
Ils se jugent "mal reconnus" par rapport aux médecins spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé : voilà pourquoi les généralistes, à l'appel de quatre syndicats, ferment leurs cabinets ce jeudi. Ils réclament l'alignement du prix de leur consultation (22 euros actuellement) sur le prix plancher des autres médecins (23 euros).
Une consultation plus chère sans carte vitale ? "Pas question"
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi qu'il "n'était pas question" qu'une taxe de 0,50 euro soit appliquée aux patients sans carte vitale comme des médecins menacent de le faire.
Publié le 10/02/2011
Oublier votre carte Vitale pourrait vous coûter plus cher...
Des médecins pourraient faire payer un supplément de 50 centimes d'euro aux patients sans carte Vitale. Histoire de répercuter les 50 centimes qui leur sont réclamés par la Sécu par feuille de soins non télétransmise avec la fameuse carte verte. L'assurance maladie proteste.
Publié le 10/02/2011
Les médecins français préfèrent le Sud
Une étude publiée mardi par le Conseil national de l'ordre des Médecins dresse leur portrait. Ils sont nombreux, âgés, de moins en moins libéraux et de plus en plus attirés par les remplacements.
Publié le 23/11/2010
Menaces sur les services de nuit des hôpitaux d'Ile-de-France
Le nombre de bloc opératoires de nuit en Ile-de-France devrait être réduit à un seul par département, contre six à 11 actuellement, car ils "tournent au ralenti", selon un document de travail de l'Agence régionale de Santé dévoilé par Le Parisien.
Publié le 05/09/2010
Aux Hôpitaux de Paris, une trêve, mais le conflit continue
Si l'occupation du siège de l'AP-HP a cessé tard vendredi soir, les négociations qui reprennent lundi avec les syndicats s'annoncent tendues. D'autant plus que les suppressions d'emplois en cours ne sont pas suspendues.
Publié le 13/03/2010
La grogne des enseignants
Ils ont manifesté vendredi pour protester contre une dégradation de leurs conditions de travail, une recrudescence de la violence et la suppression de postes.
Publié le 12/03/2010
Régionales, J-2 : la grogne sociale gagne les enseignants
Les enseignants sont mobilisés pour dénoncer la baisse des moyens de l'éducation, au lendemain des grèves dans les crèches. Le Snes-FSU annonce 50% de grévistes dans les collèges et lycées ; le ministère, moins de 15%.
Publié le 12/03/2010
Camping à l'hôpital pour dénoncer la "casse" des soins
Protestant contre la restructuration annoncée des hôpitaux de Paris, qui se fera, selon eux, au détriment des patients, des salariés de l'AP-HP occupent son siège à Paris.
Publié le 12/03/2010
Les généralistes veulent la consultation à 23 euros
Plusieurs syndicats des médecins généralistes libéraux appellent à fermer leurs cabinets le 11 mars pour réclamer davantage de moyens et dénoncer un "système de santé sans pilote et à la dérive".
Publié le 02/03/2010
Comment les généralistes vont nous soigner
A partir de jeudi, les cas de grippe A/H1N1 seront pris en charge par les médecins généralistes et non plus par les hôpitaux. Roselyne Bachelot a détaillé mercredi cette nouvelle donne sanitaire.
Publié le 22/07/2009
Tarifs des généralistes : les déçus de l'accord
La présidence de l'assurance maladie dénonce un compromis sur les tarifs des généralistes intervenu "sous la pression du gouvernement".
Publié le 18/03/2007
Tarif des généralistes à 23 euros : pas avant 2008
L'Union nationale des caisses d'assurance maladie a voté jeudi une motion stipulant que cette hausse devrait "se faire progressivement".
Publié le 16/02/2007
Les revenus des généralistes figurent parmi les plus faibles dans le monde de la médecine libérale. En 2007, si le revenu moyen des médecins libéraux s'est établi à 7190 euros par mois, celui des généralistes a été de 5567 euros par mois la même année, selon les derniers chiffres de la Drees. Il s'agit d'un revenu une fois déduites charges professionnelles et cotisations sociales. Les généralistes figurent ainsi dans le bas de l'échelle des médecins libéraux, même si leurs revenus sont supérieurs à ceux des dermatologues ou des psychiatres. A l'autre bout, les radiologues (16.900 euros en moyenne par mois) ou les anesthésistes (14.312 euros) sont les mieux payés. "On reste en bas de l'échelle. On fait les mêmes études que tout le monde, mais on fait un boulot considéré comme misérable par rapport à un spécialiste", résume Bruno Deloffre, 53 ans, installé à Courbevoie.
Pinaillage et harcèlement administratif
Comparés à leurs homologues étrangers, les généralistes français, qui gagnent en moyenne 2,6 fois le salaire moyen, sont moins bien lotis que les allemands (3,3 fois) ou britanniques (4,2 fois), selon l'OCDE. L'économiste de la santé Jean de Kervasdoué, rappelant que la durée moyenne d'une consultation est de 16 minutes et que les généralistes consacrent du temps à des taches administratives, évalue à 66 euros leur rémunération brute horaire. "La rémunération d'un avocat ou d'un consultant moyen à Paris est d'au moins 150 euros de l'heure" en brut, comparait-il dans une tribune publiée en janvier dans Le Monde, plaidant pour une revalorisation de la consultation pour que les médecins ne soient pas incités à multiplier le nombre de leurs actes.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, sans exclure une revalorisation, fait souvent valoir que les généralistes pourront augmenter sensiblement leur rémunération dès cette année, avec les nouveaux contrats d'amélioration des pratiques individuelles (Capi). Ces contrats controversés (les syndicats et l'Ordre y voient des risques déontologiques) instaurent des primes pour les généralistes atteignant des objectifs fixés par la Sécu en termes de prescriptions notamment, qui pourront atteindre plusieurs milliers d'euros par an.
Pas sûr pourtant que ces revendications soient comprises de la part de Français durement touchés par la crise. Mais ce mouvement, baptisé "généralistes en colère", est aussi suivi pour d'autres raisons : Jean-Pierre Enrione-Thorrand, 61 ans, installé à Grenoble, accuse sa caisse d'assurance maladie d'un véritable harcèlement administratif. "Je demande une prise en charge à 100% pour deux patientes vraiment copie calque : même âge, même moment de départ à la retraite, même maladie, même traitement, même pose de pacemaker. Dans un cas, on me l'accorde sans discuter. Dans l'autre, on me la refuse. Ça fait neuf mois. J'ai écrit partout pour qu'on m'explique sur quel texte on s'appuie et personne me répond", s'exclame-t-il. "On ne se bagarre pas pour un euro, mais pour le titre et la reconnaissance des compétences du médecin généraliste", conclut Bruno Deloffre.
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Une consultation plus chère sans carte vitale ? "Pas question"
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