Nuit de séquestration pour deux patrons du Tarn

Par TF1 News (D'après agence), le 10 juillet 2010 à 08h17 , mis à jour le 10 juillet 2010 à 08h22

Deux dirigeants d'une entreprise menacée de fermeture ont été retenus plusieurs heures par le personnel. Ils ont été relâchés samedi vers 4 heures du matin.

La séquestration lancée vendredi soir, vers 19 heures, s'est achevée aux premières heures de samedi : les deux dirigeants de la Société nouvelle de panification (SNP) de Coufouleux ont été relâchés vers 4 heures du matin. Cette entreprise du Tarn est menacée de fermeture à brève échéance, ce qui se traduirait par le licenciement de 80 personnes. Et le personnel avait décidé de s'en prendre au directeur de l'usine et au DRH du groupe belge Vandemoortele (propriétaire de la SNP), à la suite d'une série de séquestrations de chefs d'entreprise en difficulté qui ont marqué l'actualité sociale au cours des derniers mois.

Résignés à la fermeture du site où l'activité industrielle a été stoppée, les salariés réclament maintenant une indemnité de départ en complément de l'indemnité légale de licenciement. Un accord a été trouvé sur un calendrier des négociations entre direction et représentants syndicaux, qui débuteront lundi sur cette question sensible de la prime de départ.

80.000 euros de prime de départ par salarié

Cette séquestration de plusieurs heures représente le point culminant d'un malaise qui n'a fait que croître au cours des derniers mois : la SNP avait annoncé début avril la fermeture de son site industriel de production de pain, pâtisserie et viennoiserie, qui compte 53 salariés à Coufouleux et 18 à Niort. Une autre société de 9 employés, Panalog, qui assurait la maintenance, doit également fermer. Or, le juge des référés du tribunal de grande instance d'Albi a suspendu le 18 mai le plan de fermeture de l'entreprise faute de justification économique.

Le 23 et le 24 avril, une trentaine de salariés de la SNP avaient déjà retenu le directeur dans son bureau, pendant 36 heures, pour protester contre la fermeture du site fin juin. Si, désormais, les salariés semblent ne plus espérer retarder l'échéance, les négociations s'annoncent toutefois difficiles : les positions de départ avant le début des discussions sont diamétralement opposées. La direction ne veut pas verser de prime complémentaire alors que les salariés demandent 80.000 euros de prime de départ par salarié et trois mois de salaire par année d'ancienneté, selon la CGT.

Par TF1 News (D'après agence) le 10 juillet 2010 à 08:17
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1 Commentaires

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  • erc, le 11/07/2010 à 21h14

    Aujourd'hui les patrons profite de la situation pour ferm� leur entreprise,ce normal ce la politique de sarkozy, plus d'emboche plus de remplacement,comme � air france.

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