Laurence Parisot, présidente du Medef © LCI.frLaurence Parisot le clame : "Si rien n'est fait, le déficit du régime général sera de 40 milliards d'euros en 2030 et de 100 milliards en 2040. Aujourd'hui, pour une année de pension versée, savez-vous qu'un mois et demi est financé par l'endettement ?" "Le Medef va donc se battre jusqu'au bout pour une vraie réforme. Pour un retour à l'équilibre, nous proposons d'allonger la durée des cotisations d'un semestre plutôt qu'un trimestre par année", a-t-elle poursuivi.
Retraites : Parisot veut lever le "tabou symbolique" des 60 ans
La présidente du Medef a exhorté dimanche soir le gouvernement à repousser l'âge légal du départ à la retraite, actuellement de 60 ans. Les discussions avec les partenaires sociaux sur la réforme de la retraite débutent lundi.
Publié le 11/04/2010
Retraites : pour Parisot, il faudra travailler plus
A la veille du "sommet social" qui s'ouvre lundi à l'Elysée et devrait porter notamment sur le financement des retraites, la présidente du Medef monte au créneau.
Publié le 14/02/2010
Parisot souhaite la retraite à 62 ans
La présidente du Medef estime que ce décalage est nécessaire pour rééquilibrer les retraites, en supplément du passage aux 41 années de cotisation.
Publié le 30/04/2008
Selon le quotidien Nice Matin, lors d'une rencontre à Cannes avec des chefs d'entreprise des Alpes-Maritimes, la patronne des patrons aurait même conclut sa réfléxion en avançant un âge : "C'est pour cela qu'il faut remettre l'âge légal de départ à 65 ans." Le Medef assure que sa présidente n'a n'a jamais avancé un âge précis et renvoit à une interview sur France Info jeudi matin pour la position officielle du mouvement.
Laurence Parisot, en se gardant de préconiser un retour aux 65 ans ou à fixer un quelqu'autre âge que ce soit, y laisse le soin au Conseil d'orientation des retraites (COR) d'élaborer un scénario pour atteindre l'équilibre financier en matière de retraite. "Est-ce un scénario à 62, 63, 64 ans et avec 43, 44 années de cotisation ? Nous demandons aujourd'hui solennellement au Conseil d'orientation des retraites de le faire".
Un "enjeu de rythme"
"Si nous n'avions pas abandonné les 65 ans en 1983, aujourd'hui nous serions en train de discuter des excédents du régime d'assurance vieillesse et par conséquent le débat porterait soit sur l'augmentation des retraites, soit sur la baisse des cotisations", a-t-elle estimé. "La réforme de 1983 a été une grande illusion, pour ne pas dire une vue de l'esprit", a ajouté Laurence Parisot. Tout en plaidant pour un report de l'âge légal de la retraite, elle a évoqué un "enjeu de rythme". "Il n'est pas question d'aller trop vite pour ne pas créer un trouble chez ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite", a-t-elle expliqué.
"Il y a un enjeu de rythme qui est tout à fait fondamental pour bien comprendre tous les mécanismes qui peuvent permettre la réussite de la réforme", a ajouté la présidente du Medef. "Il ne faut pas s'interdire de réfléchir à toutes les hypothèses mais seul le Conseil d'orientation des retraites est capable de dire quel est le bon scénario pour atteindre l'équilibre financier", a-t-elle dit sur France Info. "Je regrette, nous regrettons, qu'aujourd'hui le Conseil d'orientation des retraites ne l'ait pas dit".
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