Dans le texte qui sera soumis mercredi au vote du CESE par son rapporteur, Jean-Baptiste Prévost (ancien président de l'Unef), figurent 18 "mesures concrètes afin de favoriser l'emploi des jeunes".
Sur le contrat de génération, soumis à la négociation des partenaires sociaux, le CESE met en garde contre les "risques d'effets d'aubaine". Il appelle aussi à "mieux cibler le dispositif en fonction de la taille des entreprises, sur les jeunes les moins qualifiés et les secteurs marqués par un déséquilibre de leur pyramide des âges".
Alors que le chômage des jeunes a atteint 22,7% au deuxième trimestre, ce texte "estime nécessaire d'améliorer le dispositif des emplois d'avenir", destiné aux jeunes pas ou peu qualifiés, "afin de renforcer son volet formation" et de "ne pas pénaliser les jeunes qualifiés". Plus globalement, afin d'améliorer le fonctionnement du marché du travail, le texte plaide pour un "bonus-malus précarité" consistant à moduler les cotisations chômage des entreprises en fonction du recours au travail précaire.
Arrêter le "tout-alternance", réglementer les stages
Parmi les pistes tracées figurent également des propositions afin "d'assurer une meilleur transition entre le système éducatif et l'emploi" (renforcement de l'orientation...), de prendre ses distances avec le "tout-alternance" ou encore de réglementer les stages.
Un point relatif au RSA est encore en discussion, a-t-on appris auprès du CESE: l'assouplissement de ses conditions d'accès aux jeunes actifs de moins de 25 ans, pour pallier "la faiblesse des dispositifs de soutien financiers existants pour les jeunes en insertion".
Engagé dans "une bataille pour l'emploi", le gouvernement a ouvert trois fronts: les emplois d'avenir - 150.000 contrats aidés d'ici à 2014-, le contrat de génération -visant à doper l'embauche des jeunes en CDI et le maintien en emploi des seniors-, associés à une réforme en profondeur du marché du travail, sur laquelle syndicats et patronat plancheront jusqu'à la fin de l'année.








