Un éleveur bovin. © LCI
Les producteurs auront l'argent du labeur
Après les fromagers Bel et Lactalis, le groupe Bongrain et les coopératives laitères Sodiaal et Laita auraient accepté d'acheter le lait au producteur à un meilleur prix. 11% de plus qu'en 2009.
Publié le 18/08/2010
Hausse des prix du lait: première avancée pour les producteurs
Les éleveurs ont réalisé jeudi une première avancée sur la hausse des prix du lait, en obtenant un début d'accord avec les industriels, ce qui les a conduit à suspendre jusqu'à la semaine prochaine leur boycott.
Publié le 12/08/2010
"Les laiteries veulent le beurre et l'argent du beurre"
Dénonçant une situation toujours bloquée avec l'industrie laitière, des prix inacceptables et des accords inappliqués depuis la crise de l'automne 2009, les producteurs laitiers en appellent à Nicolas Sarkozy.
Publié le 02/08/2010
Lait : le boycott suspendu, la Vache qui rit a cédé
Selon un syndicat, le boycott des éleveurs contre certains produits se refusant à payer le lait plus cher "est suspendu" une semaine. Le groupe Bel accepte une hausse de 10%.
Publié le 12/08/2010
Des producteurs laitiers appellent au boycott de "produits phares"
Le Camembert Président, le Caprice des Dieux et la Vache qui rit boycottés ? C'est ce qu'espère la FRSEA Rhône à compter de vendredi. Les industriels à l'origine de ces produits refusent, selon le syndicat agricole, d'acter une hausse des prix du lait "conforme" aux tendances du marché.
Publié le 29/07/2010
Cette rencontre fait suite à la visite jeudi dernier de producteurs dans certaines laiteries pour obtenir une reprise des négociations alors que le prix du lait pour le troisième trimestre (juillet-septembre) n'est toujours pas connu. Ils avaient réussi à décrocher un début d'accord avec les industriels sur une hausse des prix du lait, ce qui les avait conduits à suspendre leur boycott de produits de certaines laiteries. Dans leur collimateur, les coopératives Laïta et Sodiaal (qui fabrique notamment les yaourts Yoplait) et les industriels comme Lactalis (camembert Président), Bel (Vache qui rit) et Bongrain (Caprice des Dieux).
Problème de compétitivité
Seul le groupe Bel avait accédé dès jeudi à toutes les demandes des éleveurs: un prix du lait de 301 euros sur l'ensemble de 2010, soit près de 10% de plus qu'en 2009, tandis que Lactalis donnait son accord "sous conditions". Les autres transformateurs sont restés fermes sur leur position: pas de hausse des prix sans engagement des producteurs sur une réduction de l'écart des prix entre le lait français et allemand, moins cher. C'est le principal point d'achoppement des négociations : les fabricants de produits laitiers font valoir qu'en 2009, le lait français a été en moyenne de 35 euros pour 1.000 litres supérieur à celui d'outre-Rhin. Pour le premier semestre, les tarifs français étaient encore de neuf euros supérieurs. Ce décrochage pose un problème de compétitivité à la filière laitière française, inquiète de voir les importations de lait allemand augmenter et les produits français, comme les fromages, perdre des parts de marché à l'export.
En mars, lors d'une des dernières crises du secteur, le gouvernement avait imposé un accord qui prévoyait notamment la prise en compte d'un indicateur de compétitivité. Ce critère devait entrer en vigueur le 1er juillet mais aucun accord n'a pu être trouvé sur la façon de le calculer, les producteurs entendant profiter de la reprise sur les marchés mondiaux après une année 2009 "catastrophique" avec une baisse de plus de 50% de leurs revenus. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, leur a apporté son soutien la semaine dernière. Il a appelé à la signature rapide d'un accord, soulignant que les producteurs devaient être "correctement rémunérés" et a promis un plan de développement de la filière.
| La Confédération paysanne veut prendre part aux négociations |
La Confédération paysanne a réclamé mardi d'être présente à la table des négociations sur le prix du lait, qui doit réunir mercredi éleveurs et fabricants de produits laitiers, faute de quoi "elle s'invitera" à la rencontre. "La Confédération paysanne attend une invitation ce jour de votre part", écrit le syndicat agricole (minoritaire) dans une lettre ouverte au président du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel). "Si elle ne la reçoit pas, elle s'invitera", poursuit-elle, en indiquant qu'elle entend "porter à cette réunion les attentes des paysans". |
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