La gare de Marseille un jour de grève nationale à la SNCF (20/10/2009) © REUTERSAu huitième jour de grève, toujours aucun indice de négociation, et l'opposition est frontale entre les syndicats grévistes et la SNCF. Son président, Guillaume Pepy, a affirmé ce mercredi son refus de donner une "prime à la grève" en négociant séparément avec la CGT et Sud, les deux syndicats à l'initiative du conflit. Il joue en cela sur la division syndicale. La direction a posé plusieurs conditions à la reprise des négociations : que la grève cesse et que tous les syndicats y participent, ce qu'ont refusé les syndicats associés à l'appel à la grève, ne voulant pas siéger aux côtés de la CFDT et de l'Unsa, non grévistes. Les thèmes de la table ronde froissent aussi la CGT et Sud-Rail (libéralisation du transport régional, absence du dossier fret), mais cette liste n'est pas exhaustive selon la direction. La CFDT et l'Unsa, qui partagent en grande partie les revendications des syndicats grévistes mais pas leurs modalités d'action, ont pour leur part donné leur accord à la table ronde du 21 avril.
CGT - Cheminots : Le Reste à la retraite, voici Garrel aux manettes
Ce cadre d'une cinquantaine d'années a été élu secrétaire général du premier syndicat de la SNCF, en remplacement du médiatique Didier Le Reste, qui occupait ce poste depuis 10 ans.
Publié le 26/11/2010
Un incendie provoque des retards pour les TGV Dijon-Paris
La circulation des TGV entre Dijon et le sud-est de la France était interrompue vendredi après-midi en raison d'un incendie survenu aux alentours de la gare de Dijon.
Publié le 23/04/2010
SNCF : le trafic s'améliore, mais les voyageurs gênés dans le Sud-Est
La tendance est à un retour progressif à la normale du trafic national, avec toutefois des perturbations dans le Sud-Est, qui ont contrarié le chassé-croisé des voyageurs pour les vacances. La CGT mise sur un renforcement du mouvement à partir de lundi.
Publié le 10/04/2010
Blocage persistant sur les rails
Sur fond de bataille de chiffres autour de l'ampleur de la grève, la SNCF propose aux syndicats des discussions le 21 avril. Trop tard, et pas sérieux, juge la CGT cheminots.
Publié le 12/04/2010
Septième jour de grève sur les rails
Le mouvement dure, la bataille de chiffres aussi ; la direction de la SNCF refuse de négocier tant que la grève n'est pas finie. Menacé de pourrissement, le conflit devient aussi politique.
Publié le 13/04/2010
Le patron de la SNCF s'est dit "optimiste" sur cette table ronde. "Préparer sérieusement cette réunion de la semaine prochaine au plan national comme dans les régions, cela va permettre, j'espère, des appels à la reprise", a-t-il dit. "Si on veut que les choses changent, il faut qu'à la SNCF, et dans les transports en manière générale, il y ait davantage de négociation et que la négociation paie plus que la grève". Le président de l'entreprise publique a cité en exemple l'accord signé avant la grève par la direction avec deux syndicats qui a permis d'obtenir "3,6% d'augmentation" et "500 postes supplémentaires". Il a également souligné que le service minimum avait "plutôt bien marché".
Pepy dans sa "tour d'ivoire"
L'analyse des syndicats grévistes est toute différente. Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Didier Le Reste, a accusé le président de la SNCF de rester dans sa "tour d'ivoire", ironisant sur sa "conception particulière du dialogue social : je suis pour le dialogue social à condition que vous soyez d'accord avec moi. C'est cette position-là qui a détérioré le dialogue social et ne permet pas d'avoir des relations sociales de meilleure qualité dans cette entreprise".
Loin d'appeler à la reprise, Didier Le Reste a donc une nouvelle fois appelé les cheminots à "maintenir leur mobilisation", en assurant : "Si d'aventure le réseau était bloqué partout, Guillaume Pepy serait obligé de se mettre autour de la table". Et pendant que le président de la SNCF saluait l'attitude des conducteurs non-grévistes, Didier Le Reste lui a réclamé d'avoir "un peu plus de considération" pour ceux qui suivent le mouvement, et l'a accusé d'avoir diffusé des "contre-vérités" en déclarant que l'accord signé avant la grève avait débouché sur une "augmentation de 3,6%".
Ce bras de fer sur fond de grève qui s'éternise et de querelle de chiffres n'épargne pas davantage les prévisions de trafic, quotidiennement annoncées par la SNCF, et quotidiennement considérées comme quasi-normales sur la plupart des axes, sauf dans le Sud-Est. La SNCF affiche ainsi pour ce mercredi un trafic des TGV normal à l'exception du TGV sud-est (trois sur quatre assurés) et des province-province (un sur deux). Le service des trains express régionaux est censé être assuré à hauteur de 80% en moyenne, mais parfois via des bus de substitution et avec de fortes disparités régionales, les régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Paca, Alpes et Limousin étant beaucoup plus touchées. Sur le réseau Intercités, 71% du trafic est censé être assuré, et 61% pour les Corail (province-province) et les Teoz (Province-Paris). En Ile-de-France, la SNCF annonce 87% des Transilien avec notamment des perturbations sur les RER B, C et D et au départ de la gare de Lyon, La Verrière/La Défense et Paris-Montparnasse. Mais ces prévisions ont été une nouvelle fois jugées surestimées ce mercredi par Didier Le Reste : "Quand Guillaume Pepy annonce que tous les trains annoncés ont circulé, on sait bien que c'est faux et on peut le démontrer".
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