Nicolas Sarkozy lors de son discours de Toulon du 1er décembre 2011 © www.abacapress.comDevant l'envolée du chômage en France, Nicolas Sarkozy a convié jeudi, lors de son discours de Toulon, les partenaires sociaux à un sommet sur l'emploi en janvier, assurant que "tout n'a pas été essayé" dans ce domaine. "Quand on voit monter le chômage on n'a pas le droit de dire qu'on n'y peut rien, même si tout ne dépend pas de nous", a-t-il souligné. "La crise ne doit pas nous faire baisser les bras. Et ce n'est pas parce qu'il y a une élection présidentielle qu'il faut attendre", a-t-il ajouté en mettant en avant la nécessité de "lever les tabous sur les freins à la compétitivité française". Une proposition faite trois jours après l'annonce d'une nouvelle envolée du chômage à un niveau inégalé depuis 12 ans - 2,814 millions de personnes sans activité en quête de travail.
Crise de l'euro : Sarkozy vante "le désendettement et le courage"
Le chef de l'Etat a plaidé jeudi soir à Toulon pour une "refondation" de l'Europe, reposant sur la "discipline". Il a déclaré que "la France milite avec l'Allemagne pour un nouveau traité" pour l'Union européenne.
Publié le 01/12/2011
Discours de Toulon "ressorti du frigidaire", un "oral de rattrapage raté"
REACTIONS. Eva Joly, Ségolène Royal, Martine Aubry, mais aussi Jean-François Copé, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ont réagi au discours de Nicolas Sarkozy sur la crise, prononcé jeudi soir à Toulon.
Publié le 01/12/2011
Crise de l'euro : Merkel à Paris lundi pour discuter de la gouvernance
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors de son discours sur la crise à Toulon, qu'il recevrait Angela Merkel lundi et qu'ils feraient des "propositions" communes sur l'Europe. Au programme : un renforcement de la gouvernance de la zone euro pour une plus grande discipline budgétaire.
Publié le 01/12/2011
Crise de la dette : les banques centrales volent au secours de la zone euro
Les principales banques centrales mondiales ont uni leurs forces mercredi pour offrir un peu d'oxygène à la zone euro et à son secteur bancaire qui menace de se gripper à cause de la crise de la dette. Les Bourses européennes ont clôturé en forte hausse, dopées par cette annonce.
Publié le 30/11/2011
Zone euro : Hollande contre une exigence de l'Allemagne
Le candidat PS s'est prononcé mercredi à Bruxelles contre une demande de l'Allemagne consistant à durcir la discipline budgétaire dans la zone euro en donnant le pouvoir à la Cour de justice européenne de poursuivre les pays trop laxistes.
Publié le 30/11/2011
2012 : Un Français sur deux ne souhaite voir élu ni Hollande ni Sarkozy
47% des Français ne souhaitent ni la victoire de François Hollande ni celle de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, selon un sondage BVA. Le redressement de la cote du président sortant se confirme, en hausse de 6 points.
Publié le 29/11/2011
Cambadélis : "est-on obligé de se faire hara-kiri" face à Merkel ?
INTERVIEW - Le député PS de Paris chargé des relations internationales plaide pour la fermeté face à l'Allemagne, jugeant que "Nicolas Sarkozy s'est piégé lui-même". Quant aux attaques contre François Hollande, il met en garde la gauche : "vous jouez le mauvais remake de 2002".
Publié le 29/11/2011
L'UMP en ordre de bataille pour 2012
Intervenant tour à tour devant les cadres de l'UMP réunis pour discuter de la mobilisation pour 2012, Jean-François Copé et François Fillon ont pilonné le programme du PS, jugé inadapté à cette période de crise.
Publié le 27/11/2011
Les Français pas prêts à acheter de la dette publique
Moins d'un tiers des Français se déclarent prêts à racheter de la dette publique française si on leur en donnait la possibilité, selon un sondage Harris à paraître mardi dans la Tribune.
Publié le 28/11/2011
Chômage : comme prévu, les chiffres d'octobre sont mauvais
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a une nouvelle fois nettement progressé de 1,2%, soit 34.400 personnes, pour atteindre 2,814 millions, a annoncé lundi le ministère du Travail. Xavier Bertrand avait annoncé dimanche que ces chiffres ne seraient "pas bons".
Publié le 28/11/2011
Crise de la dette : les marchés font-ils la loi ?
François-Xavier Piétri, spécialiste des questions économiques de TF1, analyse le rôle des marchés, alors que l'Italie a emprunté 7 milliards mardi matin à des taux très enlevés.
Publié le 29/11/2011
Les scénarios pour sortir de la crise de la dette
Emission d'euro-obligations pour mutualiser la dette, transformer la BCE en banque centrale qui prêterait directement aux Etats : quelles options sont envisagées pour sortir de la crise la zone euro ?
Publié le 29/11/2011
Baroin : la France "maintient ses prévisions de croissance"
La France maintient ses prévisions de croissance malgré une série d'indicateurs laissant craindre un ralentissement économique, a déclaré mardi le ministre de l'Economie, François Baroin sur France Info.
Publié le 29/11/2011
Qu'en pensent les partenaires sociaux ? S'ils se disent prêts à se retrouver autour d'une table, ils préviennent d'emblée qu'ils ne comptent pas ouvrir des discussions dont il ne sortirait rien et qui n'auraient d'autre but que de servir de caution. Aussi Véronique Descacq, secrétaire nationale de la CFDT, a-t-elle mis en garde dès jeudi soir : "On ira à ce sommet social, s'il est convoqué, mais il faut aussi écouter les propositions". Elle a souhaité qu'il s'agisse d'un "sommet avec esprit d'ouverture et pas pour la galerie", en commentant, mi-figue, mi-raisin : "Un sommet, pourquoi pas ? Nous les propositions on les a depuis des mois, il faut juste qu'on nous écoute".
"Une demi-journée pour régler le chômage" ?
Même réaction désenchantée du côté de la CFTC. Pascale Coton, sa secrétaire générale, remarque ainsi : "Nous avons toujours demandé qu'il y ait un dialogue social permanent. On en a un peu marre d'être invité au coup par coup. S'il y avait un dialogue social permanent (...), ce serait mieux que de gérer uniquement quand il y a des crises". La CFTC ira-t-elle au sommet en janvier ? "Bien sûr que nous irons, puisque cela concerne l'emploi, on ne se pose même pas la question. Il faut arriver à travailler ensemble". Stéphane Lardy, secrétaire confédéral FO, est encore plus pessimiste : "Si c'est simplement pour refaire un sommet social comme les autres fois... Je pense qu'on ira car on est républicain, mais ce n'est pas en une demi-journée qu'on va régler la problématique du chômage dans ce pays. La solution pour créer de l'emploi ne relève pas uniquement des partenaires sociaux, mais elle relève de la volonté politique au niveau français et européen".
Enfin, pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, "si ce sommet se tient, il faut qu'il ne soit pas formel, et que tous les partenaires soit entendus". Et d'ajouter : "J'ai le sentiment que le débat est confisqué, qu'il y a des tabous. J'aimerais que le sommet parle aussi de l'emploi public. Nicolas Sarkozy dit qu'il va continuer le un sur deux (non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, ndlr), qu'il faut réduire les dépenses publiques car elles sont inutiles. Au contraire, il est utile d'investir dans le secteur public, il y a là des leviers indispensables en période de crise".
Sur le plan politique, la seule réaction pour l'instant à gauche est la plus virulente : Manuel Valls, chargé de la communication de campagne de François Hollande, a vu vendredi une "provocation" dans cette annonce d'un sommet social par Nicolas Sarkozy. "Le président de la République ne respecte ni les institutions, ni l'opposition, ni les partenaires sociaux", a accusé le député-maire PS d'Evry sur France Inter.
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