Bernard Thibault / Nicolas Sarkozy (montage) © TF1 News / www.abacapress.comDécidément, le projet gouvernemental de prime a peu de soutien du côté des partenaires sociaux. L'idée est simple : toute entreprise qui distribuera des dividendes devra en même temps verser 1000 euros de prime exceptionnelle à ses salariés. La patronne du Medef, Laurence Parisot, s'est étranglée devant ce projet "incompréhensible" et "dangereux pour les PME". Les syndicats ne se sont guère montrés enthousiastes. Interrogé ce vendredi dans Les Echos, Bernard Thibault se montre particulièrement critique. Et le numéro un de la CGT en profite pour fustiger l'ensemble de la politique économique et sociale du gouvernement.
2012 : Bernard Thibault s'invite dans la campagne
Le secrétaire général de la CGT a dénoncé mardi le "bilan anti-social" de Nicolas Sarkozy devant des milliers de militants réunis au Zénith de Paris sur le thème des retraites. Plusieurs personnalités politiques de gauche et d'extrême-gauche avaient fait le déplacement.
Publié le 31/01/2012
Prime aux salariés: trois quarts des patrons de PME y sont favorables
Même s'ils ne seront pas contraints à verser la prime pour dividendes, les patrons de PME semblent prêts à le faire. Ils sont moins conquis par les décisions du gouvernement en matière d'ISF et de bouclier fiscal...
Publié le 10/05/2011
Prime aux salariés: loi avant l'été, mais pas forcément 1000 euros...
S'il est confirmé que le gouvernement travaille sur une loi créant une prime pour les salariés, qui verrait le jour cet été, Christine Lagarde a dit lundi sur LCI n'être pas favorable à un montant obligatoire, alors que le chiffre de 1000 euros est évoqué.
Publié le 18/04/2011
Prime de 1000 euros : une loi "avant l'été" ?
Invité dimanche du Grand Jury, le ministre du Travail est revenu sur différents projets, dont la prime versée aux salariés des entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires et les restrictions apportées à l'immigration du travail voulues par Claude Guéant.
Publié le 17/04/2011
Essence à 2 euros, prime de 1000 euros : Parisot s'en mêle
Le projet visant à imposer aux entreprises qui versent des dividendes à payer une prime de 1000 euros à leurs salariés est une proposition "incompréhensible" pour Laurence Parisot. Elle vole en revanche au secours du PDG de Total après ses propos sur le prix de l'essence.
Publié le 14/04/2011
1000 euros de prime exceptionnelle pour tous les salariés ?
Le ministre Budget envisage la création d'un mécanisme pour pousser les entreprises à lier le versement de dividendes à celui d'une prime exceptionnelle pour leurs salariés.
Publié le 13/04/2011
Une prime aux salariés, est-ce faisable ?
Le ministre du Budget a évoqué mercredi la création d'une prime de 1.000 euros pour les salariés, versée par les entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Comment cela fonctionnerait-il ? Qui serait concerné ?
Publié le 13/04/2011
Interrogé sur le "repli contestataire" de son organisation qui n'a pas signé les récents accords paritaires (Unedic, Agirc-Arrco, emploi des jeunes), il affirme que "la CGT est en phase avec la majorité des salariés". "Quand trois Français sur quatre condamnent la politique de Nicolas Sarkozy, vous croyez que la période est propice à adoucir les moeurs?", demande-t-il.
"La philosophie de Nicolas Sarkozy ne change pas"
Concernant la fameuse prime de 1000 euros qui serait imposée aux entreprises distribuant des dividendes, le secrétaire général de la CGT la juge "pas acceptable": "la prime que l'on nous annonce serait exceptionnelle, ne concernerait pas la plupart des salariés et conditionnerait la rémunération du travail au résultat financier de l'entreprise", dit-il. Or, plaide-t-il, "c'est bien les salaires qu'il faut augmenter dans le privé et le public". Un point sur lequel il se retrouve avec Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO : également interrogé vendredi matin sur la prime, il a estimé lui aussi que la priorité allait à "l'augmentation des salaires" : pour lui, "c'est ce que tous les conflits sociaux démontrent".
Il fustige aussi la réforme de la fiscalité du patrimoine, qui "n'est pas une réforme : ce sont des mesures avant la présidentielle, signe du désarroi de l'exécutif. L'allègement de l'ISF réduira encore la progressivité de l'impôt sur le revenu alors qu'il faut le renforcer. (...) La philosophie de Nicolas Sarkozy ne change pas: il baisse les impôts des plus riches", dit-il.
Ironique, Bernard Thibault se dit néanmoins "ravi que, quatre ans après, le chef de l'Etat redécouvre l'enjeu du pouvoir d'achat. Il ne cesse de reculer et on compte de plus en plus de travailleurs pauvres", ajoute-t-il en évoquant la crise et ses conséquences, "lourdes pour les salariés mais visiblement pas pour les entreprises et les actionnaires, hormis une parenthèse en 2009". Ce n'est pas pour autant que le responsable cautionne le programme du PS, estimant "qu'il est encore trop tôt pour commenter les programmes" mais repoussant la proposition socialiste de fusionner l'impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée (CSG). La fusion, estime-t-il, "porterait le risque que la CSG soit détournée de son objet, le financement de la protection sociale".
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