General Motors © TF1/LCI
Hewlett-Packard revoit à la baisse son plan social
La direction de Hewlett-Packard France a annoncé la suppression de 886 postes pour les deux sociétés du groupe HP en France, HPF et HP-CCF, au lieu des 1.240 prévues initialement par le groupe informatique américain.
Publié le 14/12/2005
Bosch envisage un retour aux 40 heures
La direction française du groupe a fait savoir mercredi qu'elle envisageait de négocier un retour aux 40 heures. Si elle ne fixe pas de date, elle énonce clairement l'enjeu : préserver l'emploi de ses 10.000 salariés en France. La CGT dénonce une "provocation".
Publié le 14/12/2005
Le sacrifice des salariés suffit-il à maintenir une activité ?
General Motors n'est pas la première entreprise dont la sauvegarde dépend de concessions. D'autres salariés avaient accepté de se serrer la vis. Mais ces sacrifices garantissent-ils vraiment le maintien de l'activité du site menacé ?
Publié le 19/07/2010
Les salariés de GM Strasbourg inquiets mais pragmatiques
Les salariés de General Motors étaient appelés à voter lundi sur l'abandon de jours de RTT et le gel des salaires pendant deux ans en échange de la poursuite d'activité de l'usine.
Publié le 19/07/2010
Il y a dix ans encore, cette usine de boîtes de vitesse, implantée au bord du Rhin, était pourtant l'un des plus gros sites industriels en Alsace, avec 2400 salariés à l'époque. Mais au fil des années, les effectifs ont fondu. Avec la déroute du géant américain, l'usine a été placée en 2008 sous le contrôle de MLC, la coquille chargée de céder les actifs de GM. Depuis, les salariés vivent dans l'attente d'un repreneur, et craignent pour leur avenir. D'autant que des doutes planent sur la volonté de BMW, le principal client de l'usine, de maintenir ses engagements à l'horizon 2014.
"Nous refusons de signer un chèque en blanc"
"GM Company ne nous a jamais demandé de travailler comme les Mexicains, mais plutôt de faire un effort pour réduire l'écart avec les coûts pratiqués là-bas", dit un porte-parole de la direction du site strasbourgeois. "En contrepartie, GM a pris certains engagements, en garantissant notamment que, si l'usine devait fermer d'ici 2013 faute d'activité suffisante, la direction rembourserait aux salariés les efforts consentis", ajoute le porte-parole.
Pragmatiques, les élus CFDT de Strasbourg considèrent que le retour de l'usine au sein de GM serait "une bonne nouvelle". Car "si on leur dit non, ils iront voir ailleurs. Et notre avenir sera sérieusement compromis", analyse Jean-Marc Ruhland. Voilà pourquoi la CDFT s'est attelée à "trouver une solution pour faire baisser la masse salariale de manière à ce que ça fasse le moins mal possible aux salariés". Mais si le référendum de ce lundi est organisé par trois syndicats sur quatre, FO, la CFTC et la CFDT, l'autre syndicat qui "pèse" au sein de GM Strasbourg, la CGT, a toutefois appelé à voter "non" à ce qu'elle qualifie de "chantage de la direction". "Nous refusons de signer un chèque en blanc aux dirigeants de GM. Ils ne nous donnent aucune garantie sur l'emploi en contrepartie de ce qu'ils nous demandent", dit Roland Robert, de la CGT. "De toute façon, le rôle des syndicats n'est pas de faire baisser le revenu des salariés. Nous n'avons pas à nous comparer aux travailleurs qu'on exploite au Mexique, en Chine ou je ne sais où". Et même si le "oui" l'emporte, l'attitude de la CGT pourrait avoir une influence déterminante sur la décision finale de GM, qui ne souhaite s'engager que sur la base d'un consensus syndical.
| Continental négocie des concessions salariales en échange d'un maintien de l'emploi |
La situation de GM à Strasbourg n'est pas unique, il y a déjà eu plusieurs cas similaires, de Bosch à Goodyear, en passant par Hewlett-Packard. Les salariés de Continental avaient eux accepté, au cours d'un référendum organisé en septembre 2007, de passer de 37h30 à 40 heures. La direction de Continental entend d'ailleurs revoir avec les syndicats les accords salariaux à Toulouse, Foix et Boussens : pour préserver leur emploi (2500 sur les trois sites), les salariés vont devoir accepter de travailler plus, sans compensation salariale. Mais pour l'instant, les négociations sont mal parties, la CGT et la CFDT qui représentent 60% des voix au comité d'entreprise ayant rejeté les propositions de la direction début juillet. Les deux syndicats comptent bien se servir des 38 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2009 sur ces trois sites, le consentement à plus de 100 départs volontaires pendant la crise, et la prévision d'un chiffre d'affaires en hausse en 2010. |
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