C'est la seule à ne pas être ressortie le sourire aux lèvres. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a regretté, mardi, que la "réalité" des entreprises n'ait pas été prise en compte lors de la conférence sociale.
"La méthode initiée par le président de la République, de concertation, d'échange, de respect à l'égard des partenaires sociaux est une bonne méthode et nous saluons le processus qui s'est déroulé pendant ces deux journées", a-t-elle déclaré à la presse. Toutefois, "nous avons un certain nombre de perplexités, quelques éléments de satisfaction, et un point de divergence", a-t-elle relevé.
"Nous sommes étonnés de constater que la feuille de route présentée par le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault) ne tient pas compte du tout de ces réalités économiques que vivent les entreprises et singulièrement les petites et les moyennes entreprises", a poursuivi Mme Parisot. "Ce premier point est pour nous un problème et une déception", a-t-elle souligné.
Par ailleurs, "quand le Premier ministre présente une orientation de négociation sur le marché du travail en affichant uniquement des approches qui sont pour l'essentiel des rigidités nouvelles (...) nous sommes gênés et nous sommes surtout étonnés", a noté la représentante du patronat.
"Ne parlez pas de clash"
"C'est cette déception qui explique le fait que nous avons tardé à sortir de l'hémicycle, nous avons discuté entre nous, et d'emblée aussi nous avons discuté avec le ministre (du Travail) Michel Sapin", a expliqué Mme Parisot qui s'est longuement entretenue avec M. Sapin avant de venir au devant des journalistes.
"Ne parlez pas de clash", a-t-elle toutefois prévenu, ajoutant vouloir "continuer à discuter": "D'ailleurs, je pense que nous allons le faire dès ce soir". "Si nous sommes très clairs, très fermes sur notre volonté d'ouvrir une négociation (sur le marché du travail), mais l'approche envisagée pour le moment n'est pas réaliste, pas conforme à ce que vivent les entrepreneurs", a-t-elle dit.
"En revanche, (...) nous avons noté avec satisfaction que le Premier ministre aborde la question du financement de la protection sociale et il le fait courageusement en imaginant un calendrier assez serré, c'est un bon signe", a-t-elle aussi souligné.
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