Les salariés de GM ont voté pour le plan de reprise du site de Strasbourg.
GM Strasbourg : retour au calme
Huit délégués CGT de GM Strasbourg, bloqués vendredi par une cinquantaine de salariés mécontents que la CGT ait refusé de signer l'accord de reprise de l'usine par General Motors Company, ont finalement pu sortir de leur local.
Publié le 23/07/2010
Hewlett-Packard revoit à la baisse son plan social
La direction de Hewlett-Packard France a annoncé la suppression de 886 postes pour les deux sociétés du groupe HP en France, HPF et HP-CCF, au lieu des 1.240 prévues initialement par le groupe informatique américain.
Publié le 14/12/2005
Bosch envisage un retour aux 40 heures
La direction française du groupe a fait savoir mercredi qu'elle envisageait de négocier un retour aux 40 heures. Si elle ne fixe pas de date, elle énonce clairement l'enjeu : préserver l'emploi de ses 10.000 salariés en France. La CGT dénonce une "provocation".
Publié le 14/12/2005
Le sacrifice des salariés suffit-il à maintenir une activité ?
General Motors n'est pas la première entreprise dont la sauvegarde dépend de concessions. D'autres salariés avaient accepté de se serrer la vis. Mais ces sacrifices garantissent-ils vraiment le maintien de l'activité du site menacé ?
Publié le 19/07/2010
Les salariés de GM Strasbourg inquiets mais pragmatiques
Les salariés de General Motors étaient appelés à voter lundi sur l'abandon de jours de RTT et le gel des salaires pendant deux ans en échange de la poursuite d'activité de l'usine.
Publié le 19/07/2010
Les salariés de General Motors Strasbourg ont finalement lâché du lest. Ils ont approuvé, lors d'un referendum, le plan de reprise de la nouvelle entité GM. Sur les 929 votants (sur 957 salariés présents sur le site, soit un taux de participation de 97%), 645 se sont prononcés pour le plan (70,65%), tandis que 268 ont voté contre (29,35%), a indiqué Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT (majoritaire), syndicat co-organisateur du vote aux côtés de FO et de la CFTC. Hostile au plan de reprise, la CGT avait appelé à voter "non".
Le rachat n'interviendrait pas sans contreparties : GMC propose de reprendre le site si les salariés acceptent de réduire de 10% le coût de la main d'oeuvre, sans réduction d'effectifs mais avec un gel des salaires sur deux ans et en renonçant à plus d'un tiers des 17 jours de RTT.
La CGT avertit
Dans un communiqué, la direction de GM Strasbourg s'est aussitôt félicitée de cette "forte approbation", estimant que "ce résultat montre que les salariés ont bien compris que l'avenir du site et de ses 1.150 emplois est la priorité". Entamé lundi à 09H30, le vote, qui s'est déroulé à bulletin secret sous le contrôle d'un huissier, s'est achevé vers 23H00. "Le résultat n'est pas une surprise, avec toute la pression et le chantage à l'emploi de la direction", a estimé l'un des représentants CGT, Roland Robert. "Nous resterons fermes sur nos positions" et "ne signerons pas l'accord proposé par la direction", a ajouté le syndicaliste. "Nous n'avons pas à nous
comparer aux travailleurs qu'on exploite au Mexique, en Chine ou je ne sais où",
avait-il martelé un peu plus tôt. Les trois autres syndicats craignent que l'attitude de la CGT ne remette en cause la reprise, la direction de GMC souhaitant un consensus syndical. "J'espère qu'ils (la CGT) vont bouger. Si le deal ne se fait pas, ils ont du souci à se faire", soupire Jean-Marc Ruhland, de la CFDT.
Mardi à 11H00, les résultats du vote seront présentés lors d'un comité d'entreprise (CE) exceptionnel, avant la date butoir vendredi pour la signature
de l'accord entre direction et syndicats, résume M. Ruhland. "La semaine prochaine, la maison-mère de Detroit décidera de la suite à donner", explique-t-il.
L'usine de Strasbourg fabrique des boîtes de vitesse pour des constructeurs automobiles, dont BMW. En recherche d'un repreneur depuis la faillite de l'ancien groupe américain, le site alsacien est détenu par MLC, une société chargée de céder les actifs de l'ancien General Motors. Né l'an dernier, le nouveau GM, General Motors Company (GMC), est détenu à 60% par l'Etat fédéral américain.
| Continental négocie des concessions salariales en échange d'un maintien de l'emploi |
La situation de GM à Strasbourg n'est pas unique, il y a déjà eu plusieurs cas similaires, de Bosch à Goodyear, en passant par Hewlett-Packard. Les salariés de Continental avaient eux accepté, au cours d'un référendum organisé en septembre 2007, de passer de 37h30 à 40 heures. La direction de Continental entend d'ailleurs revoir avec les syndicats les accords salariaux à Toulouse, Foix et Boussens : pour préserver leur emploi (2500 sur les trois sites), les salariés vont devoir accepter de travailler plus, sans compensation salariale. Mais pour l'instant, les négociations sont mal parties, la CGT et la CFDT qui représentent 60% des voix au comité d'entreprise ayant rejeté les propositions de la direction début juillet. Les deux syndicats comptent bien se servir des 38 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2009 sur ces trois sites, le consentement à plus de 100 départs volontaires pendant la crise, et la prévision d'un chiffre d'affaires en hausse en 2010. |
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