Avant le sommet social, l'Elysée s'autocongratule

Par TF1 News (Avec agence), le 09 mai 2010 à 21h39 , mis à jour le 09 mai 2010 à 21h45

L'Elysée a distribué aux partenaires sociaux un document "d'étape" qui dresse un bilan élogieux des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et de ses réformes.

Le sommet social du 18 févrierLe sommet social du 18 février

A la veille du sommet social de lundi, l'Elysée a distribué aux partenaires sociaux un document "d'étape" qui dresse un bilan élogieux des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et de ses réformes.

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Comme le répète Nicolas Sarkozy depuis des mois, "le plan bancaire et les mesures prises en 2009 ont permis à l'économie française de mieux résister en 2009 et d'enclencher sa reprise en 2010", assure l'exécutif. Evaluées à une injection de 45 milliards d'euros sur 2009-2010, soit 2,4% du produit intérieur brut (PIB), ces mesures ont "évité de nombreuses défaillances" d'entreprises. A titre d'exemple, la présidence cite le financement de 120.000 logements sociaux en 2009 qui a permis de "créer ou sauvegarder" 164.000 emplois dans le bâtiment. L'Elysée souligne également que l'évolution de la croissance en France en 2009 a été "la moins défavorable des grands pays européens" et que, selon les prévisions, la France "fera mieux en 2010 que la moyenne de la zone euro".
 
Autre motif de satisfaction, cette politique de relance "a permis d'atténuer les effets de la crise sur les ménages et les salariés", assure la présidence. Grâce aux "mesures de solidarité et de justice" décidées en février 2009, le pouvoir d'achat des ménages a "en moyenne progressé de 2,1% en 2009" et devrait "augmenter de 0,3%" au premier trimestre 2010, se félicite-t-on. Si le chômage a fortement progressé en 2009, le document observe, sur la foi des chiffres de l'Insee, que "la hausse du nombre de demandeurs d'emploi s'est fortement ralentie". L'exécutif en attribue la paternité aux "niveaux inédits" de ses politiques de l'emploi, chiffrées à 26 milliards d'euros en 2009 et 2010. Elles ont permis à plus de 400.000 salariés de bénéficier de l'"activité partielle", de financer 480.000 contrats aidés ou 120.000 contrats de transition professionnelle (Pôle emploi a recensé 86.300 bénéficiaires de la Convention de reclassement personnalisée en mars et 14.900 du Contrat de transition professionnelle, selon ses derniers chiffres disponibles, ndlr). L'Elysée insiste aussi sur l'exonération fiscale des heures supplémentaires, qui a "limité la dégradation de l'emploi", et la création du revenu de solidarité active (RSA) ou de Pôle emploi qui ont contribué à "limiter la durée du chômage".
 
Sur le front économique, la présidence souligne enfin les effets positifs de la suppression de la taxe professionnelle, du grand emprunt ou des mesures de soutien à l'industrie. Au lendemain de l'annonce par François Fillon du gel des dépenses publiques pour trois ans, l'Elysée prévient toutefois que certaines mesures sociales ne seront pas renouvelées. "Une fois que la reprise sera durablement installée en 2010", conclut son document, "il sera nécessaire d'engager le redressement de nos finances publiques". Un sommet doit réunir lundi après-midi autour de Nicolas Sarkozy les partenaires sociaux pour faire le point des mesures anti-crise, dans un climat assombri par ce gel des dépenses publiques interprété par la gauche et les syndicats comme l'annonce d'un plan de rigueur.

 

Agriculteurs : Le Maire reconnaît que certaines aides ne seront pas versées 

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a reconnu dimanche qu'en raison de la décision du gel des dépenses de l'Etat annoncée jeudi par le premier ministre François Fillon, il ne "pourrait pas verser" certaines aides qu'il avait envisagées pour les agriculteurs. "Il y a des aides immédiates que j'aurais souhaité verser, je ne dirai pas dans quelles filières, que je ne pourrai pas verser", a reconnu le ministre de l'Agriculture lors de l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.
Les agriculteurs français traversent l'une des plus graves crises de leur histoire avec une chute de leurs revenus en moyenne de plus de 30% en 2009, allant jusqu'à 50% dans certaines filières.


 
      
  

Par TF1 News (Avec agence) le 09 mai 2010 à 21:39
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9 Commentaires

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  • frozengod, le 11/05/2010 à 12h11

    Augmentation du pouvoir d'achat de 2.1%???? c'est pile poil le pourcentage d'augmentation du gaz oil depuis le debut de l'année non?

  • pipott, le 11/05/2010 à 08h58

    Elle est belle cette table

  • bibi32000, le 10/05/2010 à 07h46

    Il faut quand même comprendre que faire des économies implique faire moins de dépenses, donc moins d'argent circule, donc l'économie ralenti... On est loin d'être sorti de la crise! Et en plus, on va supprimer les aides agricoles qui avaient été annoncées en grande pompe... Ils feraient mieux de réduire leurs traitements et salaires de 20 % pour montrer l'exemple!

  • anpe029, le 10/05/2010 à 05h48

    Tout et n'importe quoi , ca fait des années que la droite gouverne .Et le resultat est là ! Chomage , baisse du pouvoir d'achat etcccc ... Et ce bien avant la crise . Et dans tout cà l'industrie n'est toujours pas compétitive ... Sacrés neoliberaux , toujours plus c'est pas encore asser .

  • 421123, le 10/05/2010 à 03h51

    On n'est jamais si bien servi que par soi-même! Bravo.

  • danyledog, le 10/05/2010 à 02h00

    Il(s)/Elles s'aiment ! Pour aimer les autres, il faut d'abord s'aimer soi même; c'est un incontournable de la psychologie. Par contre, semer et brasser de l'éolienne, le résultat n'est pas garanti, même si plus que prévisible...

  • claudcouledouce, le 10/05/2010 à 01h15

    Ou pire, parce que chez nous c'est pas quelques milliards que la gauche laisse comme ardoise mais 1500 milliards sans compter les retraites des fonctionnaires qui doublent la mise (avant la crise). Heureusement que Sarkozy a la confiance des marchés. Attendez qu'il ne soit plus là pour rassurer nos créanciers.

  • syberya, le 09/05/2010 à 23h23

    Euhhh que la Grèce...c'est déjà assez, n'en rajoutez pas...

  • ticoco53, le 09/05/2010 à 22h30

    Effectivement on peut critiquer Sarko et sa politique mais en matière d'économie on ne peut que se féliciter de l'avor eu !!! Il suffit de voir la différence avec les autres pays d'Europe ... mais biensur certains trouveront à redire et aurait préféré le PS pour qu'on arrive au même niveau que l'espagne ou la Grêce !!!

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