"La rentrée va être chaude, la mobilisation sera forte et très suivie, il va falloir être en forme et, pour ça, on va aller se changer les idées et se reposer en vacances à partir de demain soir (jeudi)", a expliqué Pascal Rivière, salarié au service qualité, à la sortie de l'usine d'Aulnay, qui emploie 3.000 salariés et dont la fermeture a été annoncée pour 2014.
Selon Mohammed Khenniche, délégué du syndicat SUD, "il faut entrer dans l'action dès le retour de vacances le 4 septembre". "Il n'est pas exclu de bloquer la production ou encore les sorties des véhicules pour les ventes. On est prêt à tout, il ne faut rien lâcher", a-t-il assuré. "On se mobilisera avec le plus grand nombre dès la rentrée car il faut démarrer sur les chapeaux de roue", a ajouté Patrice Zahn, délégué syndical de la CGT. "On est prêt à tout et on ne s'interdit absolument rien", a-t-il affirmé.
La direction de l'usine n'enregistrait pas de grévistes mercredi après-midi. Dans la matinée, elle avait indiqué que la production était normale entre 6h00 et 8h00 et que, à partir de 8H00, elle n'était ni à l'arrêt total ni normale mais vivait sous le régime de "stop and go" (alternance entre périodes de production et d'arrêt).
Quelque 8.000 suppressions d'emplois sont prévues au sein du groupe PSA Peugeot Citroën, qui a annoncé la fermeture en 2014 de l'usine d'Aulnay, l'un des gros employeurs de Seine-Saint-Denis.









