Séquestration chez Vigimark Surveillance

Par TF1 News (D'après agence), le 13 mai 2010 à 10h02 , mis à jour le 13 mai 2010 à 10h06

La société de surveillance qui avait perdu des marchés de la SNCF parce qu'elle employait des sans-papiers est promise à la liquidation. Sa directrice générale déléguée est retenue par des salariés qui réclament des indemnités.

Un maitre chien de la SNCFUn maitre chien de la SNCF © LCI

En 2009, la société Vigimark Surveillance avait perdu des marchés de la SNCF du fait de l'emploi de maîtres-chiens sans papiers. Une perte dont elle ne s'est jamais relevée : elle doit être liquidée le 20 mai. Et les salariés craignent de tout perdre et d'être congédiés avec le minimum. Voilà pourquoi, à la suite d'autres cadres dirigeants séquestrés ces derniers mois par des employés en colère, Valérie Figiel, directrice générale déléguée de la société de surveillance, se retrouve retenue depuis mercredi soir à Meulan, dans les Yvelines, par une vingtaine de salariés qui réclament des indemnités.

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"Le sous-préfet est venu et il a accepté de rencontrer les salariés jeudi matin mais rien n'a été négocié", indiquait-elle dans la nuit. Un autre directeur général délégué, Olivier Duchesne, est resté avec elle "de son plein gré", a-t-elle ajouté.

Après la SNCF, d'autres clients sont partis

Un délégué syndical souligne : "180 personnes risquent d'être licenciées avec le minimum d'indemnités. Les salariés repris par d'autres prestataires vont avoir des baisses de salaires. Tout ça, la direction n'en a rien à faire". D'où cette menace : "Nous ne bougerons pas tant qu'on n'aura pas obtenu ce qu'on veut".

Pour sa part la directrice générale souligne : "L'entreprise n'a aucun moyen financier étant donné que nous sommes en liquidation". Actuellement, "nous sommes en train d'effectuer les transferts de salariés. Des agents acceptent, d'autres refusent et vont être licenciés avec l'indemnité légale obligatoire". Olivier Duchesne, de son côté, estime que la société a servi de "fusible" et souligne qu'après le retrait de la SNCF, d'autres clients ont "suivi". En moins d'un an, la société est passée de 900 à environ 450 salariés. Le directeur général escomptait après la liquidation "la reprise de 85% du personnel sur site" par de nouveaux prestataires, taux minimum qu'impose la convention collective du secteur.

Fin de séquestration dans le Doubs

Trois cadres du sous-traitant automobile EAK à Valentigney, dans le Doubs, ont pu quitter tôt jeudi matin le site où ils étaient retenus depuis mardi soir par des salariés qui exigeaient des compensations à la fermeture du site annoncée pour 2011. Le directeur du site, le directeur des ressources humaines et le responsable de la fabrication étaient jusqu'alors libres de leur mouvement sur le site mais empêchés de le quitter. La préfecture avait indiqué mardi soir qu'il n'y a pas, à ses yeux, "de situation de séquestration établie" ajoutant qu'elle avait entamé une médiation. Les deux syndicats réclament 30.000 euros de prime de fermeture et 10.000 euros "pour la perte de salaire des mois chômés depuis 2008".

Par TF1 News (D'après agence) le 13 mai 2010 à 10:02
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4 Commentaires

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  • kryzalida, le 13/05/2010 à 14h37

    Une queston me taraude pourquoi les sans-papiers qui sont au courant de la machine française ne se manifeste pas au Conseil général de leur domicile avant d'être embauché ??? Illégaux : donc rentrés sans papier = innefficacité des contrôles = incitation ..............

  • clayton.azerty, le 13/05/2010 à 13h04

    Salarier de cet entreprise, je rappel que les dirigeants se trouvent au Maroc, et niveaux argents ils sont loin d'êtres malheureux. Mais tous cela est encore une magouille avec Derichebourg.

  • moicontribuable, le 13/05/2010 à 11h51

    Un jour les syndicats soutiennent la greve des sans papiers et le jour suivant ils se pleignent de la faillite de l'entreprise a cause de leur action. Eh bien je n'ai aucune compassion pour eux. Mais il y a surement quelques salaries qui n'ont jamais ouvert la bouche et je suis desole pour eux; j'espere qu'ils retrouveront un travail rapidement.

  • tipoussy01, le 13/05/2010 à 11h25

    Les Dirigeants devraient être condamnés au pénal pour avoir employé des sans-papiers et les Syndicats, dans une entreprise aussi grande, ne devaient pas ignorer les faits et n'ont rien fait. Tous sont responsables. Il y a des lois, il faut les respecter.

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