Dans la Manche, premier département en nombre de producteurs laitiers, les opérations appellant au boycott de certains produits laitiers se multiplient dans les grandes surfaces. © LCIL'ébullition semble s'éloigner. Les éleveurs ont réalisé jeudi une première avancée sur la hausse des prix du lait, en obtenant un début d'accord avec les industriels, ce qui les a conduit à suspendre jusqu'à la semaine prochaine leur boycott de certains produits des laiteries.
Les producteurs auront l'argent du labeur
Après les fromagers Bel et Lactalis, le groupe Bongrain et les coopératives laitères Sodiaal et Laita auraient accepté d'acheter le lait au producteur à un meilleur prix. 11% de plus qu'en 2009.
Publié le 18/08/2010
Lait : 48 heures pour trouver un accord
Eleveurs et fabricants de produits laitiers reprennent mercredi les négociations pour s'accorder sur une hausse du prix du lait. La fédération nationale des producteurs de lait a donné, mercredi, jusqu'à vendredi aux industriels pour faire aboutir l'accord.
Publié le 17/08/2010
Lait : le boycott suspendu, la Vache qui rit a cédé
Selon un syndicat, le boycott des éleveurs contre certains produits se refusant à payer le lait plus cher "est suspendu" une semaine. Le groupe Bel accepte une hausse de 10%.
Publié le 12/08/2010
"Les laiteries veulent le beurre et l'argent du beurre"
Dénonçant une situation toujours bloquée avec l'industrie laitière, des prix inacceptables et des accords inappliqués depuis la crise de l'automne 2009, les producteurs laitiers en appellent à Nicolas Sarkozy.
Publié le 02/08/2010
Des producteurs laitiers appellent au boycott de "produits phares"
Le Camembert Président, le Caprice des Dieux et la Vache qui rit boycottés ? C'est ce qu'espère la FRSEA Rhône à compter de vendredi. Les industriels à l'origine de ces produits refusent, selon le syndicat agricole, d'acter une hausse des prix du lait "conforme" aux tendances du marché.
Publié le 29/07/2010
Sous la pression du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, appelant jeudi matin à un accord "dans les heures qui viennent", les laiteries ont donné du lest. "Les producteurs ne peuvent plus attendre", avait-il martelé. Faute d'accord sur les prix du troisième trimestre, les éleveurs ne savaient toujours pas combien ils seraient payés pour le lait livré en juillet. Les transformateurs mettaient en avant l'écart des prix entre le lait français et allemand, moins cher, pour refuser d'augmenter les tarifs autant que le souhaitaient les producteurs alors que les marchés sont en pleine reprise.
Yoplait ne prend pas d'engagement
Mais finalement la situation a commencé à se décanter. Bel, fabricant de la Vache qui rit, a été le premier groupe laitier à accepter d'augmenter les prix autant que le souhaitaient les producteurs. Ce poids-lourd du secteur s'est engagé à un prix de 301 euros les 1.000 litres pour 2010, soit une hausse de 10% par rapport à 2009, et à 330 euros les 1.000 litres pour le mois de juillet. Lactalis (Camembert Président) et Bongrain (Caprice des Dieux) ont de leur côté demandé une reprise des négociations, tout en soulignant la nécessité de "la prise en compte d'un indice de compétitivité avec l'Allemagne" dans la future fixation du prix du lait. Lactalis, premier groupe laitier français, "a donné son accord" sous conditions pour appliquer l'accord interprofessionnel de 2009 prévoyant une hausse de 10% du prix du lait en 2010, a indiqué un responsable du groupe. En revanche, pour les deux coopératives, Sodiaal et Laïta, la situation était plus floue. "Aujourd'hui, je ne prends pas d'engagement", a déclaré François Iches, président de Sodiaal (yaourts Yoplait), tout en se déclarant favorable à une ouverture des négociations.
Jusqu'à la tenue d'une réunion de l'interprofession la semaine prochaine, l'appel au boycott est suspendu. Depuis plus de deux semaines, les producteurs apposaient des étiquettes sur les produits des laiteries, incitant ainsi les consommateurs à ne pas les acheter. Ils avaient menacé de durcir leur action s'ils n'obtenaient pas satisfaction. Se félicitant du retour de tous les acteurs à la table des négociations, M. Le Maire a prévenu que l'Etat resterait "vigilant sur le respect" des engagements et rappelé qu'il présenterait en septembre un plan de développement pour assurer l'avenir de la filière. Ce début d'accord a suscité en revanche l'inquiétude de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, craignant qu'il "ne se solde par une augmentation du prix pour le consommateur final".
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