Il dit avoir été contraint d'enterrer les restes de son collègue cheminot

le 13 juillet 2011 à 15h39 , mis à jour le 13 juillet 2011 à 16h27

Ce homme de 44 ans saisit les prud'hommes pour avoir été contraint, il y a 14 ans, d'enfouir un sac poubelle contenant des morceaux humains d'un agent SNCF victime d'un accident.

rail train cables sncf ratp transportImage d'archives © TF1 News / Steve Marques

Il ne réclame pas de dommages et intérêts, juste la reconnaissance de la responsabilité de la SNCF : il impute à l'entreprise sa dépression après avoir vécu un épisode traumatisant remontant à près de 15 ans. Cet homme aujourd'hui âgé de 44 ans, cheminot à Angers, affirme  que l'un de ses chefs s'était fait renverser un soir par un TGV en 1997 et que le corps a été restitué à son épouse. En retournant sur les lieux le lundi suivant, des cheminots auraient toutefois découvert des morceaux du corps restés sur place. "Mon chef d'équipe m'a demandé de les ramasser. J'ai refusé. Je ne pouvais pas. On aurait dû faire revenir les pompes funèbres. D'autres l'ont fait à ma place", raconte cet homme mercredi sur France Info.
   
Un peu plus tard, son chef d'équipe lui aurait demandé d'aller enterrer le sac poubelle dans un terrain vague, ce qu'il aurait fait. Selon son avocat, Mickaël Boulay, le cheminot en a parlé à sa hiérarchie et à un médecin de la SNCF mais il lui a alors été conseillé "de se taire". En 2006, l'agent de la SNCF a porté plainte auprès du parquet d'Angers pour "inhumation sauvage" mais celle-ci n'a pu aboutir car les faits étaient prescrits. L'enquête "nous a permis d'avoir la preuve de ce qui s'est passé, le chef a reconnu les faits", a affirmé Me Boulay.

La SNCF prévoit un accompagnement psychologique
   
De source proche de la SNCF, on souligne qu'un accompagnement psychologique est normalement prévu pour les agents après ce type d'accident. "Il y a des morceaux partout, les conducteurs voient ça, c'est douloureux", dit cette source. Pour faire entendre sa voix, le cheminot a saisi les prud'hommes mercredi.

le 13 juillet 2011 à 15:39
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15 Commentaires

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  • sn0k.ch, le 14/07/2011 à 08h57

    ... alors comme cela est pourtant si bien écrit : pour "inhumation sauvage"...

  • erleg71, le 13/07/2011 à 21h43

    Ca parait gros, mais ça montre qu'on peut malheureusement s'attendre à tout de nos jours. De plus, le chef d'équipe aurait reconnu les faits. Ce serait alors... dégueulasse. Pas d'autre mot.

  • arthurseat, le 13/07/2011 à 20h43

    La conscience.

  • dam175, le 13/07/2011 à 20h04

    Je le comprend, mais il n'était pas obligé d'attendre 15 ans pour le faire.

  • edita76, le 13/07/2011 à 20h04

    Quel irrespect pour cet homme mort et sa famille!

  • Eve30220, le 13/07/2011 à 19h36

    Sordide ...

  • trunk69100, le 13/07/2011 à 19h29

    Il ne demande ni dommages et intérêt, vous savez lire ? Moi aussi j'aurais été traumatisé. D'ailleurs, j'aurais rien fait, ni même m'approcher. Il ne faut pas être humain pour ne rien resentir

  • tommy2323, le 13/07/2011 à 18h06

    Ce doit être traumatisant, mais je ne vois pas en quoi la responsabilité de la SNCF est engagée dans cette affaire.

  • diktatur, le 13/07/2011 à 17h55

    Il est mort et on ne changera plus rien.... remuer tout ça ne sert à rien! si ce n'est de probables prétentions de dédommagement... juste une question d'argent,comme d'hab! même si l'intéressé prétend le contraire...

  • 421123, le 13/07/2011 à 17h42

    L'auteur fait partie des quotas?

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