Elevage : coup de pouce et coup de tension

Par TF1 News (D'après agence), le 14 septembre 2010 à 11h44 , mis à jour le 15 septembre 2010 à 09h56

Dans un climat de tension et même de violences, le ministre de l'Agriculture a annoncé mardi lors du Salon de l'élevage à Rennes un plan de développement pour "consolider" les filières laitières, bovines et porcines, mises à mal depuis quelques années en raison de prix bas à la production.

[Expiré] Vache dans un pré (image d'archives) © www.sxc.hu

300 millions d'euros sur trois ans ainsi qu'un soutien d'urgence de 30 millions d'euros. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé mardi lors du Salon de l'élevage de Rennes une aide pour le développement de ces filières.

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Le climat était tendu. A l'extérieur, des centaines d'agriculteurs, retenus par de nombreux gendarmes criaient leur hostilité à la Fédération nationale des Syndicats d'exploitants agricoles, le syndicat majoritaire, et à son président, Jean-Michel Le Métayer, également président de l'organisation du Salon. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour maintenir le cordon de sécurité autour du bâtiment. Les manifestants ont de leur côté lancé des oeufs, des bouts de ferraille ou des petits sacs en plastique avec du lisier ou de la bouse.
 
Entremont
 
Le ministre a annoncé un plan de développement pour "consolider" les filières laitières, bovines et porcines, mises à mal depuis quelques années en raison de prix bas à la production, crise qui s'est accentuée ces dernières semaines en raison de l'envolée récente des prix des céréales. "Trois cent millions d'euros sur trois ans (2011-2013) vont être débloqués pour financer ces plans de développement. C'est une somme considérable dans une période de réduction budgétaire comme celle que nous vivons", a souligné le ministre. Ces aides ont fait l'objet d'arbitrages jusqu'à tard lundi.
 
Bruno Le Maire a aussi annoncé une aide d'urgence de 30 millions d'euros pour "soutenir les plus faibles, ceux qui ont rencontré le plus de difficultés au cours des mois passés". Il est aussi revenu sur un dossier qu'il a défendu depuis le début, celui de la vente du groupe laitier Entremont à la coopérative Sodiaal. Depuis des mois ce dossier était enlisé en raison des dettes d'Entremont. "De ce point de vue, je suis heureux de vous annoncer que Sodiaal et les banques créancières d'Entremont Alliance ont abouti hier (lundi, NDLR) à la signature d'un accord de principe sur la reprise d'Entremont Alliance par Sodiaal. Le processus de rachat se poursuit avec l'information et la consultation des instances représentatives du personnel qui ont débuté fin juin", a-t-il ajouté.

Lait: Le Maire condamne l'occupation de l'interprofession

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a condamné mardi à l'occasion du salon de l'élevage de Rennes l'occupation des locaux de l'interprofession laitière par la Confédération paysanne, mais a souhaité l'instauration d'un dialogue entre les producteurs. La Confédération paysanne, syndicat minoritaire, occupe depuis bientôt une semaine le siège de l'interprofession laitière à Paris pour obtenir de prendre part aux traditionnelles négociations sur le prix du lait, auxquelles seule la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), proche de la FNSEA, est habilitée.

Par TF1 News (D'après agence) le 14 septembre 2010 à 11:44
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4 Commentaires

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  • humanoide56, le 14/09/2010 à 23h47

    Le principal est que certaines multinationales et grandes distribution continue à engraisser des actionnaires, il suffit de les traire quand les éleveurs deviendront adultes et tourneront le dos à l'individualisme il s'organiseront pour balancer tous les intermédiaires et diriger eux mêmes la filière !

  • usuetu, le 14/09/2010 à 21h31

    Les éleveurs travaillent 365 jours par an et ont revenu net inférieur au SMIC. Leurs charges ont augmenté, la mise aux normes européennes a nécessité des investissements lourds. Le prix d'achat de leur production a baissé. Résultat: faillite, abandon de leur métier, suicide. Ne nous permettons-pas de critiquer une revendication normale: celle de vivre de leur travail ! Un conseiller agricole

  • henri_bambelle, le 14/09/2010 à 17h33

    Depuis un demi siècle, j'entends les agriculteurs se plaindre. Les bonnes années (il y en a) ils profitent de l'aubaine et, chaque fois que la conjoncture les pénalise, ils réclament de l'aide. Leurs réclamations institutionnelles sont devenues à ce point banales que nul n'y prête attention. Mieux vaudrait pour eux qu'ils se tiennent tranquilles car on ne les prend plus au sérieux.

  • hatul, le 14/09/2010 à 17h11

    Bravo au gouvernement en particulier au ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire pour son travail avec un excellent résultat !

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