Un maitre chien de la SNCF © LCIEn 2009, la société Vigimark Surveillance avait perdu des marchés de la SNCF du fait de l'emploi de maîtres-chiens sans papiers. Une perte dont elle ne s'est jamais relevée : elle doit être liquidée le 20 mai. Et les salariés craignent de tout perdre et d'être congédiés avec le minimum. Voilà pourquoi, à la suite d'autres cadres dirigeants séquestrés ces derniers mois par des employés en colère, Valérie Figiel, directrice générale déléguée de la société de surveillance, se retrouve retenue depuis mercredi soir à Meulan, dans les Yvelines, par une vingtaine de salariés qui réclament des indemnités.
Besson va se pencher sur les salariés sans-papiers
Une rencontre est prévue vendredi entre le ministère de l'Immigration et les syndicats soutenant la grève des sans-papiers, alors que la droite reste tiraillée entre préoccupations politiques et besoins en main-d'oeuvre de certains secteurs.
Publié le 13/05/2010
Les employeurs de sans papiers "touchés au porte-monnaie"
Le gouvernement a annoncé dimanche que des fermetures administratives pourront être prononcées à l'encontre des entreprises employant des travailleurs sans papiers.
Publié le 22/11/2009
"Le sous-préfet est venu et il a accepté de rencontrer les salariés jeudi matin mais rien n'a été négocié", indiquait-elle dans la nuit. Un autre directeur général délégué, Olivier Duchesne, est resté avec elle "de son plein gré", a-t-elle ajouté.
Après la SNCF, d'autres clients sont partis
Un délégué syndical souligne : "180 personnes risquent d'être licenciées avec le minimum d'indemnités. Les salariés repris par d'autres prestataires vont avoir des baisses de salaires. Tout ça, la direction n'en a rien à faire". D'où cette menace : "Nous ne bougerons pas tant qu'on n'aura pas obtenu ce qu'on veut".
Pour sa part la directrice générale souligne : "L'entreprise n'a aucun moyen financier étant donné que nous sommes en liquidation". Actuellement, "nous sommes en train d'effectuer les transferts de salariés. Des agents acceptent, d'autres refusent et vont être licenciés avec l'indemnité légale obligatoire". Olivier Duchesne, de son côté, estime que la société a servi de "fusible" et souligne qu'après le retrait de la SNCF, d'autres clients ont "suivi". En moins d'un an, la société est passée de 900 à environ 450 salariés. Le directeur général escomptait après la liquidation "la reprise de 85% du personnel sur site" par de nouveaux prestataires, taux minimum qu'impose la convention collective du secteur.
| Fin de séquestration dans le Doubs |
Trois cadres du sous-traitant automobile EAK à Valentigney, dans le Doubs, ont pu quitter tôt jeudi matin le site où ils étaient retenus depuis mardi soir par des salariés qui exigeaient des compensations à la fermeture du site annoncée pour 2011. Le directeur du site, le directeur des ressources humaines et le responsable de la fabrication étaient jusqu'alors libres de leur mouvement sur le site mais empêchés de le quitter. La préfecture avait indiqué mardi soir qu'il n'y a pas, à ses yeux, "de situation de séquestration établie" ajoutant qu'elle avait entamé une médiation. Les deux syndicats réclament 30.000 euros de prime de fermeture et 10.000 euros "pour la perte de salaire des mois chômés depuis 2008". |
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