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Après le coup de tonnerre chez PSA, inquiétudes chez Renault


le 13 juillet 2012 à 12h11 , mis à jour le 13 juillet 2012 à 12h13.
Temps de lecture
3min
Usine Renault de Flins

Photo de l'usine Renault de Flins dans les Yvelines. / Crédits : TF1 News

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SocialLa CFDT du groupe Renault fait part de ses craintes après l'annonce du plan social chez PSA. Une annonce qui pourrait servir d'alibi à la direction du groupe au losange pour prendre des mesures similaires. Carlos Ghosn avait déjà laissé entendre qu'il pourrait s'engager dans la même voie.

Les inquiétudes concernant le site PSA d'Aulnay dataient de plus d'un an. Mais l'annonce faite jeudi par le constructeur, qui prévoit la suppression de 8000 postes, va bien au-delà d'Aulnay et touchera de nombreux sites. Un coup de tonnerre dans le monde de l'automobile, qui suscite désormais des inquiétudes chez les salariés des autres groupes... et notamment chez Renault. La CFDT du rival de PSA a ainsi ouvertement demandé vendredi à la direction du groupe d'agir "avant qu'il ne soit trop tard" afin d'"éviter que les salariés de Renault ne connaissent le même sort que leurs collègues" de PSA. Selon la CFDT, "Aulnay devient emblématique de choix stratégiques du patronat français qui combat tous les coûts liés à la main d'oeuvre, à n'importe quel prix pour rémunérer à bon compte le capital".

Au-delà de ces arguments, le syndicat dit craindre que la restructuration annoncée par PSA n'incite la direction du groupe au losange pour prendre des mesures similaires. "Carlos Ghosn a déjà dit que si un concurrent choisissait cette voie, tout le monde serait obligé de revoir sa stratégie", rappelle Fred Dijoux, délégué CFDT chez Renault. "La fermeture de PSA Aulnay peut servir d'alibi aux concurrents, et notamment au premier d'entre eux, Renault."  

Pas de fermeture envisageable, mais...

C'est en mars dernier, au salon de l'automobile de Genève, que le PDG de Renault avait estimé que la première restructuration d'ampleur par un constructeur européen pourrait entraîner une vague de fermeture de sites, en contraignant tous les concurrents à lui emboîter le pas. Contrairement à PSA, Renault a pérennisé l'ensemble de ses sites français dans son dernier plan stratégique qui court jusqu'en 2016 en affectant à chacun un programme de véhicules : le sport à Dieppe (Seine-Maritime), les petits utilitaires à Maubeuge (Nord), les utilitaires moyens à Sandouville (Seine-Maritime) et les plus gros à Batilly (Moselle), la Zoé électrique à Flins (Yvelines), aux côtés de la Clio 4 partagée avec la Turquie, et le futur moyen et haut de gamme sur une plate-forme commune avec Nissan à Douai (Nord). Mais cela ne rassure pas les syndicats. "Cet engagement va-t-il rester gravé dans le marbre face à la dégradation du marché européen ? Chez Renault aussi, les usines sont en sous-charge", poursuit Fred Dijoux.

S'il produit moins de voitures en France que PSA - il emploie dans l'Hexagone près de 55.000 personnes - deux fois moins que son concurrent - et vend davantage hors d'Europe avec une filiale "low cost" très rentable, Renault ressent lui aussi l'impact du marasme du marché automobile français et européen. Le groupe a légèrement réduit depuis mai la capacité de production de son site de Maubeuge et annoncé en juin 300 suppressions de postes de structure sur le site de Flins. "A Flins, les nouveaux modèles arrivent seulement et à Sandouville et Douai, il faudra attendre 2013 et 2014. Pendant la période de creux qui s'annonce, il faudra être vigilant", ajoute Fred Dijoux. "Si une fermeture d'un de ces sites nous semble impossible, on est dans le même cas de figure que PSA Rennes et des coupes sombres dans les effectifs sont toujours possibles".

Commenter cet article

  • clementine1218 : Chaudcouledouce vous embauchez parce que il me reste 7 ans a faire et que d'ici 1 an ou 2 voir avant je serais au chomdu et comme j'ai voté Sarkozy je ne veux pas être pénalisé , ce serait dommage avec un si brillant ministre du redressement productif , un si brillant ministre du travail ( la pour le coup on l'entend pas beaucoup il doit être en vacance) et un si brillant gouvernement former a l'ENA .

    Le 14/07/2012 à 04h14
  • clementine1218 : Ben ils réfléchissent avec le gouvernement et feront une action pour réclamer plus de prof ,des hausses de salaires , la retraite a 35 ans les 8 semaines de congés payés et la hausse du smic. A vous parliez des emplois des ouvriers , heu ben la ils sont en vacances pour ce concerter sur l'accélération de la liquidation de notre industrie.

    Le 14/07/2012 à 04h08
  • sophie70000 : Que Montebourg fasse bien son travail pour PSA, qui est français ! Renault, y a longtemps que ce n'est plus le cas !

    Le 13/07/2012 à 22h54
  • riviera13 : Et ils sont ou?et ils sont ou? et ils sont ou? Les SYN-DI-CA-LISTES!

    Le 13/07/2012 à 18h18
  • trunk69100 : Il est impératifs que ces constructeurs vendent à l'étranger, car c'est pas les chômeurs qui achèteront leur voitures ^^

    Le 13/07/2012 à 18h03
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