Alors que Luc Oursel, le président du directoire d'Areva, s'apprête à présenter lundi un "plan d'orientation stratégique" qui prévoit notamment des suppressions d'emplois, la confirmation des rumeurs est venue dimanche du ministre de l'Industrie lui-même. "Je vous confirme qu'Areva annoncera des pertes, vraisemblablement importantes, leur montant exact, c'est au président d'Areva qu'il appartient de les annoncer et de les expliquer", a déclaré Eric Besson, invité du Forum Radio J.
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Ce que contient le plan d'économies d'Areva
Gel des embauches et des salaires, suspension des investissements... Le groupe nucléaire français a dévoilé, mardi, les principales pistes de son plan stratégique " Action 2016 " visant à redresser la santé financière du groupe.
Publié le 13/12/2011
Plan d'économies chez Areva : 1200 postes supprimés en France ?
La catastrophe de Fukushima contraint le groupe français à lancer un vaste plan d'économies. Tout en refusant de confirmer l'information de la CGT selon laquelle 1.200 emplois seraient supprimés, la direction a assuré que "personne ne verrait son emploi supprimé en France".
Publié le 12/12/2011
Areva va réduire ses effectifs en France
Le groupe nucléaire français va geler ses recrutements d'ici 2016, avance La Tribune lundi. Une mesure qui fait partie d'un plan de suppression de postes que la direction devrait dévoiler d'ici mardi. Le plus sévère depuis la création du groupe il y a dix ans.
Publié le 12/12/2011
Suppressions de postes chez Areva: démentis de la direction et de Baroin
Areva a "démenti catégoriquement" lundi vouloir supprimer plus de 1.000 postes en France, comme l'avait affirmé l'AFP un peu plus tôt. Plusieurs ministres ont également apporté un ferme démenti.
Publié le 21/11/2011
Sécurité nucléaire : EDF et Areva s'estiment au niveau
A la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire, EDF et Areva ont évalué la sécurité de leurs installations en tirant les leçons du drame de Fukushima. Les deux groupes s'estiment à l'abri d'un accident du même type. Le Réseau Sortir du Nucléaire crie au scandale.
Publié le 16/09/2011
Pour NKM, c'est aux Allemands de faire les frais d'un plan social d'Areva
Pour la ministre de l'écologie, il serait logique que les Allemands fassent les frais d'un plan social d'Areva, plutôt que les Français.
Publié le 22/11/2011
Areva dément vouloir supprimer des postes en France
Areva se préparerait à annoncer entre 2.700 et 2.900 suppressions d'emplois. Le groupe dément pour l'instant vouloir supprimer des emplois en France. Le ministre de l'Economie recevra mardi le PDG du groupe nucléaire.
Publié le 22/11/2011
Selon le ministre, ces pertes s'expliquent notamment "par le fait que c'est une action de mise à niveau et de transparence qui est menée par le président d'Areva et son conseil de surveillance, et notamment en terme de dépréciation d'actifs". Une dépréciation d'actifs qui touche en premier lieu sa filiale minière (mines d'uranium) UnraMin en Namibie. "Je crois savoir que le conseil de surveillance d'Areva veut se doter d'un comité spécial pour faire toute la lumière sur cette acquisition qui date de 2007 et qui a été achetée à un très haut niveau qui correspondait probablement au très haut niveau des prix de l'uranium à l'époque, or depuis le prix de l'uranium a été divisé par deux", indique le ministre. "J'ai demandé moi-même à mes services une étude sur les conditions de cette acquisition pour essayer de comprendre ce qui s'était exactement passé et pourquoi la dépréciation de cet actif".
Faudra-t-il auditionner Anne Lauvergeon ?
Eric Besson a toutefois assuré qu'il ne croyait pas qu'il y ait eu des zones d'ombre dans l'achat d'UnraMin en Namibie. "Il ne faut pas préjuger à l'avance ce que seront les résultats de cette étude", a-t-il estimé, rappelant la baisse significative des prix de l'uranium depuis. "Je ne fais pas a priori de querelle ad hominem", assure-t-il, "si le comité spécial estime nécessaire d'auditionner Anne Lauvergeon on n'est pas dans un registre judiciaire mais dans une démarche d'un conseil de surveillance interne qui s'interroge sur les conditions de cette acquisition". Cet achat s'est fait à l'époque "avec l'assentiment des représentants de l'Etat au conseil d'administration", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le ministre a confirmé que les chantier EPR en Finlande comme à Flamanville allaient "coûter beaucoup plus cher à fabriquer que ce qui avait été envisagé, notamment pour des questions de génie civil, de travaux publics qui sont liés à la substance même de ce qu'il est, c'est à dire un produit particulièrement sûr".
Pour vendre des réacteurs EPR, "il y a des discussions avec beaucoup de pays qui continuent à investir dans le nucléaire", souligne Eric Besson, citant la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud ou le Royaume-Uni.
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