Par le 17 février 2012 à 16h07
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, mis à jour le 20 février 2012 à 11h36

Cotisations, refus d'offre d'emploi... à quoi sont tenus les chômeurs ?

VRAI/FAUX-Nicolas Sarkozy veut un référendum sur la formation des chômeurs. Passé quelques mois, le chômeur serait obligé de suivre une formation et devrait accepter la première offre d'emploi correspondant à cette formation. A l'heure actuelle, quelles sont les obligations des chômeurs ?

Dans une agence Pôle Emploi de DijonDans une agence Pôle Emploi de Dijon © AFP

Aujourd'hui, les chômeurs sont obligés de suivre une formation.

FAUX. Elle n'est pas obligatoire. Un chômeur peut cependant être radié s'il refuse "sans motif légitime" de suivre une action de formation décidée par son conseiller. Le problème réside surtout dans le faible nombre de formations effectuées. Selon un rapport remis à Pôle Emploi en janvier 2010, un chômeur sur deux demande une formation, mais seuls 16% d'entre eux se la voit attribuer et 7% en suivent une dans un délai de six mois.

Selon l'Insee, citée dans ce même rapport, les formations concernent beaucoup plus les cadres (27% des chômeurs qui l'étaient avant de perdre leur emploi) que les ouvriers (10% des chômeurs anciennement ouvriers). Par tranche d'âge, les 26-49 ans y ont plus facilement accès (18%) que les 55-59 ans (5,6%) ou les moins de 25 ans (10,6%). Les associations d'aide aux chômeurs jugent qu'elles concernent plus souvent les chômeurs proches de l'emploi que ceux ayant véritablement besoin d'une réorientation professionnelle.

Nicolas Sarkozy aimerait cependant rendre cette formation obligatoire pour les chômeurs "passé un délai de quelques mois". Il désire faire trancher les Français par référendum sur ce sujet.

Aujourd'hui, un chômeur a de droit de refuser une offre d'emploi.

VRAI et FAUX. Le texte précise que le chômeur se verra radié des listes de Pôle Emploi s'il refuse "sans motif légitime" deux "offres raisonnables d'emploi". L'"offre raisonnable" tient compte de la formation du demandeur d'emploi, de ses qualifications, de son expérience, de sa situation personnelle et de la situation du marché du travail local. Elle précise également la zone géographique privilégiée et le niveau de salaire attendu. Si au bout d'un certain temps, le chômeur n'a pas trouvé d'emploi, l'offre sera jugée raisonnable même si la proposition de rémunération est inférieure à l'ancien salaire.

"Mais, dans la réalité, cette mesure est peu appliquée en raison notamment des difficultés d'interprétation de la définition d'une 'offre raisonnable d'emploi'", expliquait la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) lors de la proposition de référendum de Nicolas Sarkozy, "il paraît donc peu réaliste d'envisager que le chômeur soit tenu d'accepter la première offre d'emploi".

Nicolas Sarkozy désire qu'à l'issue de la formation à laquelle le demandeur d'emploi a eu accès (lire ci-dessus), ce dernier n'ait pas le droit de refuser "la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé".

Aujourd'hui un chômeur est indemnisé jusqu'à ce qu'il retrouve un emploi

FAUX. L'allocation chômage - ou "d'aide au retour à l'emploi" - est versée pendant deux ans maximum pour les moins de 50 ans et trois ans pour les plus de 50 ans. Il peut la recevoir à partir de 4 mois de cotisation et se base sur le principe : "un jour cotisé, un jour indemnisé". Lorsque le demandeur d'emploi a épuisé ses droits à l'assurance chômage, il peut recevoir une allocation de ressources, comme le RSA.

Le montant de l'allocation chômage est en moyenne de 60% de l'ancien salaire brut. Il ne peut excéder 75%,  réservé aux salaires inférieurs à 1.090 euros. Le montant maximal pouvant être versé est de 6.760 euros par mois, le minimum de 840 euros par mois.

Les allocations chômage sont payées par l'Etat

FAUX. Sauf pour le chômage partiel, qui est financé par l'Etat en complément de l'Unedic.

L'indemnisation du chômage repose sur un système assurantiel : ce sont les salariés et les employeurs qui cotisent. Sur le salaire brut sont prélevés 2,4% de charge salariale et 4% de charge patronale qui financent, via l'Unédic, les cotisations chômage - auxquelles ont droit ceux ayant cotisé. Les comptes de l'Unédic sont donc positifs lorsque le chômage est faible, mais tombent rapidement dans le rouge lorsque le chômage augmente - puisqu'il y a moins de personnes qui cotisent mais plus qui ont besoin d'une allocation. En 2012, l'Unédic prévoit un déficit de 4,3 milliards d'euros et une dette de 15,3 milliards d'euros, l'équivalent de six mois de recettes. Mais l'Unédic est une association : ses comptes ne sont pas une case supplémentaire dans ceux de l'Etat.

Aujourd'hui, un chômeur n'est pas obligé de chercher du travail

FAUX. Il doit faire des "démarches actives" sous peine de radiation. Par démarches actives, la loi entend "des actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, de créer ou de reprendre une entreprise". Ces démarches doivent être "réelles et sérieuses", et sont contrôlées par les agents de Pôle emploi. En cas d'absence de plus de 7 jours de sa résidence habituelle, le demandeur d'emploi doit avertir Pôle Emploi. Il est également obligé de se présenter à tout entretien sur convocation de l'agence - ou justifier s'il a, par exemple, un entretien d'embauche au même moment. En cas de non-respect de cette obligation, le chômeur peut voir le montant de son allocation diminuer voire supprimer, et peut être radié de la liste des demandeurs d'emploi.

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  • barbac56Le 20/02/2012 à 21h21

    Perso je connais un cousin qui profite lamentablement du système. C'est un sacrés malin, et il vie au crochet de sa femme (et ils ont des gosses, j'ai jamais pigé comment ils faisaient pour s'en sortir avec un bel appart !). MAIS je connais d'autre chômeurs en pleine galère qui veulent bosser ! Mais ils se sont fait virer des listes, et du coup vivent de larcins.! Et c'est pas des gens du neuf trois ! C'est des vrai "gaulois" Bref il y a surement du ménage à faire, mais c'est pas en virant les employés du pole emploi qu'on va solutionner ça ! Sarko, l'ennemi du petit peuple !

  • barbac56Le 20/02/2012 à 21h12

    Et si l'on parlait des indemnités de chômage des parlementaires ? Ah mais non, ils ont fait plein d'études (payé par maman et papa) donc ils ont droit à 5 ans de chômage (5 ans ? qu'elle heureux hasard !) Ouvrez les yeux petits peuple. Ils se payent bien notre tête ! Surtout ne parlons pas du Sénat !Merci de me publier...

  • reflechissementLe 20/02/2012 à 19h34

    Faux, il suffit d'avoir travailler une journée en fance pour ouvrir droit aux assedic. De nombreux traider travaillant a londres viennent en france, se font embaucher au mac do, renversent quelques plats de frites ou verre de coca, se font licencier et vont aux assedic réclamer leur dû. Et comme ils ont travaillé une journée en France ils touchent leur indemnités sur la base de ce qu'ils gagnaient à londres sans avoir cotisé la moindre chose.

  • reflechissementLe 20/02/2012 à 19h21

    Mais alors, comment finance-t-on la formation ? Aujourd'hui seul dix pour cent des chômeurs suivent une formation par manque de moyens ! Aujourd'hui, 60 pour cent des emplois proposé sont des temps partiels de 15 à 20 heures par semaine payé autour de 400 euros par mois ! Ce référendum n'aura jamais lieu, il n'est la que pour désigner des coupables à la vindicte populaire, à faire oublier l'échec de Sarkozy fasse au chômage. La gauche avait voulu faire le partage du temps de travail la droite a réussie le partage des salaires !

  • camjcLe 20/02/2012 à 19h11

    Attention, le pole emploi propose un travail SEULEMENT ! il ne faut pas oublier qu'il y a des employeurs derrière qui peuvent refuser ou accepter. les demandeurs d'emploi peuvent toujours accepter leur proposition ! cela ne coute rien d'aller voir le futur employeur et donner son cv et + j'en sais quelque chose ! il ne trouvera JAMAIS du boulot pour vous ! le président parle pas le même langage que les demandeurs d'emploi et le pole emploi il faut l'avoir PRATIQUER pour en parler !

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