Le sommet social du 18 févrierA la veille du sommet social de lundi, l'Elysée a distribué aux partenaires sociaux un document "d'étape" qui dresse un bilan élogieux des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et de ses réformes.
Sommet social à l'Elysée sur fond de rigueur budgétaire
La réunion entre l'exécutif le patronat et les syndicats devrait déboucher sur la prolongation d'aides aux entreprises. Mais l'annonce faite par François Fillon de geler les dépenses de l'Etat, font craindre aux syndicats la remise en cause d'autres aides.
Publié le 10/05/2010
Sommet social : Sarkozy attendu de pied ferme par les syndicats
Les partenaires sociaux se retrouvent lundi à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy pour un sommet social très attendu avec en perspective la réforme des retraites.
Publié le 14/02/2010
Comme le répète Nicolas Sarkozy depuis des mois, "le plan bancaire et les mesures prises en 2009 ont permis à l'économie française de mieux résister en 2009 et d'enclencher sa reprise en 2010", assure l'exécutif. Evaluées à une injection de 45 milliards d'euros sur 2009-2010, soit 2,4% du produit intérieur brut (PIB), ces mesures ont "évité de nombreuses défaillances" d'entreprises. A titre d'exemple, la présidence cite le financement de 120.000 logements sociaux en 2009 qui a permis de "créer ou sauvegarder" 164.000 emplois dans le bâtiment. L'Elysée souligne également que l'évolution de la croissance en France en 2009 a été "la moins défavorable des grands pays européens" et que, selon les prévisions, la France "fera mieux en 2010 que la moyenne de la zone euro".
Autre motif de satisfaction, cette politique de relance "a permis d'atténuer les effets de la crise sur les ménages et les salariés", assure la présidence. Grâce aux "mesures de solidarité et de justice" décidées en février 2009, le pouvoir d'achat des ménages a "en moyenne progressé de 2,1% en 2009" et devrait "augmenter de 0,3%" au premier trimestre 2010, se félicite-t-on. Si le chômage a fortement progressé en 2009, le document observe, sur la foi des chiffres de l'Insee, que "la hausse du nombre de demandeurs d'emploi s'est fortement ralentie". L'exécutif en attribue la paternité aux "niveaux inédits" de ses politiques de l'emploi, chiffrées à 26 milliards d'euros en 2009 et 2010. Elles ont permis à plus de 400.000 salariés de bénéficier de l'"activité partielle", de financer 480.000 contrats aidés ou 120.000 contrats de transition professionnelle (Pôle emploi a recensé 86.300 bénéficiaires de la Convention de reclassement personnalisée en mars et 14.900 du Contrat de transition professionnelle, selon ses derniers chiffres disponibles, ndlr). L'Elysée insiste aussi sur l'exonération fiscale des heures supplémentaires, qui a "limité la dégradation de l'emploi", et la création du revenu de solidarité active (RSA) ou de Pôle emploi qui ont contribué à "limiter la durée du chômage".
Sur le front économique, la présidence souligne enfin les effets positifs de la suppression de la taxe professionnelle, du grand emprunt ou des mesures de soutien à l'industrie. Au lendemain de l'annonce par François Fillon du gel des dépenses publiques pour trois ans, l'Elysée prévient toutefois que certaines mesures sociales ne seront pas renouvelées. "Une fois que la reprise sera durablement installée en 2010", conclut son document, "il sera nécessaire d'engager le redressement de nos finances publiques". Un sommet doit réunir lundi après-midi autour de Nicolas Sarkozy les partenaires sociaux pour faire le point des mesures anti-crise, dans un climat assombri par ce gel des dépenses publiques interprété par la gauche et les syndicats comme l'annonce d'un plan de rigueur.
| Agriculteurs : Le Maire reconnaît que certaines aides ne seront pas versées |
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a reconnu dimanche qu'en raison de la décision du gel des dépenses de l'Etat annoncée jeudi par le premier ministre François Fillon, il ne "pourrait pas verser" certaines aides qu'il avait envisagées pour les agriculteurs. "Il y a des aides immédiates que j'aurais souhaité verser, je ne dirai pas dans quelles filières, que je ne pourrai pas verser", a reconnu le ministre de l'Agriculture lors de l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. |
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