Une majorité (52%) des 2500 employés des trois usines Continental Automotive du Sud-Ouest de la France ont voté lundi pour le plan d'économies pour leur usine en échange d'une garantie de l'emploi, a-t-on appris auprès de la direction.
Continental accusé de "chantage à l'emploi"
Moins de primes, une modération salariale et moins de RTT, en échange du maintien de leur emploi : ce lundi se tient un vote particulièrement contesté au sein des salariés de Midi-Pyrénées de Continental. La direction veut réduire de 8% le coût du travail.
Publié le 13/09/2010
Des postes à 137 euros par mois pour les Conti
Le fabricant de pneumatiques Continental a proposé à ses salariés de l'usine de Clairoix, licenciés dans le cadre d'un PSE, des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois.
Publié le 30/03/2010
Les "Conti" refusent de travailler plus sans gagner plus
314 heures de travail en plus par an pour le même salaire, sinon la direction n'investira plus dans l'usine : pour les salariés de l'usine Continental de Sarreguemines, le marché est inacceptable. Ils font grève.
Publié le 29/11/2009
Ce projet, baptisé "Plan de maintien de l'emploi 2015", permettrait une réduction de 8% du coût de travail par le biais d'une réduction de primes financières, du gel des salaires et de réductions de 2 journées de RTT. Les syndicats CGT et CFDT de l'entreprise, majoritaires à 60% sur ces trois sites de production de logiciels pour automobiles, avaient appelé au boycott de ce référundum qu'ils jugent "illégal" et "illégitime". Mais selon la direction, "Il ne s'agit que d'une consultation du personnel qui n'a pas de valeur juridique".
"Chantage de la direction"
Plusieurs centaines d'employés des trois sites s'étaient regroupés lundi devant les grilles de l'usine de Toulouse pour participer à des prises de parole, en présence de syndicalistes allemands et espagnols de l'entreprise, ainsi que d'anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix. Le groupe, qui emploie 143.500 salariés à travers 46 pays, a réalisé un chiffre d'affaires de 20 milliards d'euros en 2009.
Pour justifier ce plan visant à réduire de 8% le coût du travail, les dirigeants français évoquent dans un communiqué une "alarmante baisse prévisionnelle de la charge de travail" des sites de production de Toulouse et Boussens (Haute-Garonne) et de Foix (Ariège) pour les deux années à venir.
Pour la CGT, le ton est évidemment inverse : "Cette consultation bidon est le résultat d'un chantage organisé par la direction pour augmenter de 8% ses profits. Notre société ne connaît aucune problème économique. Elle fait des bénéfices, sa rentabilité sur investissements est de 65% et les carnets de commandes sont pleins", a déclaré Olivier Grimoux, délégué CGT. "De toute façon, c'est la loi, celle d'août 2008, qui prévaut sur les consultations salariales. Un tel référundum est donc illégal. Seuls les syndicats majoritaires, ce que nous sommes, peuvent signer un tel accord. Et nous ne le signerons pas", a t-il ajouté.
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