Deux dirigeants d'une usine retenus par leurs salariés à Mâcon

Par TF1 News (D'après agence), le 15 avril 2010 à 06h32 , mis à jour le 15 avril 2010 à 11h14

Mécontent du plan de sauvegarde annoncé fin mars par leur direction, une trentaine de salariés de l'usine Essex retiennent le directeur et le DRH de l'usine.

Cheminées d'usineCheminées d'usine © TF1/LCI

Ils sont bien traités, mais pas libres de leurs mouvements. Une trentaine de salariés de  l'usine Essex à Mâcon, qui fabrique du fil de cuivre émaillé, retiennent depuis mercredi le directeur de l'usine et le directeur des ressources humaines dans leurs bureaux, a-t-on appris de source syndicale.
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"La direction à annoncé la fermeture du site le 29 mars lors du comité central d'entreprise à Paris. Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposé est insuffisant. Nous demandons que la prime supra-légale soit portée de 30.000  à 120.000 euros par salarié", a déclaré un syndicaliste CGT d'Essex, qui a requis l'anonymat.

"S'ils essayent de sortir, ils seront retenus"

"On attend des avancées de la direction sur les négociations. On ne bougera  pas tant qu'il n'y aura pas d'avancées", a ajouté ce syndicaliste, affirmant que les salariés étaient prêts à jeter dans la Saône l'équivalent d'un demi-million  d'euros de matériel. "On surveille de près la situation, mais c'est un conflit qui relève du droit du travail, on laisse la procédure classique suivre son cours", a indiqué  une source policière, excluant toute intervention dans l'immédiat.

Alain Thomas, le DRH, et Olivier Dalicieux, le directeur de l'usine, étaient retenus dans leurs bureaux.

"Ils peuvent circuler dans le bâtiment administratif. On leur a apporté à  manger. Mais s'ils essayent de sortir, ils seront retenus", a ajouté le  représentant CGT. La police est venue sur place constater la situation, avant de repartir,  mais a refusé de donner la moindre information. Les salariés, qui se sont organisés par roulement, se préparaient à passer la nuit sur place. L'usine Essex de Mâcon emploie 86 salariés.

Par TF1 News (D'après agence) le 15 avril 2010 à 06:32
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16 Commentaires

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  • alain-paris, le 15/04/2010 à 16h21

    @moicontribuable : et donc plus par les impôts des sociétés que par les votres CQFD !

  • worldrunner, le 15/04/2010 à 14h55

    La CGT est si fière de ses demandes que son représentant demande l'anonymat ???? Interresant comme mode de fonctionnement. Comme cela si cela foire, on dira que ce n'atait pas la CDT, mais qq'un qui se faisait passer pour,.... si cela débouche, ce sera la CGT. D'habitude, la CGT demande aux employés de se lancer dans les actions, car eux sont protégés de toute façon. En cas de conflit, soyoins honnète, ce ne sont pas les syndicalistes qui souffrent, ce sont ceux qui les ont suivis............

  • moicontribuable, le 15/04/2010 à 14h33

    Allain, ces aides sont surement plus payees par les impos sur les societes que par les votres.

  • antilopejaune, le 15/04/2010 à 14h31

    Quel humour

  • zy78, le 15/04/2010 à 13h57

    Quand votre employeur vous proposera d'aller travailler en Tunisie pour 170 euros vous comprendrez ! C'est la réponse du berger à la bergère.....

  • alain-paris, le 15/04/2010 à 13h55

    Vous voulez sans doute parler de la dictature de certains employeurs qui jettent leurs salariés après avoir encaissé des aides de l'état ?

  • zy78, le 15/04/2010 à 13h54

    Ils n'ont pas été retenus, MAIS INVITES A RESTER ! ce qu'ils n'ont pas pu refuser, tellement il y avait de demandes.

  • alain-paris, le 15/04/2010 à 13h54

    Y a que ça qui marche !

  • karinep95, le 15/04/2010 à 13h47

    A essexmacon : vous ne comprenez pas mon point de vue? Enlevez vos oeillères! La réaction des salariés (dictée dans tous les cas par les syndicats) est inadmissible. En France, il y a un code du travail et des conventions collectives qui fixent les indemnités en cas de licenciement. Se faire licencier est très dur (j'ai été dans ce cas), mais ce n'est pas aux salariés d'imposer les indemnités (en pratiquant la surenchère par rapport aux petits copains qui ont utilisés les mêmes méthodes) et les conditions de départ. Avec des tels procédés, vous croyez vraiment qu'un recruteur qui verra un CV marqué Essex, Continental ou toute autre société avec des salariés qui ont fait parler d'eux embauchera la personne? Vous rêvez tout éveillé. On verra où vous en serez dans 3 ans!

  • lv290554, le 15/04/2010 à 13h19

    Bien vu, Arnaudsr.

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