Des salariés de Sodimatex menacent de faire sauter leur usine à Crépy dans l'Oise, le 1er avril 2010 © TF1-LCI
- Licenciés, ils menacent de faire sauter l'usine - 01 min 10 s
Le directeur de PTPM libéré
Retenu depuis lundi par le personnel, le directeur du fabricant de tissus pour automobiles à Aÿ, a été libéré mardi soir après un accord sur des négociations concernant la réindustrialisation du site promis à la fermeture.
Publié le 27/04/2010
Après Sodimatex, l'action des salariés de PTPM
Après des plaintes en justice, les salariés de PTPM, propriété du groupe Trèves -comme Sodimatex, menacée d'explosion par ses salariés au début du mois- retiennent depuis lundi soir leur direction dans l'usine à Aÿ censée fermer.
Publié le 26/04/2010
Demi-victoire pour les "Sodimatex"
Après avoir occupé leur usine menacée de fermeture et menacé de la faire exploser, ils ont obtenu le doublement de leurs indemnités de licenciement. C'est moins toutefois que ce qu'ils réclamaient.
Publié le 14/04/2010
Les "Sodimatex" sont fatigués
Il y a quelques jours, les salariés de l'équipementier automobile menacés de perdre leur emploi se disaient prêts à faire sauter l'usine. Ce mardi, ils reprennent les négociations. Avec fatigue et résignation.
Publié le 13/04/2010
Sodimatex : les salariés suspendent leurs menaces
Un accord de méthode a été conclu dans la nuit de vendredi à samedi entre les salariés de Sodimatex à Crépy-en-Valois, qui menaçaient de faire exploser leur usine et la direction du groupe Trèves.
Publié le 03/04/2010
Sodimatex : négociations tendues
Les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois, qui menacent de faire exploser une citerne de gaz pour réclamer de meilleurs indemnités de licenciement, ont quitté vendredi soir pendant deux heures la table des négociations.
Publié le 02/04/2010
Ils réclament de meilleures conditions de départ alors que le site spécialisé dans la fabrication de moquette pour l'automobile, qui emploie 96 personnes, doit fermer. Une table ronde a commencé à la mairie de Crépy à la mi-journée sous l'égide du préfet, pour décider de leur sort près d'un an après l'annonce de la fermeture du site. Elle rassemble réunit notamment les représentants des salariés et la direction du groupe Trèves, propriétaire de Sodimatex.
Estrosi condamne l'occupation
En attendant, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a condamné "l'attitude inacceptable d'une minorité" de salariés et appelé l'ensemble des parties à une réunion de conciliation mardi prochain. "J'ai peur. On a affaire à des gens qui sont à bout, depuis des mois et des mois qu'ils demandent à négocier et que des négociations n'arrivent pas à aboutir. J'ai peur pour eux, j'ai peur aussi pour notre ville et j'espère qu'il n'y a pas d'acte désespéré qui soit engagé", a pour sa part déclaré avant la réunion le maire UMP de Crépy-en-Valois, Arnaud Foubert. Et Xavier Mathieu, le charismatique leader CGT des salariés de l'usine Continental de Clairoix, dans l'Oise aussi, a appelé vendredi le ministre du Travail Eric Woerth à intervenir dans ce conflit.
Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a dénoncé vendredi le "chantage" exercé par les salariés. "On n'est pas des voyous, on est des êtres humains. Fatigués, dépités, déprimés mais toujours motivés", affirme François Heindryckx, 42 ans, dont 21 ans chez Sodimatex. Autour de lui, des collègues "rêvent de la voir exploser", la citerne. Certains ont passé la nuit à dormir sur des ballots déroulés de moquette pour intérieur de voiture, dans la pénombre de l'usine à l'arrê. D'autres ont passé leur temps à discuter, amers, de la tournure de cette journée qui devait être "une petite grève symbolique".
Mardi, "on nous a envoyé un conciliateur qui a proposé une prime de 15.000 euros", explique Fabrice Bel, 32 ans dont 10 ans de maison. Pour les ouvriers de Crépy, pas question de partir avec moins que leurs collègues d'une autre usine Sodimatex, liquidée en 2006, qui avaient obtenu 21.000 euros en plus des indemnités légales. "Ce qui a déclenché tout le bordel, c'est quand ils ont envoyé les gendarmes mobiles", pour libérer le rond-point bloqué de cette zone industrielle où sont implantées des plate-formes logistiques de la grande distribution, explique ce grand gaillard. Constatant qu'il n'y aurait pas de négociation, les salariés se sont retranchés dans leur usine et ont préparé la citerne.
| A Roanne, ils bloquent 2,5 millions d'euros de stock |
Les 34 salariés du fabricant britannique de pièces aéronautiques GKN Aerospace bloquent un stock de pièces estimé à 2,5 millions d'euros depuis l'annonce mercredi de la fermeture de leur usine près de Roanne (Loire), afin de négocier leur prime de licenciement, ont-ils indiqué vendredi. "GKN Aerospace souhaite transférer notre production de pales pour réacteurs d'avions vers les Etats-Unis afin de bénéficier de la parité du dollar sur l'euro", a expliqué Francis Riveccio, secrétaire non syndiqué du CE, joint au téléphone par un correspondant de l'AFP. Les salariés, qui réclament chacun une prime de licenciement supralégale de 60.000 euros, bloquent un stock de pièces destinées à la Snecma (Safran), principal client du site de La Pacaudière (Loire), selon la même source. L'avenir du site sera abordé lors d'un CE extraordinaire le 7 avril. En outre, la conserverie du groupe France Champignon à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire) était occupée depuis vendredi matin par les salariés après l'annonce la veille de la fermeture du site d'ici octobre 2011, selon une source syndicale. |
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