Image d'archives. © ReutersDerrière les annonces de plan sociaux et les chiffres galopants du chômage se dissimulent des réalités très contrastées. Les salariés sont loin d'être égaux face aux conséquences de la crise. Une note du Centre d'analyse stratégique (CAS) dévoile ainsi un marché du travail à deux vitesses en France. Les entreprises ont adopté une double stratégie : retenir leur main d'oeuvre en contrat stable et se séparer des emplois "flexibles", notamment l'intérim. Avec comme conséquences, note le CAS, un recours accru à des "formes de flexibilité interne", en jouant sur le chômage partiel ou le nombre d'heures supplémentaires, et une diminution drastique du nombre d'emplois précaires.
Les Français parmi les plus pessimistes au monde
Selon un sondage réalisé par BVA dans 24 pays, les France se classe au 21e rang lorsqu'il s'agit d'évaluer avec optimisme l'avenir de la situation économique.
Publié le 17/11/2009
BTP : on embauche !
Le secteur du BTP vous attire ? Il existe de nombreux métiers accessibles avec différents niveaux de formations.
Publié le 30/10/2009
Services à la personne : une mine d'emploi ?
La garde d'enfants, l'aide aux personnes dépendantes, les services de la vie quotidienne sont en plein boom. Découvrez le secteur des services à la personne.
Publié le 30/10/2009
Artisanat : ciblez les secteurs qui embauchent
L'artisanat recrute ! Métiers de l'environnement, secteur du bâtiment, coiffeurs ou fleuristes... Découvrez les activités à cibler pour trouver du travail.
Publié le 28/10/2009
Cette analyse intitulée L'ajustement de l'emploi dans la crise : la flexibilité sans la mobilité ? souligne que le nombre de salariés en chômage partiel en France métropolitaine dépassait au second trimestre 2009 "le nombre maximal atteint lors du choc de 1993". En dressant ce constat, le Centre d'analyse stratégique observe que le chômage partiel est un moyen pour les DRH de retenir les compétences pour préparer l'après-crise. Du coup, "les salariés en contrats stables appartenant au coeur de l'emploi ont été relativement épargnés par les destructions d'emplois au second trimestre 2009". Parmi les 3,5 millions d'inscrits à Pôle emploi au premier trimestre 2009, 340.000 étaient au chômage suite à une rupture de contrat stable dans l'année écoulée, "chiffre proche de celui constaté lors du précédent ralentissement économique au premier trimestre 2004 (320.000), alors que l'ampleur du choc actuel est sensiblement plus élevée", note le CAS.
"Noyaux durs" et sous-traitants
Parallèlement, les entreprises ont réduit le recours à l'intérim, qui a joué "le rôle d'amortisseur de choc conjoncturel, notamment dans l'industrie". L'intérim a représenté plus de la moitié des destructions d'emplois entre début avril 2008 et fin juin 2009 (53%), alors que sa part dans les effectifs salariés totaux n'était que de 3,6% à la fin 2007. Dans l'industrie, les secteurs en plus forte contraction, comme la fabrication de matériels de transport ou la métallurgie, ont "associé une décrue des effectifs d'intérimaires à de fortes diminutions des heures supplémentaires", remarque le CAS. Et, dans des secteurs dont les effectifs ont moins diminué, voire augmenté (production et distribution d'électricité et de gaz, industrie agroalimentaire, etc), "les baisses d'effectifs intérimaires ont été parfois compensées par une hausse des heures supplémentaires", poursuit-il.
Pour le CAS, cette dualisation du marché du travail "résulte dans une large mesure des recompositions du tissu productif français depuis la seconde moitié des années 1990", le recentrage des entreprises sur leur coeur de métier ayant notamment induit un recours accru à la sous-traitance, ce qui a contribué à généraliser l'intérim. Résultat : "d'un côté, la permanence d'un noyau dur et stable d'emploi au sein des grands groupes d'entreprises, concernant les salariés ayant accès aux marchés internes des groupes, et de l'autre une frange plutôt jeune, faiblement qualifiée et embauchée en contrat temporaire sur des postes à fort turnover, au sein d'entreprises de plutôt petite taille".
Retour MYTF1
Les Français parmi les plus pessimistes au monde
Chargement en cours...





