Image d'archives © TF1 News / Steve MarquesIl ne réclame pas de dommages et intérêts, juste la reconnaissance de la responsabilité de la SNCF : il impute à l'entreprise sa dépression après avoir vécu un épisode traumatisant remontant à près de 15 ans. Cet homme aujourd'hui âgé de 44 ans, cheminot à Angers, affirme que l'un de ses chefs s'était fait renverser un soir par un TGV en 1997 et que le corps a été restitué à son épouse. En retournant sur les lieux le lundi suivant, des cheminots auraient toutefois découvert des morceaux du corps restés sur place. "Mon chef d'équipe m'a demandé de les ramasser. J'ai refusé. Je ne pouvais pas. On aurait dû faire revenir les pompes funèbres. D'autres l'ont fait à ma place", raconte cet homme mercredi sur France Info.
Un peu plus tard, son chef d'équipe lui aurait demandé d'aller enterrer le sac poubelle dans un terrain vague, ce qu'il aurait fait. Selon son avocat, Mickaël Boulay, le cheminot en a parlé à sa hiérarchie et à un médecin de la SNCF mais il lui a alors été conseillé "de se taire". En 2006, l'agent de la SNCF a porté plainte auprès du parquet d'Angers pour "inhumation sauvage" mais celle-ci n'a pu aboutir car les faits étaient prescrits. L'enquête "nous a permis d'avoir la preuve de ce qui s'est passé, le chef a reconnu les faits", a affirmé Me Boulay.
La SNCF prévoit un accompagnement psychologique
De source proche de la SNCF, on souligne qu'un accompagnement psychologique est normalement prévu pour les agents après ce type d'accident. "Il y a des morceaux partout, les conducteurs voient ça, c'est douloureux", dit cette source. Pour faire entendre sa voix, le cheminot a saisi les prud'hommes mercredi.
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