Des salariés de Sodimatex menacent de faire sauter leur usine à Crépy dans l'Oise, le 1er avril 2010 © TF1-LCILes salariés avaient lancé un ultimatum. Faute de reprise des discussions, la menace de détruire leur usine, brandie au début du mois d'avril, était toujours valable. Les négociations ont effectivement recommencé lundi, et après une interruption pour la nuit, doivent reprendre ce mardi à 18 heures à la sous-préfecture de Senlis, mais pour les "Sodimatex", le coeur n'y est plus.
Le directeur de PTPM libéré
Retenu depuis lundi par le personnel, le directeur du fabricant de tissus pour automobiles à Aÿ, a été libéré mardi soir après un accord sur des négociations concernant la réindustrialisation du site promis à la fermeture.
Publié le 27/04/2010
Après Sodimatex, l'action des salariés de PTPM
Après des plaintes en justice, les salariés de PTPM, propriété du groupe Trèves -comme Sodimatex, menacée d'explosion par ses salariés au début du mois- retiennent depuis lundi soir leur direction dans l'usine à Aÿ censée fermer.
Publié le 26/04/2010
Ils menacent de faire sauter l'usine, réunion à la mairie
Des salariés de Sodimatex étaient toujours retranchés vendredi matin dans leur usine de Crépy-en-Valois dans l'Oise. Réclamant un meilleur plan social, ils menacent de faire exploser une citerne.
Publié le 01/04/2010
Sodimatex : négociations tendues
Les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois, qui menacent de faire exploser une citerne de gaz pour réclamer de meilleurs indemnités de licenciement, ont quitté vendredi soir pendant deux heures la table des négociations.
Publié le 02/04/2010
Les 92 salariés de l'équipementier automobile - qui produit des moquettes pour automobile - craignent de se retrouver sans emploi et sans ressources alors que le site doit fermer, et réclament une prime extra-légale de licenciement de 21.000 euros. Depuis l'annonce de cette fermeture, le 10 avril 2009, dans un bassin d'emploi particulièrement touché par la crise, toutes les négociations sur le plan social ont échoué et la tension n'a cessé de monter sur le site, jusqu'au 2 avril dernier, lorsque les salariés avaient menacé de faire exploser une citerne de gaz de près de cinq mètres de long pour détruire l'usine.
"On sera pratiquement prêt à céder"
Désormais Julio Tavarès, le délégué CGT de l'usine, laisse entrevoir une issue possible. "On sera pratiquement prêt à céder" car "tout le monde est fatigué", a-t-il dit lundi soir, évoquant, avant la reprise des discussions à Senlis, le "ras-le-bol" des ouvriers. Selon lui, les salariés lundi soir ont été à "60% positives et 40% négatives". Selon Patrick Testard, de la CFDT, les dernières propositions du groupe Trèves sont "bien en-dessous de ce qu'on demande. Ils nous ont encore baladés toute la journée, ça commence à bien faire".
Avant de se retrouver à la sous-préfecture dès 18 heures mardi, les salariés ont été consultés sur les dernières propositions du groupe Trèves, propriétaire de Sodimatex, dont les responsables syndicaux ont refusé de livrer la teneur. En début d'après-midi, les salariés ont voté sur ces propositions. Mais ils ont refusé de divulguer leur décision. "Il y a eu un vote, on le donnera ce soir à notre direction, parce qu'on blinde l'info", a déclaré à des journalistes Patrick Testard, délégué CFDT, disant avoir "peur" que la direction "se retourne".
De son côté, l'avocat de la direction du groupe Trèves, Me François Farmine a déclaré que les discussions de lundi ont été "constructives" et "confidentielles". Il a évoqué le besoin de "discussions jusqu'à ce que nous parvenions à un accord équilibré qui satisfasse les deux parties", tout en soulignant : "on pense évidemment aux salariés de Sodimatex, on pense également aux difficultés très importantes du groupe, on pense à la préservation des 1500 emplois du groupe Trèves en France". Signe de la tension de ces discussions, selon les syndicats, un salarié de l'usine qui avait été victime d'un infarctus dans le passé a été transporté à l'hôpital lundi soir après un malaise.
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