Après Sodimatex, l'action des salariés de PTPM

Par D.HEURTAUT (avec agence), le 26 avril 2010 à 22h27 , mis à jour le 27 avril 2010 à 08h22

Après des plaintes en justice, les salariés de PTPM, propriété du groupe Trèves -comme Sodimatex, menacée d'explosion par ses salariés au début du mois- retiennent depuis lundi soir leur direction dans l'usine à Aÿ censée fermer.

[Expiré] [Expiré] trèves ptpm usine aÿ marne © AFP/F.Nascimbeni

Voilà un an, l'équipementier Trèves annonçait la fermeture, malgré le soutien du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles, de deux usines, ceux de Crépy-en-Valois et Aÿ (lire notre article). Les salariés de la première, l'usine Sodimatex de Crépy dans l'Oise, avait menacé début avril de faire sauter leur usine, avant de trouver un accord avec la direction sur l'octroi de 22.000 euros de prime extra-légale par salarié. Les salariés de la seconde, celle de PTPM à Aÿ, dans la Marne (fabricant de tissus pour automobiles sous-traitants de PSA), après avoir multiplié les actions devant la justice pour faire annuler et suspendre les différentes procédures de licenciement (lire notre article), retiennent depuis lundi soir des membres de la direction.

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Plus d'infos

Leur but : obtenir de "réelles contreparties concernant la réindustrialisation du site", ont annoncé des représentants des salariés au comité d'entreprise, dans un communiqué publié dans l'après-midi à l'issue d'une réunion de négociation qui s'était soldée par un nouvel échec.

Le groupe Trèves accusé de ne faire "aucun effort"

Les salariés accusent le groupe Trèves de ne faire "aucun effort quant à un véritable dialogue social". "Trèves ne souhaite pas mettre un sou de plus pour PTPM, ses 129 salariés et pour le bassin d'emploi (et) a mis un terme à la conciliation", selon le communiqué. Les représentants au CE exigent "la cession (de l'usine) pour 1 euro symbolique à tout investisseur ou à la ville d'Aÿ et une indemnité de compensation pour le préjudice subi de deux millions d'euros afin de favoriser la mise en oeuvre de tous projets industriels". 

"Nous sommes retenus provisoirement dans les locaux" de l'usine, a confirmé lundi soir à l'AFP Stéphane Charre, directeur de PTPM, joint par téléphone. Des négociations ont été entamées lundi soir, mais depuis lors, plus de nouvelle. 

Par D.HEURTAUT (avec agence) le 26 avril 2010 à 22:27
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