Grève générale au Portugal contre l'austérité

Par TF1 News (D'après agence), le 24 novembre 2010 à 07h29 , mis à jour le 24 novembre 2010 à 08h00

Les deux principaux syndicats du Portugal appellent à stopper le travail mercredi pour protester contre les mesures d'austérité censées réduire la dette et le déficit du pays. Mais le gouvernement est déterminé à garder le cap.

C'est la première grève générale commune depuis 1988. Mercredi, les deux principaux syndicats du Portugal appellent à stopper le travail pour protester contre les mesures d'austérité censées réduire la dette et le déficit du pays.

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Plus d'infos

 
Face à ce mouvement, la détermination du gouvernement minoritaire du socialiste José Socrates. Le Premier ministre compte d'autant plus garder le cap que, après l'aide réclamée par l'Irlande à l'Union européenne et au Fonds monétaire international, les investisseurs désignent le Portugal comme le prochain pays de la zone euro qui sera contraint de solliciter un soutien extérieur pour rétablir ses comptes. José Socrates a d'ores et déjà prévenu qu'il maintiendrait ses projets de baisse des salaires et de hausse de la fiscalité pour ne pas faire subir au Portugal le même sort que ceux de l'Irlande et de la Grèce.
 
Chômage record
 
La grève devrait entraîner un arrêt des transports publics, clouer au sol les avions de la compagnie nationale TAP et provoquer la fermeture de nombreuses administrations. Depuis des semaines, des banderoles déployées à Lisbonne invitent les salariés du privé à se joindre au mouvement. Aucune grande manifestation n'est prévue mais les syndicats organisent des piquets de grève dans de nombreux secteurs. Ils espèrent une forte mobilisation en raison du mécontentement croissant à l'égard du gouvernement, qui prévoit également de nombreuses coupes dans les dépenses publiques.
 
Contrairement à l'Irlande, qui est brusquement passée d'une forte croissance à une profonde récession après l'éclatement de sa bulle immobilière, le Portugal est confronté depuis des années à une croissance faible et à un déclin de sa compétitivité. Pour certains économistes, ces deux facteurs pèsent sur sa capacité à surmonter la crise de la dette. Même si son économie croît cette année, des économistes craignent qu'elle bascule de nouveau dans la récession l'an prochain du fait des mesures d'austérité. La hausse des impôts et la baisse des salaires des fonctionnaires devraient ainsi limiter la consommation. Le taux de chômage, qui atteint déjà son plus haut niveau depuis les années 1980 à 10,9%, devrait continuer à augmenter.

Par TF1 News (D'après agence) le 24 novembre 2010 à 07:29
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24 Commentaires

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  • depondy, le 24/11/2010 à 17h30

    Si on y regarde de plus près, c'est DSK qui doit être content, lui il n'a pas besoin d'avoir un statut de président pour siéger au sommet de l'économie mondiale, en bref : " he is the king of the world "!!!...

  • tequilap, le 24/11/2010 à 17h30

    Seulement le problème est qu'on a deja distribuer la moitié des fonds pour les aides !! alors si d'autres pays "tombent" pffft (plus de milliards dans le chapeau du magicien fmi)

  • kosotto1, le 24/11/2010 à 16h07

    à bebert59560 : Parceque vous croyez que comme le nuage de Tchernobyl, la crise touche certains pays et pas d'autres en fonction de la famille politique de leurs dirigeants ! J'ai dit à plusieurs reprises que notre système social avait un peu amorti les effets de la crise (système, reconnaissez le, mis en place par la gauche) mais notre gouvernement actuel a, par certaines mesures, amplifié la crise, le bouclier fiscal mis en place dès 2007 en étant le meilleur exemple car la somme colossale redistribuée aux plus riches aurait pu servir à amortir les effets de cette crise sans précédent

  • kosotto1, le 24/11/2010 à 15h49

    à davidlondres : les banques sont tenues de vérifier la solvabilité de leurs clients avant d'accorder des prêts. Mais le crédit leur rapportant beaucoup d'argent elles ne sont pas très regardantes et se fichent pas mal de savoir si les gens seront capables de rembourser et pire s'ils se font saisir leurs biens et se retrouvent à la rue.

  • kosotto1, le 24/11/2010 à 15h46

    à pilosité : vous pensez vraiment que c'est le peuple qui décide de laisser filer la dette et prend des décisions au niveau de l'état ou de l'Europe ?

  • pedro0pedro, le 24/11/2010 à 15h40

    à pilosité, je suis entièrement d'accord avec votre analyse sur un état fort qui ne laisse pas filer la dette, c'est sans doute pour celà que la France et ses gouvernants ont fait exploser le déficit de notre pays, et à ma connaissance nous ne sommes pas gouvernés par des socialistes.

  • davidlondres0, le 24/11/2010 à 15h10

    Les banques les banques, tjrs et encore les banques ... personne n'a oblige les gens a s'endetter 15 ans pour s'acheter une belle voiture, plutot que d'en acheter une moins belle d'occas, mais au comptant. Tant que tout le monde y trouvait son compte, personne ne ralait

  • davidlondres0, le 24/11/2010 à 15h07

    L'euro n'y est pour RIEN, la monnaie est un outil d'echange, mais n'a pas de voleur en soit!

  • pilosite, le 24/11/2010 à 14h55

    Vision très simpliste du problème, remettre tout sur la faute des banques ça flatte la démago mais la réalité est bien plus pragmatique : un état (et donc un peuple) fort et raisonnable qui ne laisse pas filer la dette sans assurer ses arrières n'a et n'aura jamais besoin de ce genre de traitement. Je trouve assez ironique que ce soit des gouvernements socialistes qui soit obligé d'arriver à de tels résultats > arroseurs arrosés.

  • pedro0pedro, le 24/11/2010 à 13h30

    Les pays européens les uns après les autres seront obligés de faire appel au FMI , la leçon n'a pas servie, les banques continuent de se goinfrer et la population doit faire face à l'austérité. Après la crise nous avons eu droit à de belles paroles mais aucune directive n'a été prise pour sanctionner les financiers qui nous ont plongé dans cette panade, donc ils ont repris de plus belle et continuent leur petit manége au détriment de la plus grande majorité des peuples.

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