-services. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a averti que la raffinerie de Dunkerque devrait rouvrir s'il n'y avait pas "un vrai projet de substitution". L'intervention des pouvoirs publics est allée dans ce dossier jusqu'à la convocation à l'Elysée du président du conseil d'administration de Total, Thierry Desmarest, et du directeur général, Christophe de Margerie.
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