© SXC.HULa Polynésie est de nouveau relié au reste du monde. La grève générale a été levée dans la nuit de lundi à mardi (heure locale) et le trafic aérien, qui était totalement paralysé, reprenait progressivement, a-t-on appris auprès des autorités locales et de l'aéroport international de Tahiti-Faa'a.
Quatrième jour de grève à Tahiti, 4500 voyageurs bloqués
La grève générale qui paralyse l'aéroport international de Tahiti-Faa'a bloque un nombre croissant de passagers.
Publié le 14/06/2010
Grève générale en Polynésie : les avions toujours au sol
Les vols de plus de 2.300 passagers ont été annulés, depuis le début de la grève générale jeudi matin en Polynésie française.
Publié le 12/06/2010
Au total, 4500 passagers étaient bloqués par la grève générale : 2500 à Tahiti en attente d'un vol pour Los Angeles, Paris, Tokyo ou Auckland, et 2000 souhaitant venir ou revenir à Tahiti, certains étant bloqués en transit à Los Angeles. Le travail a repris à 12h15 (heure de Paris). "Nous avons eu trois arrivées d'avions dans la nuit, et nous aurons d'ici demain (mercredi) un départ pour Tokyo, un pour Los Angeles et deux pour Paris", a indiqué le directeur de la société Aéroports de Tahiti. Selon lui, "il faudra quelques jours pour que tous les passagers puissent prendre leur vol". "Les deux priorités sont de s'assurer que tout se passe dans le calme, pour éviter tout trouble à l'ordre public et bien sûr d'acheminer les personnes au plus vite", a déclaré de son côté la directrice de cabinet du Haut-commissariat de la République en Polynésie française. Les passagers sont invités à ne pas se présenter à l'aéroport avant d'avoir été appelés par les compagnies. Les urgences médicales, les personnes qui ne résident pas en Polynésie française, et celles qui doivent passer un examen, sont prioritaires au départ de Tahiti.
Chômage et sécurité sociale
La grève générale avait débuté jeudi dernier. Elle avait été peu suivie, mais outre le transport aérien certains services, comme le Trésor public, l'Institut d'émission d'Outre-mer et les douanes, avaient été paralysés. L'hôpital a fonctionné pendant cinq jours en service minimum. Les négociations avaient achoppé sur la création d'une caisse de chômage, qui n'existe pas en Polynésie, et sur le comblement du déficit de la Caisse de prévoyance sociale (Sécurité sociale locale). "Pour la caisse de chômage, j'ai proposé aux syndicats une démarche réaliste: se référer à l'Organisation internationale du travail, pour faire une étude. Les résultats de cette étude seront soumis aux partenaires sociaux d'ici trois mois", a déclaré le président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang. Sur la question des finances de la Caisse de prévoyance sociale, qui affiche une dette de 125,7 millions d'euros, "je leur ai dit que l'effort doit être supporté par tout le monde, en préservant les familles à revenus modestes", a précisé le président.
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