Sarkozy chez un céréalier

Par TF1 News (D'après agence), le 06 avril 2010 à 06h51 , mis à jour le 06 avril 2010 à 11h42

Le président visitait mardi matin une exploitation en Ile-de-France. Les céréaliers s'estiment doublement pénalisés par la crise et la diminution des aides européennes.

céréalier agriculteur Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy mardi matin © TF1

Ils l'attendaient de pied ferme. Les céréaliers devaient voir Nicolas Sarkozy mardi lors de sa visite une exploitation en Ile-de-France, celle de Samuel Herblot à Buno-Bonnevaux, dans l'Essonne. Ce céréalier est adhérent au Syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) dont la section Ile-de-France (IDF) a mené ces derniers mois plusieurs actions spectaculaires.

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Plus d'infos

 
Cet automne, une cinquantaine d'agriculteurs franciliens ont bloqué pendant deux heures le trafic sur les Champs-Elysées avant de déverser en décembre de la paille devant le palais présidentiel. Au salon de l'agriculture, ils avaient menacé de perturber la visite du chef de l'Etat avant de renoncer après avoir obtenu un rendez-vous avec ce dernier. Nicolas Sarkozy les a reçus à la mi-mars et leur a promis cette visite dans l'Essonne.
 
"C'est une question de survie. Il faut des mesures"
 
"Nous sommes totalement exsangues financièrement", affirme Christophe Hillairet, 39 ans, céréalier et président de la chambre d'agriculture d'Ile-de-France. Selon lui, si aucune mesure n'est prise "un tiers du secteur des grandes cultures (céréales, colza,...) aura disparu en 2011". Son exploitation de 170 hectares est dans le rouge et c'est son "épouse qui (le) fait vivre". Les jeunes céréaliers demandent des annonces. "C'est une question de survie. Il faut des mesures", martèle Damien Greffin, 34 ans, président des JA IDF, qui se dit prêt à en découdre à nouveau.
 
L'an dernier la filière a vu ses revenus baisser de 51% dans la foulée de la chute des cours des céréales (-24%) qui avaient été au plus haut en 2006 et 2007. La baisse de la rémunération des céréaliers est similaire à celle des producteurs laitiers alors qu'en moyenne le monde agricole a enregistré une diminution de 34% de ses revenus en 2009.
 
En toile de fond de cette exaspération, il y a surtout la décision en 2009 de l'ancien ministre de l'Agriculture Michel Barnier de rééquilibrer les aides européennes pour une politique agricole commune (PAC) "plus juste". Cette décision prévoit qu'à partir de cette année, plus d'un milliard d'euros vont être réorientés vers des secteurs à soutenir (agriculture bio, élevage,...), aux dépens des céréaliers, jusqu'ici les plus favorisés. Un choix mal accepté par ces derniers et qui a suscité d'importantes dissensions au sein du monde agricole.

Par TF1 News (D'après agence) le 06 avril 2010 à 06:51
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25 Commentaires

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  • jeffmarie1, le 06/04/2010 à 19h23

    Encore un guignol,qui ne sait pas de quoi il parle,qui veut manger Bio mais sans payer!!!

  • jeffmarie1, le 06/04/2010 à 19h18

    Il y a beaucoup de gens comme vous qui connaissez le milieu agricole dans ce forum!!!!,des aides généreuses,encore un qui n'a jamais mis le nez dans une comptabilité et les pieds dans une exploitation agricole,si le but c'est de déshabiller Paul pour habiller Pierre, trés bien,vous étes le genre à donner des leçons,allez donner une partie de votre salaire à des gens pauvres alors!!allez savoir savoir quel parasite vous devez étre!!

  • patsourisrose, le 06/04/2010 à 15h51

    Et vous votre job c'est quoi ???

  • michelvosges88, le 06/04/2010 à 14h54

    Un céréalier qui gagne moins que son ouvrier agricole, de qui se moque t'on ...

  • ruralardennes, le 06/04/2010 à 13h44

    Lorsque les politiques posent en dogme les principes de libre concurrence de l'OMC et mettent en place un système où seules les aides permettent de maintenir un prix artificiellement bas, lorsque même dans les régions les plus productives les paysans ne sont plus à même de vivre de leur travail et de rembourser les investissement qu'ils ont réalisés ... c'est qu'il y a un problème ! Lorque cela coute 160 ? de produire une tonne de blé (partout dans le monde) et que le cours mondial est maintenu à 120 ? c'est faire payer 2 fois le consommateur final (une fois pour les aides sans lesquelles il n'y aurait pas de production, et une fois pour rétribuer doublement les intermédiaires qui maintenienent le prix final à un niveau que le consommateur est déjà prêt à payé). Lorsqu'il devient plus interessant de faire de l'essence avec des céréales plutôt que de nourrir le population mondiale c'est que la population a une bien piètre consideration des gens qui leur permettent de manger tous les jours. Un céréalier obligé de travailler également en tant que salarié.

  • shao91, le 06/04/2010 à 13h36

    J'oubliais, quand on a vu le prix du quintal de blé s'envoler il y a quelques année, aucun cerealiers ne se plaignait, et pourtant ils avaient toujours des aides! On ne peut pas gagner a chaque fois, il faut de temps en temps sortir ce quil y a dans les bas de laine...et puis votre agriculture a vous est telement facile quand on a de la terre de qualité et de gros moyen comme vous en avez en beauce. J'en suis dégouté de vous voir vous pleindre. Sans compté tous les autres avantages lié aux impots, dans une exploitation agricole, ont peux inclure beaucoup de chose il me semble, a bon entendeur!

  • 566456, le 06/04/2010 à 13h25

    Les céréaliers qui pleurent, on aura tout vu, c'est quoi leur job ? Rien, dormir et écouter le blé qui pousse.

  • ruralardennes, le 06/04/2010 à 13h20

    Supprimons les aides (qui existent dans tous les pays) ce sont elles qui engraissent, non pas le producteur, mais les intermédiaires, car le client final paye toujours au prix fort. L'OMC est la source de tous les maux en faisant du cours du surplus de production (le cours mondial) le prix de référence pour le producteur. Quand même l'aristiscratie des paysans (pour reprendre un commentaire précédent) ne peux plus vivre correctement de son travail malgré lal'argent investi dans son entreprise et de son capital c'est qu'il y a un proème ! Un céréalier qui gagne moins que son ouvrier agricole ...

  • didierbretagne, le 06/04/2010 à 13h05

    Qui est fautif ? les agriculteurs et éleveurs ou les aides de l'U.E. ? Pour avoir aidé un agriculteur à mettre en jachère des terres car il bénéficiait de plus de subventions que de profits s'il avait cultivé du maîs pour ses bêtes (c'était un éleveur de vaches à viande) des questions se posent. Bien sur les terres délimitées étaient celles le moins facile à cultiver (zones très humides particulièrement + relief) et donc les moins rentables en terme de production. Ceci a amené les agriculteurs "les plus intelligents" à utiliser au maximum des aides au détriment de la fonction première de production ou d'élevage. Maintenant ils ne peuvent se plaindre de ce dont ils ont usé et souvent abusé : mais qui n'en aurait pas fait autant ? Dans un autre domaine nous voyons bien les réactions de notre secteur fonctionnarisé à qui l'on a accordé beaucoup et à qui maintenant ont veut enlever un peu.

  • aciery, le 06/04/2010 à 12h25

    Comme quoi y a des assistés même dans l'électorat de Sarkozy ! En effet chez les agriculteurs la droite est largement majoritaire !

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