Sarkozy ne reviendra pas sur la baisse des aides aux céréaliers

Par TF1 News (Avec agence), le 06 avril 2010 à 13h37 , mis à jour le 06 avril 2010 à 22h49

Lors d'une rencontre mardi matin avec des céréaliers, le président a refusé catégoriquement de revenir sur le bilan de santé de la politique agricole commune (Pac), qui se traduit par une baisse des aides aux céréaliers.

[Expiré] [Expiré] sarkozy PAC © AFP

La rencontre promettait d'être tendue. Mais Nicolas Sarkozy n'a pas fléchi. Il a refusé catégoriquement de revenir sur le bilan de santé de la politique agricole commune (Pac), qui se traduit par une baisse des aides aux céréaliers, lors d'un déplacement mardi dans une exploitation céréalière de l'Essonne.

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Plus d'infos

 
"Je ne reculerai pas sur ce bilan de santé de la Pac, même si c'est arrivé au plus mauvais moment pour vous (...) au moment de la chute des cours", a répondu M. Sarkozy au président des Jeunes agriculteurs d'Ile-de-France, Damien Greffin, pendant une table ronde organisée dans une ferme. "Nous l'avons fait pour assurer la pérennité de la Pac en Europe et pour avoir un maximum de pays (européens) derrière nous", a-t-il justifié, "ce travail était absolument incontournable, il nous a permis de récupérer 24 pays sur 27 qui ont dit nous voulons sauver la politique agricole commune". Ce bilan de santé se traduit par un recul d'environ 100 euros par hectare des aides européennes distribuées par la France aux céréaliers au profit notamment des éleveurs et des agriculteurs des zones de montagne. L'Union européenne (UE) doit réformer sa politique agricole commune en 2013.

"La situation de crise est là"
 
Interpellé par des représentants des céréaliers inquiets, le chef de l'Etat leur a donné rendez-vous à la fin de l'année pour la réunion du comité de suivi du bilan de santé de la Pac. "On ne vous laissera pas tomber, si on s'aperçoit qu'il y a des choses à faire on les fera", a-t-il promis. Il a ajouté que des "dispositifs fiscaux" susceptibles de les aider étaient inclus dans le projet de loi de modernisation agricole qui doit être examiné en mai par le Parlement. Il a cité "la possibilité d'enclencher une taxe additionnelle sur les surfaces commerciales s'il n'y a pas eu un accord de modération des marges" de ces grandes surfaces sur les produits agricoles. Nicolas Sarkozy s'est également dit prêt à tester "sur un ou deux produits" une taxe sur les prix proposée par les agriculteurs, mais à la condition expresse qu'elle soit "compatible avec la législation européenne".
 

Le président a enfin répété que la régulation des prix agricoles faisait partie de ses "priorités" pour la présidence française du G20, qui débute en novembre 2010. Dans ce cadre aura lieu un "sommet des ministres de l'Agriculture pour parler de la volatilité du marché des matières premières agricoles et des matières premières en général", a-t-il annoncé. A l'issue d'une heure et demie de discussion, Damien Greffin s'est déclaré "satisfait du déroulement de la rencontre" mais a regretté que "sur les annonces concrètes, il n'y ait pas grand chose". "On répète depuis un certain nombre de mois que la situation de crise est là, mais il n'y a pas de réponse immédiate", a-t-il constaté.

Par TF1 News (Avec agence) le 06 avril 2010 à 13:37
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18 Commentaires

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  • xav2545, le 07/04/2010 à 18h25

    Aujourd'hui, le libre-échange des céréales est entièrement mondialisé, et les prix agricoles sont fixés en fonction des exédents ou de la pénurie de marchandises dans le monde du essentiellement au climat mondial. De plus, nous sommes en compétition avec des exploitations agricoles ayant des charges sociales très faible tout comme nos industries. Accepter complètement ce libre-échange, c'est accepter de voir toutes nos industries se délocaliser mais aussi de voir toutes nos exploitations céréalières (familiales) disparaîtrent. N'ayez crainte, il y aura toujours des champs de blé mais l'ensemble du foncier sera gérer par des multinationales qui ont déja commencé a rachetter des milliers d'hectares dans les pays de l'est de l'Europe. Il faut savoir qu'aucune exploitation agricole en france n'est rentable sans aide public (eh oui!!! même celle qui a 550 ha!!!). Une entreprise agricole ne peut pas s'adapter comme une entreprise privé, elle ne peux pas inventer un nouveau produit..., elle est complètement dépendante du cout de reviens de sa production. Toute la question est de savoir quelle agriculture nous voulons? Signé "un gros céréalier d'ile de France"!!!

  • pepeloup, le 07/04/2010 à 06h57

    Ayant été élevé en limite de la Beauce, je comprends que les céréaliers grincent des dents. 100 euros de moins de prime à l'hectare quand on sait que certain en ont 500 (hectares), il ne faut pas avoir fait de grandes études pour faire le calcul, ce sont 50 000 euros par an, sans se salir les mains, qui ne rentrent plus.

  • papinou0_10, le 07/04/2010 à 00h01

    Il s'est fait plein d'amis parmi les agriculteurs!!!! il va arriver en 2012 avec que des enemis!!

  • deboutlafrance, le 06/04/2010 à 20h55

    Et oui messieurs les gros céréaliers d'île-de-france, c'est ce que l'on appelle la loi du marché ou encore la main invisible, à vous de choisir... Mais vous ne pouvez pas l'appeler de vos voeux quand elle vous intéresse et la fustiger lorsqu'elle vous dessert!! Vous êtes des entreprises privées. Et normalement, comme toute entreprise privée (je dis bien NORMALEMENT) vous ne devriez pas toucher un seul centime d'argent public!! Sinon la loi du marché est faussée. Vous devez être compétitif ou disparaître! Ca c'est la vraie politique libérale que vous soutenez en majorité!!

  • hiboux12, le 06/04/2010 à 19h17

    Moi!!....... il me fait penser de plus en plus a Louis de funes!!...... sauf que Louis....c'etait un maestro, de joie et bonheur.....sarko, c'est tout le contraire.......

  • akore, le 06/04/2010 à 18h33

    Vous devriez aller chez un véritable boulanger la vous veriez une différence entre une baguette surgelés cuite sur place (grande surface/chaine de boulangerie),et une véritable baguette faite avec une farine de qualités et un savoir faire artisal indéniable.

  • shao91, le 06/04/2010 à 18h23

    Les minotiers y sont pour beaucoup...

  • robert.13, le 06/04/2010 à 16h44

    C'est bizarre de voir que dans les autres pays, les pécheurs et les agriculteurs semblent mieux s'en sortir. C'est vrai que tout le monde va dire que les charges dans ces autres pays européens sont moins élevée mais, en France, quand on les baisse, cela ne change rien, il suffit de voir la restauration.

  • robert.13, le 06/04/2010 à 16h41

    Ils se sont gavés pendant un demi siècle, il était temps pour que ça change. C'est d'ailleurs ce que reprochaient les autres agriculteurs à cette profession.

  • robert.13, le 06/04/2010 à 16h38

    Peut être que les boulangers y sont pour quelque chose Non????

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