Menaces sur les services de nuit des hôpitaux d'Ile-de-France

Par TF1 News (D'après agence), le 05 septembre 2010 à 10h35 , mis à jour le 05 septembre 2010 à 23h41

Le nombre de bloc opératoires de nuit en Ile-de-France devrait être réduit à un seul par département, contre six à 11 actuellement, car ils "tournent au ralenti", selon un document de travail de l'Agence régionale de Santé dévoilé par Le Parisien.

Hopital médecins chirurgiens

 
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Le document de travail de l'Agence régionale de Santé sur les hôpitaux d'Ile-de-France, dévoilé dimanche par Le Parisien, a toutes les chances de faire bondir nombre de professionnels de la santé. "Trop de blocs opératoires tournent au ralenti la nuit", c'est-à-dire entre 18 heures et 8 heures du matin, affirme ce document intitulé Permanence des soins hospitaliers, organisation et financement et présenté lors d'une réunion à l'ARS en juillet dernier. Avec une conclusion choc : "Un seul bloc devrait être ouvert pendant 24 heures dans chaque département". 

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait fixé comme premier objectif aux ARS d'améliorer la permanence des soins "dès les prochains mois", lors du lancement en avril de ces entités chapeautant des secteurs jusqu'ici cloisonnés comme l'hôpital, la médecine de ville et le médico-social (personnes âgées, handicapées). Le document révélé par Le Parisien ne devrait pas contribuer à rendre leur travail des plus populaires dans le secteur hospitalier parisien, qui se plaint déjà d'être étranglé : ainsi, le conseil de surveillance de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (créé par la loi Bachelot de 2009 et dont le rôle est surtout consultatif) a voté mercredi une motion présentée par des élus PS, dénonçant une "la réduction des moyens affectés à l'AP-HP, la suppression de plus de 800 emplois et la grande faiblesse de l'investissement".

"Rationalisation"

Selon le rapport publié dans Le Parisien, la suppression de la plupart des blocs ouverts pendant 24 heures en Ile-de-France au profit d'un seul par département, présentée comme une "rationalisation", devrait "aboutir à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire (...) et rendre le dispositif plus efficient". Un projet analogue serait à l'étude pour la province, selon Le Parisien.

Face aux mesures drastiques ainsi préconisées, le président de l'Agence régionale de Santé d'Ile-de-France, l'ex-ministre de la Santé Claude Evin, assure qu'il ne s'agit que d'un "document de travail". Pas question de prendre de décision dans l'immédiat et sur la base de ce seul rapport : il "vise juste à lancer la réflexion", indique-t-il. Une réunion de concertation est précisément prévue le 30 septembre : elle réunira les présidents de la cinquantaine de conférence médicales d'établissements publics habilités à recevoir des urgences le soir, la nuit et le week-end que compte l'Ile-de-France et les représentants de la Fédération régionale hospitalière.

"Pas de patients la nuit, mais des médecins présents"

Les représentants du personnel hospitaliers, eux, s'indignent. "On met dans le même panier la période 18 heures-minuit, pendant laquelle la vie continue et où les patients arrivent en masse à l'hôpital, et la période après minuit où l'activité est quasi nulle", déplore François Aubard, président de la Coordination médicale hospitalière, interrogé par le quotidien. Ce à quoi Claude Evin répond que ce seuil a été retenu "parce que la garde commence à 18h30 jusqu'au matin, c'est la situation actuelle". Et de relativiser : "S'il faut faire ce qu'on appelle une demi-garde, on organisera une demi-garde". Mais une réforme lui apparaît en tout cas nécessaire : dans certains hôpitaux, argumente-t-il, "on n'a pas de patients la nuit, mais des médecins physiquement présents", qui récupèrent le lendemain, quand des patients sont présents alors qu'on "a parfois du mal à pouvoir avoir effectivement un nombre suffisants de médecin dans la journée".

Cette polémique intervient alors que les nouvelles règles menaçant de fermeture les petits blocs chirurgicaux des hôpitaux de proximité doivent être publiées d'ici la fin de l'année, avec quelques mois de retard. Les décrets devaient être publiés au cours de l'été, mais Roselyne Bachelot avait décidé d'en retarder la parution face à l'émoi suscité, notamment auprès des élus locaux. Ils fixeront comme prévu un seuil minimal de 1500 séjours chirurgicaux par an, condamnant de fait les petits blocs de certains hôpitaux de proximité. Ce principe est contesté par des élus locaux de tous bords. L'Association des petites villes de France s'était notamment mobilisée contre ces "décrets guillotine" et des députés UMP ont relayé les inquiétudes pour l'offre de soins en milieu rural.

Par TF1 News (D'après agence) le 05 septembre 2010 à 10:35
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6 Commentaires

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  • ten75, le 06/09/2010 à 11h53

    Il ne faut pas confondre les vraies URGENCES , ou le pronostic vital est engagé , et tous les gens qui se précipite aux Urgences de préférences apres 18h alors qu'ils avaient toute la journée pour voir un Toubib et pour des motifs relevant du dispensaire ou de l'infirmière , Il y depuis plusieurs années dévoiement du role des Urgences

  • m1a9r4t6, le 06/09/2010 à 01h53

    Entre les personnes malades agees problemes cardiaques ou autres les futures mamans les agressions et oui les accidents de la routes il peut yavoir besoin d intervention express les chirurgiens ne se tournent pas les pouces prennent un repos minimum et ca ca doit les revolter de voir ca on supprime tout la sante la securite c est grave que l on ferme qq services mais la c est n importe quoi

  • cocci972, le 06/09/2010 à 00h20

    Que va-t-il advenir des futures mamans qui ont besoin d'une césarienne en urgence en pleine nuit ??? ça m'est arrivé, et s'il avait fallu faire 50 km ou plus pour trouver un bloc ouvert, mon enfant et moi-même ne serions plus là, et ce n'est qu'un exemple !!! depuis que l'ARH est devenue ARS, l'hôpital est devenu mouroir !

  • karakal75, le 05/09/2010 à 19h39

    Une intervention dans un bloc opératoire la nuit, c'est forcément une urgence, non ?

  • al38240, le 05/09/2010 à 17h54

    Il ne faut pas confondre urgences et blocs opératoires !

  • aliasnico, le 05/09/2010 à 13h48

    Pourquoi ne pas inviter les responsables à passer une ou plusieurs nuits dans les services d'urgences, afin qu'ils voient les problèmes d'ailleurs que de leurs bureaux.

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