Le cortège des manifestants à Lyon le 22 mai © TF1/LCILa rentrée sociale sera au moins aussi chaude que l'été sécuritaire. C'est en tout cas ce que promettent syndicats et partis de gauche à un gouvernement qui doit débattre la semaine prochaine de l'une des réformes les plus importantes du quinquennat de Nicolas Sarkozy, celle des retraites qui pourrait être adoptée en octobre. L'opposition sociale et politique promet déjà de concert de mettre le gouvernement sous une pression maximum à partir de la journée de mobilisation du 7 septembre contre le projet de loi. Dans un entretien au Parisien, Bernard Thibault assure ainsi ce lundi matin que le gouvernement ne sera "pas au bout de ses peines s'il persiste après le 7 septembre".
Contrôles renforcés pour les arrêts maladie des fonctionnaires
A la suite d'un décret publié en toute discrétion ce week-end et dévoilé par Le Parisien, les arrêts maladie des fonctionnaires seront contrôlés par l'assurance maladie, comme pour le privé. Objectif : traquer de possibles abus. Un soupçon qui fait bondir les syndicats de fonctionnaires.
Publié le 20/09/2010
Retraites : dernières manoeuvres avant la confrontation
Jean-Claude Mailly espère deux millions de manifestants dans les rues et prône une réforme fiscale pour financer les retraites. Claude Guéant affirme que le fond de la réforme ne bougera pas, même si "de nouvelles propositions" seront faites la semaine prochaine.
Publié le 05/09/2010
Retraites : sept Français sur dix soutiennent la mobilisation
70% des Français estiment justifiée la journée de grève et de manifestations contre la réforme des retraites prévue mardi, selon un sondage Ifop pour Ouest France dimanche.
Publié le 04/09/2010
La journée d'action du 7 "se présente bien", selon Chérèque
La journée de grèves et manifestations à laquelle appellent les syndicats mardi prochain contre la réforme des retraites obligera le gouvernement à faire des annonces, selon le secrétaire général de la CFDT.
Publié le 01/09/2010
Le PS multiplie les appels à manifester
Le parti socialiste a appelé mardi les Français à participer "massivement" aux manifestations des 4 et 7 septembre, "contre la xénophobie" et "pour défendre une autre réforme des retraites".
Publié le 01/09/2010
Retraites : la mobilisation du 7 se prépare, l'unité moins nette
Les syndicats se sont réunis lundi et ont appelé à une mobilisation "massive" le 7 septembre contre la réforme des retraites, qui arrivera au Parlement le jour-même. FO n'a pas signé l'appel mais manifestera et fera grève. Autre décision : les syndicats décideront des suites dès le 8 septembre.
Publié le 23/08/2010
Rumeurs d'hémorragie chez les parents fonctionnaires
Faut-il craindre des départs massifs à la retraite de fonctionnaires parents de trois enfants et ayant 15 ans de service, tentés de profiter de conditions avantageuses alors qu'elles sont sur le point de disparaître ? Des syndicats le redoutent. Georges Tron se dit confiant.
Publié le 27/07/2010
Assurant que les syndicats sont "soudés par leur opposition claire à l'abandon du droit au départ à la retraite à 60 ans", le secrétaire général de la CGT annonce qu'ils vont "tout faire pour que cette journée soit la plus impressionnante possible et que le président de la République prenne enfin la véritable mesure de la situation". Le leader cégétiste prévient déjà que, "si malgré cela, Nicolas Sarkozy reste sourd, nous envisagerons des suites rapidement", précisant que les syndicats feront "le point dès le 8 septembre" avec, du côté de la CGT, "des assemblées générales de personnel dans un maximum d'endroits".
Les politiques ont aussi montré les muscles tout le week-end. "Nous serons tous sur le pont pour la manifestation", avait aussi lancé Martine Aubry pour le PS dès vendredi. Même tonalité à Saint-Martin-d'Hères (Isère) aux "Remue-méninges" du Parti de gauche (PG) où Jean-Luc Mélenchon, appelant de nouveau à un référendum, a souhaité faire de la journée d'action sur les retraites, "le plus grand rapport de force que ce pays a jamais vu".
Woerth "le mieux placé" ?
De son côté, la majorité prépare des ajustements et commence à déminer le terrain. François Fillon a déjà admis lundi sur France Inter que la mobilisation serait "importante". "C'est un sujet très très difficile, on a fait de la retraite à 60 ans un symbole et c'est normal qu'il puisse y avoir des inquiétudes et une mobilisation importante", a-t-il dit. Interrogé sur les propos de Bernard Thibault, le Premier ministre a estimé qu'il était "dans son rôle". Mais "nous sommes le pays qui prend les décisions les plus raisonnables sur ce sujet: la quasi-totalité des pays européens a décidé ou est en voie de passer l'âge de la retraite de 65 à 67 ans", tandis que le gouvernement a décidé de reculer de 60 à 62 ans l'âge minimal de départ, a-t-il poursuivi.
François Fillon a par ailleurs estimé qu'il y avait dans son projet des "avancées sociales importantes", avec notamment l'introduction "pour la première fois de la notion de pénibilité". Le gouvernement prévoit que les salariés ayant un taux d'incapacité de 20% ou plus pourront continuer de partir à la retraite à 60 ans. Même tonalité chez Luc Chatel dimanche sur LCI. "On n'est pas autistes, on ne travaille pas dans notre coin", a affirmé le ministre de l'Education. "Le débat parlementaire s'est déroulé en commission, il y a des amendements, le gouvernement est en train de travailler pour pouvoir tenir compte des interrogations", a-t-il dit. Le gouvernement déposera une série d'amendements sur les trois thèmes de la pénibilité, les poly-pensionnés et les carrières longues.
Celui qui est aussi porte-parole du gouvernement, a aussi assuré que le ministre du Travail, Eric Woerth, restait "le mieux placé" pour défendre la réforme des retraites en dépit des soupçons qui pèsent sur lui dans l'affaire Bettencourt. Les syndicats n'en sont pas convaincus. "Il demeure celui désigné par le président de la République (...) et en même temps, chacun le sait bien, la réforme qu'il a à défendre du point de vue du gouvernement va être polluée par son statut de supposé mis en cause, objet de polémique sur tout un tas de sujet", a déploré Bernard Thibault tout en lui adressant une fin de non-recevoir sur une ultime rencontre au sujet de la réforme, lui reprochant de "manquer de transparence et de franchise".
| Un seul jour de grève à la SNCF ? |
La grève à la SNCF dans le cadre de la journée d'action du 7 septembre sur les retraites ne durera qu'une journée, a assuré dimanche le président de la compagnie ferroviaire, alors que certains syndicats appellent à un mouvement reconductible. "Les quatre syndicats qui sont représentatifs ont dit que le trafic reprendrait le 8, donc le trafic reprendra le 8", a assuré Guillaume Pepy sur Europe 1. Interrogé sur l'ampleur des perturbations à prévoir le 7, il n'a pas souhaité faire de pronostic, rappelant que le taux de grévistes avait été de 40% lors de la mobilisation du 24 juin. "Ma responsabilité, c'est de faire en sorte que ce ne soit pas la pagaille", a-t-il ajouté. "De ce point de vue, le service minimum, c'est un succès à la SNCF: il y a plus de trains, et il y a plus d'infos", a-t-il poursuivi, indiquant que 200.000 brochures d'information seraient distribuées le 7 septembre. |
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