Le périphérique parisien (archives). © TF1/LCI
Les prix de l'essence atteignent de nouveaux sommets
Faire son plein n'a jamais été aussi cher en 2012. Et peu importe le carburant utilisé par les automobilistes. Si le prix du SP98 approche les 1,70 euros, celui du gazole a battu son record, qui datait de mai 2008.
Publié le 19/03/2012
Le litre de SP 95 passe la barre des 2 euros à Paris
Alors que les prix de l'essence ont battu de nouveaux records lundi, les automobilistes de la pompe d'un parking du 4e arrondissement de la capitale faisaient grise mine. Un litre de sans plomb 95 coûtait 2,020 euros mardi.
Publié le 13/03/2012
Nouveau record pour les prix de l'essence
Faire son plein n'a jamais été aussi cher en 2012. En particulier pour les automobilistes qui utilisent du sans plomb. Le prix du gazole se stabilise.
Publié le 12/03/2012
Les prix de l'essence continuent de grimper
Faire son plein n'a jamais été aussi cher en 2012. Alors que l'essence a battu un nouveau record, le gazole a atteint son plus haut niveau depuis janvier.
Publié le 27/02/2012
Jamais l'essence n'avait été aussi chère
Les prix de l'essence battent de nouveaux records à la pompe. Le gazole, pour sa part, se rapproche peu à peu de son record historique de 2008. Et les tensions persistent sur les marchés internationaux.
Publié le 21/02/2012
Carburant : pourquoi la flambée des prix va continuer
Les prix à la pompe se rapprochent de niveaux records. Peut-on espérer une accalmie ? Pas vraiment. Entre tensions internationales et cours des devises, les causes de la flambée ne vont pas disparaître.
Publié le 13/01/2012
Le diesel, bientôt plus cher que l'essence ?
Bruxelles envisage d'augmenter fortement les taxes sur le gazole, en raison de ses méfaits sur la santé publique.
Publié le 03/10/2011
Grand Paris, capitale sous haute tension
<b>Dossier spécial - </b>Transports, immobilier, sécurité, emploi, Paris et sa région s'apprêtent à subir un bouleversement. Enquêtes et reportages sur les rives du RER A.
Publié le 02/10/2009
Les 4x4 bientôt bannis de la capitale du pneu ?
A Clermont-Ferrand comme dans quatre autres villes, les 4X4 et les diesels anciens pourraient être interdits à la circulation à partir de 2012.
Publié le 22/12/2010
Le projet n'en est pour l'heure qu'à la phase d'étude. Mais selon Le Parisien, tous les acteurs concernés - la municipalité de Paris, le conseil régional d'Ile-de-France, le syndicat Paris Métropole - planchent déjà sérieusement sur la question. Pour améliorer la qualité de l'air à Paris, régulièrement victime de pics de pollution, notamment d'oxydes d'azote et de particules fines (extrêmement nocives, car elles peuvent s'introduire profondément dans les bronches), la capitale a posé sa candidature pour un projet de Zone d'actions prioritaires pour l'air, ou Zapa. Le principe de ces zones a été défini par le ministère de l'Ecologie dans le cadre de la loi Grenelle 2 sur la protection de l'environnement. A l'heure actuelle, plusieurs grandes agglomérations urbaines, comme l'agglomération lyonnaise, Grenoble-Alpes Métropole... et l'agglomération parisienne, pourraient être concernées par ces expérimentations.
La candidature parisienne a été acceptée début décembre et depuis lors, la première phase vise à définir les zones dans lesquelles les véhicules considérés comme les plus polluants seraient déclarés indésirables. Une mesure qui toucherait directement les voitures roulant au diesel (responsables de plus importants rejets de particules fines) ou les véhicules tout-terrain. La première phase d'étude devrait commencer en 2011. Elle devrait permettre d'évaluer les effets d'une telle mesure d'interdiction en termes de qualité de l'air. Mais aussi son aspect social. Avant un premier test en 2012.
Qui ? Où ? Comment ?
Le projet soulève beaucoup de questions. La première étant : comment choisir les zones où ces véhicules seraient déclarés indésirables ? Cité par Le Parisien, l'adjoint au maire chargé du développement durable, Denis Baupin, détaille quatre scénarios possibles : "la zone comprise à l'intérieur du périphérique, la zone délimitée par l'A 86 ou alors nous travaillerons en termes d'axes. Et dans ce cas, l'idée serait d'interdire les véhicules les plus polluants sur le périphérique ou sur les autoroutes d'Ile-de-France et le périphérique".
Problème : en Ile-de-France, trois voitures sur quatre roulent au diesel. On imagine donc l'impact d'une telle mesure. Voilà pourquoi Denis Baupin insiste sur l'aspect social des premières études qui seront menées : pas question de ne se préoccuper que de la qualité de l'air. Quant à savoir comment ne pas faire peser sur les seuls automobilistes le poids d'une telle mesure... Il tente d'imaginer des biais. Pas forcément très réalistes. "Une compensation pourrait être imaginée : les automobilistes renonçant à leur véhicule pourraient avoir un abonnement gratuit aux transports en commun durant une ou deux années comme cela se fait à Bruxelles".
Le problème est que Bruxelles n'est pas Paris. Les distances ne sont pas les mêmes. Les flux de population aux heures de pointe ne sont pas comparables. Et la mairie de Paris pourrait facilement être une nouvelle fois accusée de pratiquer une politique d'éviction des banlieusards, puisque ce sont les habitants de la Petite et de la Grande Couronne qui sont les plus concernés par ces déplacements en voiture... et que c'est sur eux que pèserait avant tout cette mesure. Reporter une partie du flux automobile sur les transports en commun apparaît irréaliste, quand on voit les taux de saturation de lignes comme le RER A. Seule solution alors pour les possesseurs de vieux diesels : acheter une voiture neuve. A leurs frais, bien entendu. Mais Denis Baupin se défend de viser les conducteurs. "L'idée n'est pas d'envoyer un message aux seuls automobilistes mais aussi aux constructeurs pour leur faire comprendre qu'ils ont intérêt à imaginer des modèles moins polluants", souligne-t-il dans Le Parisien.
L'Etat aura le dernier mot
Autre question soulevée par le projet : celle de sa mise en oeuvre. Comment concrètement interdire certains accès aux automobilistes concernés ? Et comment vérifier que cette interdiction est respectée ? Pour Denis Baupin, qui s'en est expliqué mercredi matin sur France Info, "les contrôles devraient se faire de manière inopinée : de la même manière qu'on vérifie les papiers d'un véhicule lors d'un contrôle, on vérifierait aussi qu'il a bien le droit de rouler". L'adjoint au maire chargé du développement durable imagine aussi des "radars" chargés d'analyser les rejets des voitures traversant les zones ciblées. Mais Paris, ville capitale et zone touristique de premier plan, attire nombre de visiteurs qui ne sont pas résidents en Ile-de-France. Que se passerait-il si des touristes arrivant sur le périphérique parisien ou une des autoroutes d'Ile-de-France se rendaient soudain compte qu'ils n'ont pas le droit de continuer à rouler ? Faudrait-il mettre en place des itinéraires de délestage, au risque de reporter la pollution ailleurs ? Faudrait-il créer d'immenses zones de stockage ?
Dans tous les cas, la mesure n'est pas pour demain. Et, au final, c'est l'Etat qui aura le dernier mot dans ce projet. Hasard du calendrier, les premiers tests devraient, comme le souligne Le Parisien, coïncider avec la prochaine élection présidentielle, ce qui pourrait donner aux Zapa un retentissement inattendu.
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