© DRLa concertation sur les retraites démarre ce lundi entre gouvernement et partenaires sociaux, alors que l'Elysée a ouvert la porte à un "prélèvement" pour financer les retraites, sonnant comme une réponse aux syndicats fâchés de voir les débats se concentrer sur l'âge de la retraite. Le défilé des dirigeants syndicaux et patronaux au ministère du Travail marque le coup d'envoi officiel de cette réforme tant annoncée. Eric Woerth reçoit successivement ce lundi les dirigeants de Force ouvrière, du Medef, de la CFDT, de la CGPME, de la CFTC, de la CGT, de l'UPA et de la CFE-CGC. Il recevra ensuite les représentants des fonctionnaires. Puis, mercredi, le Conseil d'orientation des retraites livrera de nouvelles projections financières qui nourriront le débat.
Bataille de chiffres sur l'avenir des retraites
Comment sauver les retraites ? Les scénarios établis par le Cor, et dont les grandes lignes ont été dévoilées mardi, doivent être présentées ce mercredi ; mais ils risquent de donner lieu à des interprétations politiques très divergentes.
Publié le 14/04/2010
Retraites : le défilé de critiques des syndicats
Le ministre du Travail Eric Woerth a reçu les dirigeants des grands syndicats et du patronat. Ils ont critiqué les intentions et les méthodes du gouvernement.
Publié le 12/04/2010
Woerth va au charbon sur la retraite des fonctionnaires
Ce thème est le plus symbolique du rendez-vous au cours duquel le nouveau ministre du Travail rencontre aujourd'hui les syndicats de fonctionnaires.
Publié le 26/03/2010
Des retraités et des étudiants pour remplacer les profs absents
Face à la grogne des parents d'élèves, le ministre de l'Education nationale a annoncé mardi plusieurs mesures visant à faciliter le remplacement des profs absents.
Publié le 09/03/2010
Retraites : Parisot veut lever le "tabou symbolique" des 60 ans
La présidente du Medef a exhorté dimanche soir le gouvernement à repousser l'âge légal du départ à la retraite, actuellement de 60 ans. Les discussions avec les partenaires sociaux sur la réforme de la retraite débutent lundi.
Publié le 11/04/2010
Semaine pour l'emploi : c'est reparti !
En avril, l'info TF1 se mobilise une nouvelle fois pour l'emploi, avec vous. L'opération revient dès maintenant sur TF1 News et du 12 au 18 avril sur les antennes de TF1, LCI et LCI Radio.
Publié le 01/04/2011
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 prévoit d'ores et déjà que le déficit du régime général, qui concerne la majorité des salariés du privé, atteindra 10,7 milliards d'euros. L'an dernier, il s'est établi à 7,0 milliards, selon les chiffres quasi définitifs publiés le 2 avril, soit moins que les 8,2 milliards prévus jusqu'alors. Et avant même la publication des chiffres très attendus du COR, François Fillon a déjà donné son pronostic : "Si nous ne faisons rien, il nous manquera 100 milliards par an à l'horizon 2050".
L'inquiétude des fonctionnaires
Cette réforme, dont Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont fait leur priorité pour 2010, doit répondre aux inquiétudes des Français sur la pérennité même du système de retraite, et rassurer les partenaires et les créditeurs de la France sur la capacité du pays à réduire ses déficits. La réforme, dont les contours se dessinent, s'ouvre dans un climat difficile pour le gouvernement, affaibli par la déroute de la droite aux élections régionales et une contestation au sein de la majorité de ses choix en matière de fiscalité. Le nouveau "Monsieur Retraites" du gouvernement, Eric Woerth, ne veut pas miner la concertation en donnant l'impression d'avoir un projet déjà ficelé, mais les pistes du gouvernement ne sont pas un mystère. Son prédécesseur, Xavier Darcos, avait été explicite au Sénat en janvier : "Dans un pays où l'espérance de vie s'accroît d'un trimestre chaque année, nous n'avons d'autre solution que de travailler plus longtemps".
Le gouvernement a écarté un changement structurel de système, auquel il préfère une réforme "paramétrique" qui ne lui laisse que la possibilité de jouer sur trois leviers : la durée effective de cotisation, le niveau des cotisations, et celui des pensions. L'exécutif, refusant de baisser le niveau des retraites, présente comme une conséquence logique de l'allongement de la durée de la vie celui du temps passé à travailler. Il dispose pour cela de deux grandes options : un nouvel allongement de la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite complète, qui sera de 41 ans en 2012, et le relèvement de l'âge légal de la retraite, actuellement fixé à 60 ans. Mais les syndicats refusent de soutenir une réforme qui pèserait uniquement sur les travailleurs. Dans ce contexte, le quotidien économique Les Echos croit savoir que "l'exécutif prépare les esprits au relèvement de l'âge légal de départ", tout en estimant que gouvernement et partenaires sociaux "savent, déjà, qu'au bout du processus, il n'y aura pas d'accord".
Mais la solution d'un relèvement de l'âge de la retraite, seule, serait sans doute insuffisante ; aussi, pour justifier une éventuelle hausse des prélèvements, qui serait une entorse à la promesse de Nicolas Sarkozy de ne pas augmenter les impôts, l'exécutif a-t-il mis en avant la nécessité que la future réforme soit perçue comme "absolument juste". "Aucune réforme ne sera acceptable pour les Français si ce n'est pas une réforme marquée du sceau de l'équité", avait déclaré Eric Woerth en prenant ses nouvelles fonctions. Les fonctionnaires, qui seront eux aussi concernés par la réforme, craignent que cette exigence affichée "d'équité", doublée d'une volonté de simplifier les systèmes de retraite, ouvre la voie à une réforme prévoyant d'importantes concessions de leur part.
| La présidente de la Cnav plaide pour un "bouclier retraite" |
Danièle Karniewicz (CFE-CGC), présidente de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse (Cnav), qui gère les pensions du secteur privé, a plaidé lundi pour un "bouclier retraite" qui garantirait un niveau minimum. "Il faut absolument qu'on trouve un consensus ensemble, pas pour dire sur quel levier on va jouer pour les retraites, mais pour dire quel niveau de retraite on veut préserver pour tous les salariés du privé", a-t-elle indiqué sur BFM radio. Danièle Karniewicz, qui est également chargée des négociations au nom du syndicat de cadres CFE-CGC, estime que ce "bouclier retraite" serait une "assurance pour tous les Français du privé". Interrogée sur le pourcentage de ce "bouclier retraite", la présidente de la Cnav a répondu qu'il serait "fonction des efforts" des partenaires sociaux, qu'elle a appelés à prendre leur "responsabilité". |
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