© AFP/Miguel MedianAu matin de la seconde journée d'action contre la réforme des retraites de la rentrée, les syndicats affichaient plus que jamais leur confiance. Cet optimisme est-il de bon aloi ? En fin de matinée, les syndicats enregistraient « plusieurs milliers de personnes » dans les convois à Toulouse. « Aujourd'hui, il y a toujours autant de salariés opposés à la réforme des retraites, ça ne s'essouffle pas", a dit Gisèle Vidallet, secrétaire générale de la CGT de la Haute-Garonne, au tout début de la manifestation. Son homologue chez Force Ouvrière, Joseph Bellanca, a confirmé son évaluation.
Grève : encore quelques perturbations vendredi à la SNCF
Au lendemain de la grève pour les retraites, le trafic SNCF "se rapprochera progressivement de la normale au cours de la journée" de vendredi, mais certains trains Transilien seront supprimés en Ile-de-France ainsi que des TER dans "quelques régions".
Publié le 23/09/2010
Retraites : les secteurs touchés par les grèves
Les appels à la grève pour les retraites jeudi ont été diversement suivis selon les secteurs, avec de forts taux de grévistes dans les transports, des taux faibles dans les banques et le commerce, et des taux en recul dans la Fonction publique par rapport au 7 septembre.
Publié le 23/09/2010
Grève dans les transports : ce qui roule ou pas
La nouvelle journée d'actions de jeudi contre la réforme des retraites se faisait sentir dès mercredi soir, avec les premières perturbations à la SNCF et à la RATP. Dans les airs et sur les rails, voici le détail du trafic.
Publié le 20/09/2010
"Pari gagné", les syndicats annoncent une suite
Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites a dépassé mardi par son ampleur celle du 24 juin, la CFDT annonce un nouveau mouvement "vraisemblablement avant la fin du mois", la CGT ne voit pas comment le gouvernement peut "minorer un mobilisation de cette ampleur".
Publié le 07/09/2010
Grève de jeudi : outre les transports, les secteurs perturbés
Des appels à la grève pour jeudi ont également été recensés surtout dans la fonction publique, les médias publics, ainsi que dans l'industrie, l'énergie, les banques ou le commerce.
Publié le 21/09/2010
Retraites: les mères, grandes perdantes de la réforme ?
Si la réforme des retraites est adoptée, les femmes ayant élevé trois enfants ne pourront pas partir en retraite à taux pleins avant 67 ans. La Halde et des personnalités demandent des mesures plus justes à leur égard.
Publié le 22/09/2010
Les salariés de la SNCF craignent pour leurs retraites
Les salariés de la SNCF bénéficient toujours d'un régime de retraite spécial. Aujourd'hui, les cheminots craignent, qu'après la réforme actuelle des retraites, le gouvernement s'attaque à leur régime spécifique.
Publié le 22/09/2010
Aubry : "La retraite à 60 ans, ce n'est pas mort !"
La patronne du PS a assuré mercredi devant ses députés que le parti se battrait "jusqu'au dernier jour" contre la réforme des retraites.
Publié le 22/09/2010
Retraites : "Il s'agit pour le PS de planter des banderilles dans le dos de cette réforme"
Mercredi 15 septembre, Le "Oui/Non" accueillait Marisol Touraine, députée PS de l'Indre-et-Loire. Pour elle, sur le traitement des Roms, la déclaration de Nicolas Sarkozy est "au mieux, de mauvais goût, au pire une humiliation pour tous les Français".
Publié le 15/09/2010
Retraites: nouvelle journée d'action, quelles perturbations ?
La rue pourra-t-elle changer le cours de la réforme des retraites ? Les syndicats veulent y croire à la veille d'une nouvelle journée d'action partout en France. Pas doute en revanche sur les perturbations dans les services publics.
Publié le 22/09/2010
FO compte sur une forte mobilisation
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, comptait une nouvelle fois sur une forte mobilisation contre la réforme des retraites pour "faire reculer le gouvernement". "L'idéal serait qu'il dise: on suspend tout, on arrête tout et on rediscute", a dit le leader syndical sur France 2. Jean-Claude Mailly espère une mobilisation au moins aussi importante que celle du 7 septembre qui avait fait défiler dans toute la France entre 2,5 et près de 3 millions de personnes, selon les chiffres syndicaux, ramenés à 1,12 par le ministère de l'Intérieur. Tout en admettant que la grève illimitée ne se décrète pas, le leader de FO s'est de nouveau montré favorable à "une journée de grève". Il n'a toutefois pas détaillé ses modalités ni qui elle concernerait. A plusieurs reprises, FO s'est prononcée pour une grève générale de l'ensemble des salariés.
Par ailleurs, il s'est montré réservé sur la proposition de la CFDT d'appeler à de nouvelles manifestations pendant le week-end. "Ce n'est pas ma tasse de thé", a-t-il dit. Le sujet sera discuté vendredi lors de l'intersyndicale qui aura lieu au siège de la CGT à Montreuil. Pour autant, Jean-Claude Mailly a réaffiché sa volonté d'une "unité d'action" entre tous les syndicats, même si lui-même ne défilera pas aux côtés de ses homologues des autres syndicats dans le cortège parisien. "S'il n'y a pas d'unité d'action, ça veut dire que le mouvement ne peut pas tenir", a-t-il dit. Mais "l'unité d'action ne veut pas dire qu'il y a un syndicat unique".
Enfin, il a souligné que la présence des lycéens et d'étudiants dans la rue pouvait avoir un poids face au gouvernement. "Le gouvernement n'aime pas voir la jeunesse dans la rue", a-t-il souligné après avoir rappelé les grandes manifestations de 2006 contre le CPE (contrat première embauche) que le gouvernement a dû retirer en dépit de son adoption par le parlement.
La CFDT espère des manifestations "massives"
Le numéro un de la CFDT François Chérèque a affirmé jeudi matin sur RMC et BFM TV que "les manifestations (allaient) être massives" et qu'il y aurait "encore de très grosses manifestations partout en France". Comme on lui demandait s'il y aura plus de monde dans les rues que le 7 septembre, date de la précédente mobilisation, il a répondu: "Plus de monde, peut-être pas, on va voir. Mais pour l'Ile-de-France, par exemple, il y a plus de cars commandés dans les départements qui vont venir manifester à Paris". Soulignant que "le nombre de manifestants aujourd'hui va être déterminant sur la suite du mouvement", le leader de la CFDT a expliqué que "les salariés nous disent que si le gouvernement ne change pas sa réforme, il faudra continuer parce que sa réforme est injuste". "Le gouvernement est en train de douter sur sa détermination". "Il y a cinq ou six sujets où le gouvernement dit qu'il va falloir changer, donc sa réforme est mauvaise et c'est l'ensemble de la réforme qu'il faut changer", a réclamé le secrétaire général de la CFDT.
A ses yeux, "on n'a pas besoin de radicaliser le mouvement, on va faire la démonstration aujourd'hui que les gens sont mobilisés. Et je crois que le gouvernement regarde très sérieusement le nombre de manifestants". "Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler à la grève générale, souvent veulent rentrer dans une démarche politique, d'opposition globale avec le gouvernement. Or la force de ce mouvement, c'est qu'il n'est pas politique mais social. On a une force tranquille, utilisons cette force", a-t-il lancé.
Copé fustige une Martine Aubry "extrêmement démago"
Le chef de file des députés UMP Jean-François Copé a jugé jeudi matin "extrêmement démago" Martine Aubry. "Ca me choque beaucoup", a déclaré Jean-François Copé sur LCI, interrogé en duplex depuis Biarritz où se tiennent les journées parlementaires de l'UMP jeudi et vendredi. "J'avoue que je suis très étonné de voir quelqu'un qui aspire à présider les destinées de notre pays être à ce point démagogue sur cette question de la réforme des retraites". La veille, dans son discours de clôture des journées parlementaires du PS à Pau, Mme Aubry avait vivement attaqué la réforme du gouvernement lançant au nom des socialistes: "nous ne nous laisserons pas faire".
"Tous les rapports des experts ont confirmé que la réforme que nous faisons est la seule possible pour sauver les régimes de retraites", mais "avec une hypocrisie incroyable, Martine Aubry continue de faire croire aux gens qu'on peut réformer les retraites simplement en augmentant de 45 milliards les impôts", a dénoncé le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). "C'est un alibi pour ne pas faire de proposition alternative, c'est la raison pour laquelle aussi bien Martine Aubry que ses amis nous inondent d'injures et d'insultes, c'est une manière de ne pas parler du fond", a dit le chef de fil des députés UMP.
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