Les raffineries françaises à l'arrêt ?

Par Tf1 News (D'après agence), le 15 avril 2010 à 06h22 , mis à jour le 15 avril 2010 à 13h53

A l'occasion d'une table ronde nationale sur l'avenir du secteur placée sous l'égide des ministères de l'Industrie et de l'Ecologie, la CGT appelle à des débrayages jeudi.

Les raffineries Total à l'arrêt : vers la pénurie d'essence ? © TF1/LCI

La CGT a appelé à des débrayages jeudi dans les 12 raffineries françaises à l'occasion d'une table ronde nationale sur l'avenir du secteur placée sous l'égide des ministères de l'Industrie et de l'Ecologie. Programmée pour une journée, les débrayages ne devraient toutefois pas  perturber l'approvisionnement des stations-service, selon la CGT, principal syndicat du raffinage, deux mois après un mouvement intersyndical de plusieurs  jours dans les six raffineries françaises de Total qui avait fait craindre une pénurie d'essence.

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Dans les Bouches-du-Rhône, sur les quatre raffineries du pourtour de l'étang de Berre qui assurent 32% du raffinage français, trois sont touchées par des débrayages ou actions jeudi, a-t-on indiqué auprès des directions et de source syndicale. A Donges (Loire-Atlantique), la grève était "assez bien suivie" par les  personnels postés avec pour conséquence une baisse des débits et un arrêt des expéditions, a indiqué la direction.

Les engagements de Total

Dans la raffinerie Total de Gonfreville l'Orcher (Seine-Maritime), près du Havre, 70% des salariés en travail posté ont participé à des arrêts de travail, selon une source syndicale. Celle de Petroplus à Rouen n'a pas été touchée jeudi matin. Une assemblée générale a eu lieu dans celle de Reichstett, près de Strasbourg, que le groupe suisse Petroplus souhaite céder. A Dunkerque, où la raffinerie des Flandres de Total est à l'arrêt depuis septembre, une cinquantaine de salariés se sont réunis en assemblée générale.

La table ronde réunit à Paris plus d'une trentaine de personnes: dirigeants des groupes pétroliers, représentants syndicaux du secteur, experts, membres de  l'Union française des industries pétrolières (Ufip) et des parlementaires. Face à une demande de produits pétroliers en recul, l'Ufip souligne des surcapacités de raffinage en France et plus globalement en Europe. Début mars, Total a confirmé la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque,  tout en s'engageant à garantir les 370 emplois directs du site dans le cadre d'un projet de reconversion. La compagnie s'est également à ne pas fermer d'autre raffinerie en France au cours des cinq prochaines années.
 
"Nous ne sommes pas d'accord"
 
Le 1er avril, c'est le groupe pétrolier suisse Petroplus qui a annoncé son  intention de céder une de ses deux raffineries françaises, située à Reichstett  Vendenheim, près de Strasbourg. La CGT conteste l'analyse de l'Ufip et souligne l'inadéquation entre la production et la consommation françaises: trop d'essence produite et 40% du  gazole importé.
 
"Nous voulons des engagements pour ne pas délocaliser l'outil de raffinage, cela passe par des investissements dans les raffineries et par une réorientation  de la motorisation des véhicules très tournée vers le gazole en France", a  confié Charles Foulard, coordonnateur CGT pour le groupe Total. "Quant aux problèmes écologiques et les normes de plus en plus strictes  mises en avant par les pétroliers, si c'est pour aller produire dans des pays où  l'on ferme les yeux sur l'environnement, nous ne sommes pas d'accord", a ajouté  M. Foulard. "On attend de cette réunion qu'elle pose les problématiques du secteur et  qu'on puisse rechercher de manière concertée des solutions", a résumé Marc Blanc, secrétaire fédéral CFDT Chimie Energie.

Par Tf1 News (D'après agence) le 15 avril 2010 à 06:22
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7 Commentaires

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  • 61clementine, le 15/04/2010 à 15h35

    Tiens, la CGT appelle à des débrayages ! Etonnant, non ???

  • kokkor_hekkus, le 15/04/2010 à 14h44

    La voiture électrique est une illusion écologique. Si son utilisation ne dégage pas de polluants, sa fabrication et son recyclage (en particulier les batteries fabriquées à partir de métaux rares extraits au bout du monde) génére une quantité énorme de pollutions en tous genres. Et que dire de l'électricité produite à 80% à partir d'énergie nucléaire et tous les déchets qui vont avec. Une meilleure solution serait de continuer à faire tourner des moteurs thermiques, mais avec un autre carburant comme l'hydrogène par exemple. Les bio-carburants sont aussi une illusion puisque produits dans une agriculture intensive avec moult engrais et pesticides. Surement pas bio !

  • blitz39, le 15/04/2010 à 13h04

    J'éspère, ça fera de la pollution atmosphérique en moins.

  • onestfoutus13, le 15/04/2010 à 11h19

    Ils veulent faire le raffinage en Asie, c'est beaucoup moins coûteux et il n'y a pas de contraintes écologiques.

  • rpjbrpjb, le 15/04/2010 à 09h52

    On va être obligé de faire attention. Tant mieux on ne va pas faire d'économie mais on dépensera l'argent d'une autre manière.

  • beaufdu69, le 15/04/2010 à 08h49

    Sont bien gentils avec les voitures électriques mais : prime de 5000 ? sur une électrique ; l'électricité n'est pas taxée à ... 150 % ! comme le carburant . Non sens économique qu 'il faudra payer . . La production d'électricité "propre" ? , Pas demain en tous cas ...

  • bibi32000, le 15/04/2010 à 07h57

    Si le SP95 était taxé comme le gazole, il serait à 1 euro... et il y aurait moins de diesels sur les routes! A part çà, si çà continue, en France, on ne produira plus rien à part du service... Mais ne nous leurrons pas, on commence déjà à délocaliser dans ce secteur.

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