© TF1/LCILa CGT a appelé à des débrayages jeudi dans les 12 raffineries françaises à l'occasion d'une table ronde nationale sur l'avenir du secteur placée sous l'égide des ministères de l'Industrie et de l'Ecologie. Programmée pour une journée, les débrayages ne devraient toutefois pas perturber l'approvisionnement des stations-service, selon la CGT, principal syndicat du raffinage, deux mois après un mouvement intersyndical de plusieurs jours dans les six raffineries françaises de Total qui avait fait craindre une pénurie d'essence.
Raffinerie des Flandres : les salariés interrompent le dégazage
Les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque ont arrêté mardi les opérations de dégazage des installations. Ils exigent un calendrier de reprise du raffinage, comme l'impose la justice. La direction temporise en jouant sur l'ambiguïté du terme dégazage.
Publié le 11/08/2010
Total ferme bel et bien la raffinerie de Dunkerque mais...
Le géant pétrolier assure qu'il maintiendra 370 emplois sur le site reconverti et annonce qu'il participera au projet de terminal méthanier aux côtés de EDF.
Publié le 08/03/2010
Raffinerie de Dunkerque: Total lève le voile sur son avenir
Le Comité d'entreprise de Total doit dévoiler lundi ses intentions. La réunion, initialement prévue le 29 mars, a été avancée sous la pression conjuguée fin février des salariés et du gouvernement.
Publié le 08/03/2010
Grève totale dans les raffineries
Les salariés du groupe Total sont appelés à 48 heures de grève en solidarité avec leurs collègues de Dunkerque, qui redoutent une fermeture du site.
Publié le 17/02/2010
Les salariés de la raffinerie des Flandres bientôt fixés
Total va se prononcer lundi sur le sort de cette raffinerie, près de Dunkerque, au risque de susciter la polémique vu les milliards d'euros de bénéfices du groupe pétrolier, alors que plus de 800 salariés craignent sa fermeture et que le gouvernement se dit mobilisé.
Publié le 01/02/2010
Dans les Bouches-du-Rhône, sur les quatre raffineries du pourtour de l'étang de Berre qui assurent 32% du raffinage français, trois sont touchées par des débrayages ou actions jeudi, a-t-on indiqué auprès des directions et de source syndicale. A Donges (Loire-Atlantique), la grève était "assez bien suivie" par les personnels postés avec pour conséquence une baisse des débits et un arrêt des expéditions, a indiqué la direction.
Les engagements de Total
Dans la raffinerie Total de Gonfreville l'Orcher (Seine-Maritime), près du Havre, 70% des salariés en travail posté ont participé à des arrêts de travail, selon une source syndicale. Celle de Petroplus à Rouen n'a pas été touchée jeudi matin. Une assemblée générale a eu lieu dans celle de Reichstett, près de Strasbourg, que le groupe suisse Petroplus souhaite céder. A Dunkerque, où la raffinerie des Flandres de Total est à l'arrêt depuis septembre, une cinquantaine de salariés se sont réunis en assemblée générale.
La table ronde réunit à Paris plus d'une trentaine de personnes: dirigeants des groupes pétroliers, représentants syndicaux du secteur, experts, membres de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) et des parlementaires. Face à une demande de produits pétroliers en recul, l'Ufip souligne des surcapacités de raffinage en France et plus globalement en Europe. Début mars, Total a confirmé la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque, tout en s'engageant à garantir les 370 emplois directs du site dans le cadre d'un projet de reconversion. La compagnie s'est également à ne pas fermer d'autre raffinerie en France au cours des cinq prochaines années.
"Nous ne sommes pas d'accord"
Le 1er avril, c'est le groupe pétrolier suisse Petroplus qui a annoncé son intention de céder une de ses deux raffineries françaises, située à Reichstett Vendenheim, près de Strasbourg. La CGT conteste l'analyse de l'Ufip et souligne l'inadéquation entre la production et la consommation françaises: trop d'essence produite et 40% du gazole importé.
"Nous voulons des engagements pour ne pas délocaliser l'outil de raffinage, cela passe par des investissements dans les raffineries et par une réorientation de la motorisation des véhicules très tournée vers le gazole en France", a confié Charles Foulard, coordonnateur CGT pour le groupe Total. "Quant aux problèmes écologiques et les normes de plus en plus strictes mises en avant par les pétroliers, si c'est pour aller produire dans des pays où l'on ferme les yeux sur l'environnement, nous ne sommes pas d'accord", a ajouté M. Foulard. "On attend de cette réunion qu'elle pose les problématiques du secteur et qu'on puisse rechercher de manière concertée des solutions", a résumé Marc Blanc, secrétaire fédéral CFDT Chimie Energie.
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