© AFP/M.MedinaEntre le gouvernement, arc-bouté sur les "lignes jaunes" de la réforme des retraites, et une opposition unie, partis politiques et syndicats compris, pour réclamer un assouplissement significatif, c'est un dialogue de sourds. La dernière journée de manifestations a vu samedi trois millions de personnes dans la rue, selon les syndicats. Ce lundi, ils se retrouvent en fin d'après-midi pour discuter de la suite à donner au mouvement : lâcher du lest... ou radicaliser la fronde. Tous les syndicats considèrent que l'exécutif n'a pas pris la mesure de la contestation. Et certaines organisations envisagent désormais des grèves reconductibles, au risque d'ébranler quelque peu l'unité syndicale.
Une grève générale n'est pas d'actualité pour Thibault
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, s'est refusé, jeudi matin sur RTL, à avancer le mot d'ordre de grève générale contre la réforme des retraites
Publié le 07/10/2010
La grève reconductible dès le 12 octobre votée à la SNCF
Les quatre principaux syndicats de la SNCF vont déposer un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre pour la défense des retraites. La CFDT, comme la CGT lundi, a quant à elle déposé mercredi un préavis à la RATP.
Publié le 06/10/2010
Les cheminots en marche vers une grève reconductible
A la SNCF, la CGT s'est dite favorable à un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre. La CFDT a quant à elle déposé mercredi un préavis de grève reconductible à la RATP.
Publié le 06/10/2010
Retraites : les préavis de grève reconductible se multiplient
Après la RATP et la SNCF, les préavis de grève reconductible contre le projet de réforme des retraites se sont multipliés dans les transports, avec les appels mardi de la fédération FO transports et de la CGT des transports urbains.
Publié le 05/10/2010
Grève reconductible à la SNCF le 12 octobre
Toujours motivés les syndicats. Côté RATP, la CGT et FO ont d'ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à la même date. Ils pourraient être suivis par d'autres.
Publié le 05/10/2010
Retraites : les syndicats s'inscrivent dans la durée
Les syndicats ont confirmé lundi soir l'organisation d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 12 octobre contre la réforme des retraites, la CGT et FO ayant d'ores et déjà annoncé une grève illimitée dans la RATP à partir de cette date.
Publié le 05/10/2010
Retraites: journée d'action le 12 octobre, grève illimitée à la RATP
Le syndicat CGT de la RATP a déposé un préavis de grève illimitée à compter du 12 octobre, nouvelle journée d'action contre le projet de réforme des retraites confirmée lundi soir par l'intersyndicale.
Publié le 04/10/2010
Fillon : les manifestants "se trompent"
Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le Premier ministre a répété dimanche sur M6 que seuls des "aménagements" seraient "possibles" notamment pour les femmes. Il a aussi évoqué son avenir pour 2012 et 2017.
Publié le 03/10/2010
Revigorées par l'ampleur des cortèges de samedi, même si elles n'ont pas réussi à hausser le niveau de la contestation, les organisations syndicales préparent une nouvelle journée d'action le 12 octobre. Forts d'un sondage CSA montrant que 71% des Français ont de la sympathie pour le mouvement et du renfort samedi d'un nouveau public composé de familles et de jeunes, leurs dirigeants affirment qu'ils ne reculeront pas. "C'est l'une des dernières occasions pour le gouvernement de modifier son texte", a prévenu dès samedi François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT. "Si le gouvernement confirme son intransigeance, il ne faudra pas s'étonner si la mobilisation prend d'autres formes", a renchéri Bernard Thibault, le leader de la CGT.
Le durcissement pourrait venir des syndicats du rail : les fédérations de cheminots doivent ainsi décider ce lundi d'une éventuelle grève reconductible unitaire à partir du 12 octobre. Une idée désormais appuyée par la CGT, qui pourrait l'étendre au secteur de l'énergie. Plus de 600 syndicalistes appartenant à différents syndicats ont signé de leur côté un appel à une grève générale qui circule sur internet depuis le 23 septembre. "Il faut poser partout la question de l'accélération du conflit", écrivent-ils.
"C'est une blague, c'est une farce"
Pendant ces grandes manoeuvres, le texte poursuit son petit bonhomme de chemin : tous les yeux sont désormais braqués sur le Sénat qui commencera l'examen du projet de loi mardi. Le Premier ministre, François Fillon, a confirmé que ce débat permettrait des "améliorations", la majorité prévoyant des amendements sur la pénibilité et la situation des femmes nées avant avant les années 60. Mais le ministre du Budget, François Baroin, a redit que le gouvernement restait inflexible sur la principale revendication syndicale, à savoir l'abandon du report à 62 ans et 67 ans de l'âge du départ à la retraite. "Il ne bougera pas sur la durée, il ne bougera pas sur les cotisations, il ne bougera pas sur les pensions", a-t-il déclaré au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Il s'en est pris vivement à ceux qui "essaient de gonfler les cortèges", visant l'union de la gauche qui réclame la retraite à 60 ans à taux plein. "C'est une blague, c'est une farce, c'est irresponsable sur le plan politique. On ne peut pas être un parti de gouvernement comme l'est le PS et tenir ce type de position", a-t-il dit.
L'ex-Premier ministre et sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé pour sa part dans le Journal du dimanche que "le gouvernement a un devoir de compréhension" mais qu'il ne doit pas renoncer à sa réforme. Il a promis un débat "ouvert" au Sénat, en particulier sur la question des femmes et de l'égalité salariale.
Pour le député socialiste Claude Bartolone, "rien n'est fini pour de nombreux mois. Contrairement à ce qu'essaient de faire croire un ministre du Travail finissant, un président de la République en grande difficulté, ils seront obligés à un moment donné d'entendre les Français", a-t-il dit sur radio J. Au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien, un autre élu socialiste, Arnaud Montebourg, a appelé le gouvernement à "soumettre son projet au référendum". Un tel scrutin permettrait selon lui un "vrai comptage" des manifestants après la guerre des chiffres à laquelle se livrent syndicats et gouvernement depuis le début du mouvement.
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Une grève générale n'est pas d'actualité pour Thibault
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