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Chômage : les plans sociaux ne sont pas les premiers coupables

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le 30 mai 2012 à 18h40 , mis à jour le 30 mai 2012 à 18h48.
Temps de lecture
3min
Une agence Pôle Emploi

Une agence Pôle Emploi / Crédits : AFP

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SocialSi les chiffres sont souvent importants, car ils concernent parfois plusieurs centaines de personnes d'un coup, les licenciements économiques constituent moins de 3% des entrées au chômage.

Mardi, le leader de la CGT, Bernard Thibault, est arrivé à son meeting à Matignon avec sa "liste noire" sous le bras. Le nom de 46 entreprises, qui s'apprêtent à mettre en place des plans sociaux. Et un chiffre de 45.000 emplois qui seraient concernés. "Réaliste" a commenté le ministre du Travail Michel Sapin mercredi matin sur RTL, qui parlait "d'inquiétudes réelles" à propos des chiffres du chômage. Une inquiétude confirmé par les chiffres de la Dares tombés jeudi soir : le chômage touche 2,888 millions de personnes en avril.

Mais si ces chiffres - et leurs cortèges de zéros - sautent aux yeux, les licenciements économiques ne comptabilisent en réalité que 2,8% des inscriptions à Pôle emploi en avril, soit 13.200 personnes. Soit une petite hausse par rapport à mars, lorsqu'ils concernaient 2,4% des inscriptions. Ce chiffre grimpe lorsque la conjoncture économique se dégrade. Ainsi, en juillet 2009, alors que la crise économique se faisait durement ressentir sur les entreprises, les licenciements économiques concernaient 24.200 nouveaux inscrits à Pôle emploi, soit 4,8%.

En effet, la majorité des entrées à Pôle emploi sont dues à des fins de contrat à durée déterminée (25,2% en avril) ou des fins de mission d'intérim (6,4%).

Départ à l'amiable

Ces derniers temps, cependant, les entreprises évitent de licencier et utilisent d'autres méthodes pour supprimer des postes. Les grandes banques désirant réduire certaines de leurs activités privilégient aujourd'hui les plans de départs volontaires. C'est également la méthode que souhaite utiliser Air France, qui indiquait le 24 mai qu'elle désirait "éviter le recours aux départs contraints". Ces départs ne sont pas quantifiables : il peut s'agir autant de départ en retraite que reclassement en interne ou en dehors de l'entreprise.

Par ailleurs, de nombreuses ruptures de contrats se font désormais en "rupture conventionnelle". Il s'agit ni d'un licenciement ni d'une démission, mais d'un... consentement mutuel. Instaurées en 2008, ces ruptures concernaient 192.000 demandes en 2009, et déjà 287.000 en 2011. Mais derrière cet accord à l'amiable, les syndicats craignent des licenciements déguisés.

Commenter cet article

  • riviera13 : Et qu'en pense dom??

    Le 31/05/2012 à 15h27
  • claudcouledouce : Eh oui ! Mais vous prêchez dans le désert. Certains français préfèrent le chômage que de mettre en oeuvre les conditions du plein emploi.

    Le 31/05/2012 à 13h37
  • claudcouledouce : Si 45.000 personnes ne représentent que 3% des inscriptions au chômage en 2012 cela va faire un total de 1,5 millions de chômeurs en plus en 2012 alors que la courbe du chômage était plustôt encourageante au mois d'Avril. Que va-t-il se passer réellement ?

    Le 31/05/2012 à 12h05
  • piccobello6 : Michel Sapin a dit que , je cite :" Le chômage est la priorité de tous les Français" au lieu de "la préoccupation principale". Lapsus qui est très peu commenté, mais certainement malheureusement annonciateur si le gouvernement ne rend pas le travail plus flexible, n'investit pas dans la formation pour la reconversion, ne favorise pas la compétitivité des entreprises et ne conditionne pas les aides sociales aux véritables demandeurs d'emploi. Ce sont là des gros mots pour la gauche, mais la cruelle loi des marchés est sans appel.J'ai appris hier, lors d'une émission TV, qu'il faudrait au moins 3 % de croissance pour garantir nos protections sociales. On est loin du compte.

    Le 31/05/2012 à 09h14
  • getblue : Heu... Combien de fins de CDD ou d'intérim sont liées aux conditions économiques de l'entreprise ? Ces deux là sont juste des amortisseurs, des "stabilisateurs automatiques". Quand ça cogne trop, si on ne peut pas faire autrement (moins cher), c'est plan social...

    Le 30/05/2012 à 19h38
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