Ce sont donc 5.122 postes qui sont concernés. Entre décembre 2011 et décembre 2013, Air France espère donc supprimer plus de 10% de ses 49.300 salariés sous contrat français. Le nombre de départs naturels non remplacés sur la période est estimé à 1.710 et les sureffectifs - qui touchent l'ensemble des catégories de personnels - à 3.410, a précisé dans un communiqué la compagnie aérienne.
"Si les nouveaux accords sont signés, les modalités de traitement des sureffectifs excluront le recours à des départs contraints d'ici fin 2013", a-t-elle ajouté. Mais des licenciements pourraient avoir lieu en 2014 si les chiffres ne sont pas atteints.
"Mesures d'accompagnement"
Les "mesures d'accompagnement" mises en oeuvre en 2012 et 2013 pourront inclure une incitation au départ anticipé en retraite dans le cadre d'un plan de départs volontaires, une incitation au départ volontaire, des incitations "ciblées" au temps partiel et des mesures de partage du temps de travail pour les personnels navigants commerciaux et techniques.
"Une évaluation de l'état d'avancement du plan (...) sera conduite au second semestre 2013. Si son déroulement est conforme aux objectifs, le recours à des départs contraints sera également évité en 2014."
Ces mesures s'inscrivent dans le plan de transformation à trois ans (2012-2014) que le groupe Air France-KLM a lancé en janvier et qui est destiné à restaurer sa rentabilité et à réduire son endettement net de deux milliards d'euros.
Ecoutez la réaction du PDG d'Air France, jeudi lors d'une conférence de presse. (Vidéo - Suppression de postes : le PDG d'Air France s'explique)






