Sans-papiers lors d'une occupation de locaux pour réclamer leur régularisation. © TF1/LCIOn estime officiellement qu'il y a entre 200.000 et 400.000 travailleurs en situation irrégulière en France. Le plus souvent, ils restent des travailleurs de l'ombre, sans statut et sans droits. Ils travaillent, ont des fiches de payes... mais pas de papiers, et, officiellement, ils n'ont pas le droit d'être en France. Après un premier mouvement de grève dans toute l'Ile-de-France en 2008, environ 6000 sans-papiers se sont à nouveau mis en grève en octobre 2009 pour exiger des critères clairs de régularisation par le travail. Ils ont multiplié les occupations de sites, chantiers, entreprises d'intérim, de nettoyage.
Coilibaly, bosseur à tout prix
<b> Témoignage -</b> Ils travaillent, touchent un salaire, cotisent mais restent hors-la-loi. Mardi, 530 salariés clandestins ont déposé leur demande de régularisation à Paris. Parmi eux, Coilibaly, Malien de 29 ans, travaillant depuis plus de 10 ans en France.
Publié le 03/08/2010
Salariés sans papiers : fin de non-recevoir du ministère de l'Immigration
A l'issue d'une réunion, les organisations patronales et syndicales ont rédigé un nouveau texte proposant des "conditions cumulatives de régularisation" pour les salariés étrangers. Mais l'Etat refuse d'y prêter attention.
Publié le 12/03/2010
Séquestration chez Vigimark Surveillance
La société de surveillance qui avait perdu des marchés de la SNCF parce qu'elle employait des sans-papiers est promise à la liquidation. Sa directrice générale déléguée est retenue par des salariés qui réclament des indemnités.
Publié le 13/05/2010
Ce vendredi, de nouvelles négociations doivent s'ouvrir entre le ministère de l'Immigration et les onze syndicats (CFDT, CGT, FSU, SUD, Unsa) et associations (RESF, Cimade, etc) soutenant depuis sept mois cette grève des salariés sans-papiers. Pour le ministère de l'Immigration, la réunion "n'est pas considérée comme une négociation", a tenu à souligner un porte-parole, la qualifiant de "réunion technique visant à faire un point précis de la situation" sans autre commentaire. Les grévistes et leurs soutiens réclament une négociation directe avec le ministre du Travail puisqu'il s'agit de salariés munis pour la plupart de fiches de paye. Ils ont obtenu la présence autour de la table du Directeur général du travail, a précisé la CGT.
Ces secteurs en manque de bras
Depuis qu'ont été lancés ces mouvements de grève des sans-papiers, ils ont fait apparaître au grand jour que de nombreux secteurs en manque de bras, notamment certaines bonnes tables de la capitale, de grands chantiers de BTP, des fournisseurs de grandes entreprises comme la RATP, le secteur de l'aide à domicile, employaient de la main d'oeuvre démunie de titre de séjour.
Début mars, un dialogue inédit entre dirigeants patronaux et syndicaux destiné à débloquer la situation s'est noué hors du cadre habituel de la négociation sociale, notamment avec la CGPME et l'association patronale Ethic. Il a débouché sur un texte, plus précis par exemple sur les critères imposés aux intérimaires étrangers, que la circulaire Besson du 24 novembre, "vide et floue", et loin de résoudre toutes situations selon les syndicats. Mais la droite reste tiraillée entre les besoins de certains secteurs d'activité et milieux patronaux, et un électorat auquel Nicolas Sarkozy a répété en novembre qu'il n'accepterait "jamais une régularisation globale", prélude selon lui à l'arrivée d'autres immigrés.
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Coilibaly, bosseur à tout prix
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