Un chef d'entreprise qui se plaignait d'une disposition du code du travail assimilant, selon lui, à une sanction le versement d'une indemnité forfaitaire à un salarié clandestin licencié, a été débouté vendredi par le Conseil constitutionnel.
Les Sages, saisis d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ont jugé conforme à la Constitution l'article L.8223-1 du code du travail qui était attaqué. Cet article, est-il expliqué dans un communiqué, "prévoit, en cas de licenciement d'un salarié dont le travail a été dissimulé, le versement d'une indemnité forfaitaire égale à 6 mois de salaire". "Le Conseil constitutionnel a relevé que cette indemnité a pour objet d'assurer une réparation minimale du préjudice subi par le salarié du fait de la dissimulation du travail. Le caractère forfaitaire de cette indemnité est destiné à compenser la difficulté, pour ce salarié, de rapporter la preuve du nombre d'heures de travail accompli", poursuit le communiqué. Ainsi, ont conclu les Sages, "cette indemnité ne constitue pas une sanction ayant le caractère d'une punition" et l'article attaqué "est conforme à la Constitution".
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