Les agriculteurs vont-ils paralyser Paris ?

Par TF1 News (D'après agence), le 26 avril 2010 à 11h09 , mis à jour le 26 avril 2010 à 18h39

Les céréaliers manifestent mardi pour dénoncer la baisse de leurs revenus. Près d'un millier de tracteurs devraient envahir la capitale avec, à la clé, de nombreuses perturbations sur les routes.

agriculteurs céréaliers Paris tracteursLes agriculteurs en route vers la capitale pour manifester lundi 26 avril 2010 © TF1/LCI

Après les maraîchers et les producteurs de lait il y a quelques mois, c'est au tour des producteurs de blé, soja et autre maïs, ce que l'on appelle les "grandes cultures", de réclamer l'aide de l'Etat. Quelque 5.000 céréaliers juchés sur un millier de tracteurs sont attendus mardi à Paris, où ils manifesteront leur angoisse devant la chute de leurs revenus dans le sillage du recul des cours mondiaux.

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Plus d'infos

 
Déjà en baisse en 2008, leurs revenus ont chuté de 51% en 2009, "au-dessous du niveau historiquement bas de 2005", écrit le ministère de l'Agriculture dans une note de synthèse. Véritables chefs d'entreprises nécessitant de lourds investissements, les céréaliers craignent aussi le démantèlement, à l'horizon 2013, de la Pac, dont ils sont les premiers bénéficiaires. Selon les chiffres du ministère, le prix des céréales en France a reculé de 24% en 2009 dans le sillage des cours mondiaux. La colère des céréaliers de France, dont la productivité est l'une des meilleures du monde, a été ravivée par la hausse des coûts de production, le durcissement des normes environnementales et la redistribution, effective cette année, de subventions européennes en faveur des éleveurs, notamment. Selon les syndicats, le manque à gagner pour les céréaliers sera compris entre 80 et 100 euros l'hectare.
 
L'an dernier, les céréaliers avaient déjà manifesté leur colère à plusieurs reprises, notamment avenue des Champs-Elysées. La préfecture de police a interdit cette fois l'accès à l'avenue aux manifestants, qui seront cantonnés dans l'est parisien autour des places de la République et de la Nation.
 
"On voudrait des actes, pas des paroles"
 
Pour la seule région Nord-Pas-de-Calais, cinq bus et une trentaine de tracteurs prendront mardi matin la direction de pour Paris. Parmi eux, Christophe Polin, agriculteur et membre de la FDSEA du Pas-de-Calais, partira à trois heures du matin. "Il faut être motivé pour faire dix heures de tracteur pour aller à Paris. Cela exprime un gros malaise, une grosse inquiétude", a-t-il dit à Reuters. "Tout le monde agricole est plongé dans la même crise, les producteurs de lait il y a quelques mois, les céréaliers aujourd'hui. Le problème est le même : prix des produits au ras des paquerettes et des charges franco-françaises que l'on connaît", a-t-il expliqué.
 
Dans un contexte tendu, les syndicats agricoles ont semblé apprécier le volontarisme affiché par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, et le président Nicolas Sarkozy. Lors d'une visite dans l'Essonne début avril, le chef de l'Etat s'est engagé à "ne pas laisser tomber" les paysans. Mais pour Christophe Polin, "ce sont des belles paroles déjà entendues, maintenant on voudrait des actes, pas des paroles".
 
Nicolas Sarkozy a aussi rappelé la nécessité d'agir dans un cadre européen, réitérant que la France était prête à accepter une diminution des subventions agricoles "pour peu qu'à l'inverse on accepte la préférence communautaire et des prix qui garantissent au producteur au moins son prix de revient". A l'heure de la renégociation de la Pac, la France, premier bénéficiaire du système, doit faire face à la farouche opposition d'autres pays comme la Grande-Bretagne. La manifestation de mardi survient à la veille d'une visite à Paris du commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, et à quelques semaines du débat au Parlement français de la Loi de modernisation agricole.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 avril 2010 à 11:09
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33 Commentaires

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  • titouandu27, le 28/04/2010 à 08h43

    Bonjour a tous Je suis agriculteur et tres surpris de vos divers commentaires et racourcis. Je ne suis pas allé a Paris par choix. Loin d etre indefferent a la crise des prix et d en subir toutes les consequences. Je ne souhaite pas rentré sur la polemique des riches et des pas riches comme certain l on precisé avec bons sens, l agriculture est un secteur comme d autre ou il existe de tres grande diversité de situation personnel et financiere. Ne vous trompez pas de debat. Ne réagissez pas au premier degres parce qu un tracteur neuf ou non une moissonneuse ou divers equipement on une valeur souvent superieur a un salaire annuel. Ces équipements n ont jamais fait de la richesse en tant que tel maisne sont que des outils indispensables au travail qu ils soient neuf ou d occasion. Aujourd hui la situation international fait que toutes les agricultures sont subventionnées dans tous les pays ou presque. Cela genere une deconnection totale du prix de vente et du cout de production. Le prix de vente souvent coté en bourse (paris londres chicago) comme une action ou le petrole donne le ton du prix d une marchandise de surplus exportable. Ce prix d une marchandise de surplus donne le ton sur le retes de la production. Cela me semble illogique mais bien reel. Aujourd hui aucun d entres nous car je consomme aussi ne se pose la question de pouvoir manger car tout ce que l on peux payer et disponible en grande quantité et a un prix de depart des exploitations tres bas. La repartition des marges successives dans les filieres de distribution ou de transformation est loin d etre partagé et ceci genere des conflits entre les deux extremité de la filiere ( la production et le consommateur) Qui n a pas entendu son boulanger justifier l augmentation de la baguette car le blé un jour l energie un autre jour a augmenté; les JT d une epoque anoncait pernurie de pate ou augmentation des prix a cause des augmentation de matiere premiere ( blé) . Le blé depuis longtemps a perdu de sa valeur qui a entendu sonn boulanger ou d autres transformateur anoncé une baisse des prix a la consommation. Meme constat pour le lait. Quant a l environnement et les commentaires sur l empoisement que l on ferait a cause des divers traitements. Certes il ne faut pas le nié l emploi de pesticides est tres utlisé en agriculture souvent remis en cause, moi le premier essayant de changer de mode de production afin d en utiliser beaucoup moins comme nous le propose le grenelle de l environnement. Les premiers a raler sur ce point ne se pose rarement la question de prendre divers cachets pour un mal de tete ou tout autre petits mots et pourtant c est exactement la meme chose. Ce sont des molecules chimiques jamais anodines. Les choses bougent, posez vous les bonnes questions comment voulez vous consommer au quotidien, d ou viennent vos produits, et ne perdez jamais de vue la chance que nous avons de tout avoir a volonté aujour dhui pour manger. Les choix politiques sur ce sujet sont cruciaux pour l avenir mais seulement que celui des paysans. Le bio n est pas transposable a l infini dans le modele actuel de l agriculture francaise, les rendements y sont tout de meme tres aleatoire et genrerait de changements profond dans la consommation au quotidien. Des modeles alternatifs existent il faut que tous les acteurs en prennent consience . Reflechissez vraiment a votre facon de consommer.

  • vanes0511, le 27/04/2010 à 13h49

    C'est un peu facile de réagir comme ça, quand la sncf fait grêve, personne ne vient verbaliser même si on peut plus aller bosser !! Idem quand les profs défileent dans la rue !!

  • hiboux12, le 27/04/2010 à 13h21

    Sarko s'en fou des agriculteurs français, il a d'autres preoccupations, comme par exemple, vouloir a tout prix faire la guerre a l'iran, envoyer des troupes en afganistan, rinçer ses potes milliardaires a coups de bouclier fiscal, et il chie literallement sur les ouvriers français qu'elles qu'ils soit.... c'est malheureux, mais c'est comme cela qu'il fonctionne, notre nain de jardin, aux oreilles de mickey mousse.... il faut le radier des prochaines elections de 2012 en ne votant pas pour lui....idem pour strauss kahn, et tous les anciens politicards de mes deux....

  • vanes0511, le 27/04/2010 à 10h34

    Sans les agriculteurs, on n'aurait plus rien à manger alors réfléchissez avant de dénigrer ceux qui produisent notre nourriture !! La pollution oui ils utilisent des produits « dangereux » mais ils sont les premiers à en pâtir puisqu'ils les manipulent (par exemple : la fréquence du cancer de la prostate est 30 % plus élevée chez les agriculteurs). En plus un champ cultivé séquestre plus de CO2 qu'une forêt. Et les tracteurs, parlons en, ils ont des beaux tracteurs mais pour les payer, ils font comme nous, ils empruntent auprès des banques !! Et c'est pour travailler pas pour frimer. On ne va pas critiquer ton voisin parce qu'il achète une voiture neuve à crédit ? Eh bien la c'est pareil !! Vous jugez un monde professionnel que vous ne connaissez même pas la prochaine fois renseignez vous avant de critiquer. Et puis contrairement à beaucoup, ils ne comptent pas leurs heures de travail eux !!

  • cars38, le 27/04/2010 à 07h33

    C'est comme toutes entreprises , y en a des grandes et des petites , des patrons qui bossent , d'autres moins ...

  • cars38, le 27/04/2010 à 07h31

    Arreter de pleurnicher , on croirait que les agriculteurs sont responsables de tout les maux de la terre.Si ce metier est si bien que ça , rien ne vous empèche de le faire.Pour ce qui est de la protection des salariés , dirigez vous vers vos syndicats , ils sont là pour ça , en principe ...

  • cars38, le 27/04/2010 à 07h29

    Vous avez proposez la meme chose lors des greves sncf ???

  • jeffmarie1, le 27/04/2010 à 07h21

    Vous avez votre revenu ,à la fin du mois et les congés payés!!il y a un plus de responsabilité dans une exploitation,365jours par an,concernant les pesticides il y a des cahiers des charges,des mesures environnementales strictes,vous ne connaissez rien!!!

  • meurz, le 27/04/2010 à 00h47

    Croyez vous qu'ils font 35 heures

  • meurz, le 27/04/2010 à 00h46

    Et que pensez vous alors les routiers qui vous bloquent avec leurs poids lourds

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