Après une première journée qualifiée de positive par les participants (lire notre article : "Conférence sociale : une 1ère journée saluée par le patronat et les syndicats"), la Conférence sociale, organisée autour de sept tables rondes axées sur les principaux défis à relever en cette période de crise -emploi, redressement économique, protection sociale- reprennent mardi matin à huis-clos avant une synthèse qui sera présentée par Jean-Marc Ayrault.
Plusieurs ministres sont mobilisés pour animer les débats, notamment Michel Sapin (Travail), Marisol Touraine (Affaires sociales), Arnaud Montebourg (Redressement productif) ou encore Marylise Lebranchu (Fonction publique).
Pas d'annonce précise
Aucune annonce précise n'est cependant attendue à l'issue des travaux, puisque l'objectif est de définir les thèmes, les modalités et le calendrier pour aboutir à des réformes consensuelles et sortir de la situation jugée catastrophique pour les entreprises en perte de compétitivité et pour les salariés sur fond de multiplication des plans sociaux et de baisse du pouvoir d'achat.
Pour l'heure, les divergences restent profondes entre syndicats et patronat à la fois sur le diagnostic et les solutions à apporter. Ainsi sur la compétitivité, la patronne du MedefLaurence Parisot insiste sur le coût du travail et la rigidité du marché du travail pénalisant, selon elle, les entreprises. Elle prévoit des dépôts de bilan en série à la rentrée. De son côté, François Chérèque, numéro un de la CFDT, reconnaît la nécessité d'alléger le coût de la protection sociale qui pèse sur les entreprises en basculant une partie sur la CSG. Une piste que le gouvernement explore mais que la CGT et FO repoussent farouchement.
Autre sujet de discorde, cette fois entre syndicats et gouvernement, l'emploi et les salaires dans la Fonction publique, alors que le gouvernement prévoit la réduction d'effectifs dans les ministères non prioritaires. Les syndicats réclament une évaluation des missions de service public avant de réduire la voilure. La conférence sociale aborde aussi mardi l'épineuse question d'une nouvelle réforme des retraites, qui pour le coup s'annonce conflictuelle.








