Ceux qui souffrent de la crise, et ceux qui s'en sortent

Par TF1 News (Avec agence), le 12 novembre 2009 à 06h46 , mis à jour le 12 novembre 2009 à 06h51

Dossier : Une semaine pour l'Emploi

La crise renforce les inégalités sur le marché du travail, révèle une étude. Selon que les salariés seront en contrat stable ou précaire, la stratégie des entreprises ne sera pas la même.

Pôle EmploiImage d'archives. © Reuters

Derrière les annonces de plan sociaux et les chiffres galopants du chômage se dissimulent des réalités très contrastées. Les salariés sont loin d'être égaux face aux conséquences de la crise. Une note du Centre d'analyse stratégique (CAS) dévoile ainsi un marché du travail à deux vitesses en France. Les entreprises ont adopté une double stratégie : retenir leur main d'oeuvre en contrat stable et se séparer des emplois "flexibles", notamment l'intérim. Avec comme conséquences, note le CAS, un recours accru à des "formes de flexibilité interne", en jouant sur le chômage partiel ou le nombre d'heures supplémentaires, et une diminution drastique du nombre d'emplois précaires.

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Cette analyse intitulée L'ajustement de l'emploi dans la crise : la flexibilité sans la mobilité ? souligne que le nombre de salariés en chômage partiel en France métropolitaine dépassait au second trimestre 2009 "le nombre maximal atteint lors du choc de 1993". En dressant ce constat, le Centre d'analyse stratégique observe que le chômage partiel est un moyen pour les DRH de retenir les compétences pour préparer l'après-crise. Du coup, "les salariés en contrats stables appartenant au coeur de l'emploi ont été relativement épargnés par les destructions d'emplois au second trimestre 2009". Parmi les 3,5 millions d'inscrits à Pôle emploi au premier trimestre 2009, 340.000 étaient au chômage suite à une rupture de contrat stable dans l'année écoulée, "chiffre proche de celui constaté lors du précédent ralentissement économique au premier trimestre 2004 (320.000), alors que l'ampleur du choc actuel est sensiblement plus élevée", note le CAS.

"Noyaux durs" et sous-traitants

Parallèlement, les entreprises ont réduit le recours à l'intérim, qui a joué "le rôle d'amortisseur de choc conjoncturel, notamment dans l'industrie". L'intérim a représenté plus de la moitié des destructions d'emplois entre début avril 2008 et fin juin 2009 (53%), alors que sa part dans les effectifs salariés totaux n'était que de 3,6% à la fin 2007. Dans l'industrie, les secteurs en plus forte contraction, comme la fabrication de matériels de transport ou la métallurgie, ont "associé une décrue des effectifs d'intérimaires à de fortes diminutions des heures supplémentaires", remarque le CAS. Et, dans des secteurs dont les effectifs ont moins diminué, voire augmenté (production et distribution d'électricité et de gaz, industrie agroalimentaire, etc), "les baisses d'effectifs intérimaires ont été parfois compensées par une hausse des heures supplémentaires", poursuit-il.

Pour le CAS, cette dualisation du marché du travail "résulte dans une large mesure des recompositions du tissu productif français depuis la seconde moitié des années 1990", le recentrage des entreprises sur leur coeur de métier ayant notamment induit un recours accru à la sous-traitance, ce qui a contribué à généraliser l'intérim. Résultat : "d'un côté, la permanence d'un noyau dur et stable d'emploi au sein des grands groupes d'entreprises, concernant les salariés ayant accès aux marchés internes des groupes, et de l'autre une frange plutôt jeune, faiblement qualifiée et embauchée en contrat temporaire sur des postes à fort turnover, au sein d'entreprises de plutôt petite taille".

Par TF1 News (Avec agence) le 12 novembre 2009 à 06:46
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19 Commentaires

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  • ayaharu, le 25/11/2009 à 13h36

    Actuellement en recherche d'un poste de Graphiste, je vous propose ma collaboration et vous invite à découvrir mon parcours professionnel. Pendant plus de 2 ans, j'ai passé mon Bac Professionnel en artisanat et métier d'art option communication graphique au Lycée Claude Garamont sans le 92 à Colombe. Durant ses 2 ans j'ai effectué différent stages d'un mois ou j'ai occupé un poste de graphisme chez Ouest reproduction, puis dans l'entreprise A la lettre et enfin chez un architecte « Rodiet » Créatif, rigoureux et à l'écoute de ce qui nous entoure, je dispose des compétences qui me permettent une vraie réactivité pour répondre aux impératifs des clients. En effet, je maîtrise diverses techniques de communications (affiches, carte de visite?). Au-delà de ces procédés publicitaires, je maîtrise les techniques informatiques (Photoshop, Illustrator) ainsi que des méthodes plus traditionnelles (le dessin). Désireux de m'investir dans un nouveau challenge, je vous propose de me rencontrer afin de vous convaincre de ma motivation et, de vous démontrer mes capacités au travers de mon Book. Je suis libre de suite immédiatement.

  • racingboss, le 23/11/2009 à 21h22

    Oui, votre raisonnement est pertinent. A un an près je suis dans la même situation que vous est c'est décourageant. Oui les entreprises et les banquiers entretiennent la crise. J'ai dans mon entourage un ami sans emploi qui voudrait reprendre une affaire. Il a besoin pour cela de 20.000 Euros. C'est un de mes anciens collègues de travail (de la même charrette que moi) je reconnais ses compétences. Comme moi son salaire à la commission se montait à environ 2400 Euros nets mensuels, ce qui prouve ses capacités. Aucune banque n'accepte de lui prêter la somme c'est surement de cette façon que l'on va sortir de la crise.

  • cocudutravail, le 23/11/2009 à 19h35

    Il n'est pas rationnel d'accuser la crise ou le gouvernement de la situation du marché de l'emploi en France. Les vrais responsables sont les acteurs économiques : entreprises et banquiers. Ma situation personnelle, qui je pense est loin d'être isolée, illustre à défaut de démontrer, la situation de malaise qui anime le monde du travail aujourd'hui. J'ai 47 ans, je suis diplômé de l'enseignement supérieur, bilingue et fortement expérimenté dans la gestion commerciale de centres de profits et le management d'équipes commerciales. A ce jour, je suis au chômage depuis un an. Mon CV décrit une carrière ascendante et des résultats prouvés sur une période de 25 ans. Quand j'ai perdu mon dernier emploi, je pensais que mon profil me permettrait a priori de retrouver rapidement une situation, malgré l'acceptation d'emplois sous qualifiés et de CDI divers. Après plus de 1.500 candidatures, un seul constat s'impose : les entreprises se moquent, voire méprisent les candidats. Depuis le début de ma recherche d'emploi, je tiens des statistiques chiffrées qui me sont d'ailleurs nécessaires lors de mes entretiens réguliers avec mon conseiller pôle-emploi. Sur 1.500 candidatures, seules 138 (soit moins de 10%) ont été suivies d'une réponse, dans tous les cas, sous la forme d'un communiqué laconique, transmis la plupart du temps par courrier électronique, dont la répétition des termes ( Nous sommes au regret de .............) devient si lassante que l'on finit par s'y habituer. Mais que penser du sérieux d'une entreprise ou de la réalité d'un recrutement quand elle ne se donne même pas la peine de répondre à un candidat à une offre d'emploi diffusée à grands renforts de coûteuses annonces de presse. Je me demande s'il ne s'agit pas là de publicité mensongère déguisée en offre d'emploi avec pour seule finalité de tromper la concurrence sur l'état de santé de l'entreprise. Sur 138 réponses, moins d'une dizaine se sont conclues par un entretien, avec au final des refus plus ou moins motivés. Le vrai motif est sans doute lié à mon âge, mais on ne peut pas me l'avouer sans s'attirer les foudres de la HALDE. Fort de ce constat, il est temps de changer les mentalités. Non Mesdames, Messieurs les recruteurs, un candidat quadragénaire n'est pas « bon pour la casse » ! Au contraire, le recul apporté par l'expérience et la gestion de situations déjà vécues seraient un bon rempart contre la situation de crise que vous continuez à entretenir en préférant un candidat plus jeune, sans aucun doute diplômé, certainement pistonné mais assurément moins armé et forcément moins cher qu'un cadre confirmé.

  • cocudutravail, le 23/11/2009 à 19h29

    Il n'est pas rationnel d'accuser la crise ou le gouvernement de la situation du marché de l'emploi en France. Les vrais responsables sont les acteurs économiques : entreprises et banquiers. Ma situation personnelle, qui je pense est loin d'être isolée, illustre à défaut de démontrer, la situation de malaise qui anime le monde du travail aujourd'hui. J'ai 47 ans, je suis diplômé de l'enseignement supérieur, bilingue et fortement expérimenté dans la gestion commerciale de centres de profits et le management d'équipes commerciales. A ce jour, je suis au chômage depuis un an. Mon CV décrit une carrière ascendante et des résultats prouvés sur une période de 25 ans. Quand j'ai perdu mon dernier emploi, je pensais que mon profil me permettrait a priori de retrouver rapidement une situation, malgré l'acceptation d'emplois sous qualifiés et de CDI divers. Après plus de 1.500 candidatures, un seul constat s'impose : les entreprises se moquent, voire méprisent les candidats. Depuis le début de ma recherche d'emploi, je tiens des statistiques chiffrées qui me sont d'ailleurs nécessaires lors de mes entretiens réguliers avec mon conseiller pôle-emploi. Sur 1.500 candidatures, seules 138 (soit moins de 10%) ont été suivies d'une réponse, dans tous les cas, sous la forme d'un communiqué laconique, transmis la plupart du temps par courrier électronique, dont la répétition des termes ( Nous sommes au regret de .............) devient si lassante que l'on finit par s'y habituer. Mais que penser du sérieux d'une entreprise ou de la réalité d'un recrutement quand elle ne se donne même pas la peine de répondre à un candidat à une offre d'emploi diffusée à grands renforts de coûteuses annonces de presse. Je me demande s'il ne s'agit pas là de publicité mensongère déguisée en offre d'emploi avec pour seule finalité de tromper la concurrence sur l'état de santé de l'entreprise. Sur 138 réponses, moins d'une dizaine se sont conclues par un entretien, avec au final des refus plus ou moins motivés. Le vrai motif est sans doute lié à mon âge, mais on ne peut pas me l'avouer sans s'attirer les foudres de la HALDE. Fort de ce constat, il est temps de changer les mentalités. Non Mesdames, Messieurs les recruteurs, un candidat quadragénaire n'est pas « bon pour la casse » ! Au contraire, le recul apporté par l'expérience et la gestion de situations déjà vécues seraient un bon rempart contre la situation de crise que vous continuez à entretenir en préférant un candidat plus jeune, sans aucun doute diplômé, certainement pistonné mais assurément moins armé et forcément moins cher qu'un cadre confirmé.

  • domcannes06, le 23/11/2009 à 13h47

    Je suis exactement dans le même cas : 30 ans d'expérience, dernière boîte : 10 ans à faire des heures sans compter, et se défoncer pour un employeur (Education Nationale s'il vous plaît!!!) et s'entendre dire au revoir, merci, sans rien, ni indemnité ni toute petite prime, après avoir subi les deux dernières années un harcèlement moral qui nous fait accepter ce départ (ben oui!! finalement tout a été bien calculé!!!). j'ai 56 ans, c'est difficile de subir tout ça.. peut-être bien en finir.. désolée de dire ça comme ça..

  • amlari, le 20/11/2009 à 13h37

    25 ans de boite...dans le secteur...para-medical....1200 euros par mois..on vous jette restructuration comme on dit sans indemitees eh oui ca existe !!!!!!!!! a 52 ans on se retrouve au chomage,avec 865;66 euros par mois.....on fait quoi avec 500 euros de loyer....et les administrations qui vous repondent a chaque fois droits a rien...pas de RSA .encore moins alloc logement,...rien et quand on postule a 1 metier on vous renvoie....canditature differee,ou alors refusee mais pourquoi on nous dis jamais rien????....alors on se laisse mourrir a petit feu ce sera 1 retraite,en moins a payer dans quelques annees...non

  • wayne16, le 19/11/2009 à 13h22

    Non Franck tu te trompes ,c'est bien le gouvernement qui donne le ton en matière de consommation donc de l'emploi en faisant des mesures sur les salaires etc..,il a bien su le faire pour le patronat puisque il y a 70 milliards de niche fiscale ,tu as des niches fiscales toi!!! on pourrait supprimer la taxe d'habitation,l'assainissement,redevance télé, etc...non rien de cela ,au lieu de payer des taxes en tout genre on pourrait consommer.Auparavant la consommation était basée sur le crédit à gogo très mauvaise solution puisque il faut voir les dossiers de surendètement.C'est une vaste discution .

  • pacamice29, le 18/11/2009 à 15h30

    J'habite le nord Finistère sur la côte, je suis reconnus travailleur handicapé pour un problème de dos. J'ai du faire une reconversion professionnel à 30 ans et donc abandonner mon travail (restauration et vente) là ou il y a de la demande. Je suis à la recherche d'un poste de secrétaire sur Brest mais depuis 1 an je n'ai rien trouvé. Cela fait 8 ans que enchaine CDD sur CDD (beaucoup de congé parentale) jusqu'à maintenant le plus long temps de chômage que j'ai eu c'est 3 mois y compris les vacances d'été. 2008, est une catastrophe pour moi aucune offres, depuis septembre les offres recommences à apparaître mais il y a 3 fois plus de demandeur. Je suis en fin de droit et depuis octobre je ne touche plus rien et pas assez handicapé pour toucher une pension (heureusement pour moi je suis à 45%). Je n'ai que 2 enfants donc 1 à la FAC et elle touche une bourse de 150?/mois mais son loyer est de 211?, je vous laisse faire le calcule et encore il faut qu'elle mange et se transporte en car (210?/an). Je touche 158? d'allocation familiale pour 2 enfants si elle touche 100? d'allocation logement je ne toucherai plus rien donc je préfère lui donner et garder les 58? restant pour ma fille qui va au lycée. Pour la 2ème je dois payer presque 150? de transport payable en 3 fois maxi et la cantine. Vous me direz la 1er, elle doit se mettre à travailler et oui elle l'a fait avec le peu de temps libre qu'il lui reste le mercredi matin et certains samedi (suivant l'emploi du temps de l'employeur) car ici on travail pas le dimanche. Vous me direz et votre mari et oui il travail avec un salaire à peine au-dessus du SMIC pour 17 ans d'anciennetés et un crédit sur la maison. Nous sommes loin des commerces et de la ville donc nous sommes obligés d'avoir 2 moyens de transport. Enfin comme nous ne sommes pas pauvre aucune aide, pourtant nous ne vivons pas dans le luxe, pas de cinéma, pas de restaurant, pas de portable, pas d'ordinateur, pas de vacance depuis très longtemps. J'ai oublié de vous dire pour les calcules de la bourse, ils se basent sur 2007, 2 ans en arrières cela est très pratique car il y a 2 ans je savais qu'il y aurait la crise que ma fille choisirait la FAC et que je n'aurai pas de travail donc j'ai amassé beaucoup d'argent (humour noir). Ce que j'espère pour l'instant c'est que je vais pouvoir trouver un travail et de ne pas être obligé d'avoir ma maison mise en vente pour non paiement des traites. Je souhaite bon courage à ceux qui recherche vraiment un travail et pas un complément de salaire pour les vêtements et les vacances, car malheureusement sur Brest nous avons beaucoup de femme militaire qui cherche un complément de salaire ou une occupation, et comme leur mari est militaire elles sont "prioritaire" comme la DCNS, les mairies et les entreprises ou le responsable des embauches sont d'ancien militaire ce qui fait du tort au autre qui en on vraiment besoin d'un travail pour survivre. Enfin j'espère trouver un jour un CDI (on peut toujours rêver).

  • sissi270, le 16/11/2009 à 20h46

    Je suis daccord avec toi toujours des blabla

  • sissi270, le 16/11/2009 à 20h44

    Je viens d'aller faire un tour sur les offres, rien de bien nouveau j'ai facilement plus de 300 email envoyé à différentes entreprises de transports sans réponses bien sur et sans compter les lettres timbrés, je me suis même déplacer jusqu'en Belgique 400 km pour se faire entendre dire "vous aurez une réponse avant la fin du mois d'octobre" nous sommes le 16 novembre et toujours riens, alors je comprends les personnes qui baissent les bras .

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