Sommet social : à la recherche du modèle allemand
Les dossiers au menu du sommet "pour l'emploi" (ou "de crise"), qui se tient mercredi matin à l'Elysée, sont des mesures déjà mises en place en Allemagne. Ces mesures ont-elles contribué à la compétitivité et au faible chômage outre-Rhin ?
Publié le 17/01/2012
TVA : ce que doit annoncer Nicolas Sarkozy
Selon Le Monde, le chef de l'Etat devrait annoncer dimanche une hausse de 1,6 point de la TVA pour alléger les charges sociales. Il devrait, en revanche, maintenir le taux actuel de la CSG, sauf en ce qui concerne les revenus du patrimoine et des placements.
Publié le 28/01/2012
TVA sociale: baisses des charges patronales au-delà de 1,6 smic en vue
Le gouvernement prévoit d'accorder des baisses des charges patronales pour les salaires situés au-delà de 1,6 smic dans le cadre de l'instauration de la TVA sociale, selon Le Figaro de mercredi.
Publié le 25/01/2012
Un sommet social "plus électoral que social"
REVUE DE PRESSE - Jugeant plutôt "timides" les avancées en faveur du chômage partiel, et bien loin des mesures énergiques prises par l'Allemagne les éditorialistes rebaptisent volontiers ce jeudi le sommet "social" de mercredi en "sommet électoral".
Publié le 19/01/2012
Sommet : les syndicats un peu sur leur faim, "navrant" pour l'équipe Hollande
REACTIONS. Les syndicats ont reconnu mercredi que le sommet social organisé par l'Elysée avait permis d'avancer sur quelques mesures tout en dénonçant le flou sur leurs financements. Le Medef est satisfait. L'équipe de François Hollande a jugé le rendez-vous "navrant".
Publié le 18/01/2012
Chômage partiel, jeunes...: le plan décidé lors du sommet
L'Etat va déployer 430 millions d'euros supplémentaires pour le chômage partiel, l'emploi des jeunes, la formation des chômeurs et le suivi des demandeurs d'emploi. Ces quatre grands chantiers doivent être abordés d'ici la fin du mois. Certaines mesures pourraient prendre effet au 1er février.
Publié le 18/01/2012
Les conseillers Pôle Emploi suivent plus souvent 200 chômeurs que 60
Selon une enquête du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, les conseillers de Pôle-Emploi sont loin de suivre les 60 chômeurs qui étaient recommandés lors de la fusion Anpe-Assedics.
Publié le 17/01/2012
Mailly : si Sarkozy "veut parler de TVA sociale, je l'envoie bouler !"
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a affirmé jeudi que si Nicolas Sarkozy voulait lui parler de TVA sociale lors du sommet social le 18 janvier, il l'enverrait "bouler".
Publié le 12/01/2012
Temps de travail : l'étude qui irrite la gauche
Une étude publiée à quelques jours du sommet social du 18 janvier montre que les salariés français travaillent moins que tous leurs homologues européens, à l'exception des Finlandais. Et elle préconise de libérer la durée du travail par des accords d'entreprises. Moscovici monte au créneau.
Publié le 12/01/2012
TVA sociale : "Aucun arbitrage n'est rendu"
Alors que les critiques fusent à gauche sur le projet de TVA sociale, François Baroin se veut prudent : c'est "une piste", "pas la seule". Pour Valérie Pécresse, si le principe est arrêté, tout reste à faire pour les modalités. Ce qui devrait être en discussion lors du sommet social du 18 janvier.
Publié le 04/01/2012
Sarkozy sur les agences de notation : "ça ne change rien"
Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Madrid à propos des décisions prises par les agences de notation concernant la France : "sur le fond des choses, ça ne change rien", taclant au passage un journaliste sur le sujet.
Publié le 16/01/2012
Perte du triple A : un climat dégradé avant le sommet social
Les syndicats attendent le sommet social de mercredi avec appréhension. La perte par la France de sa note triple A assombrit le tableau sur le front de l'emploi, alors que la transformation progressive du sommet en un forum pour ébaucher des réformes structurelles a échaudé les syndicats.
Publié le 14/01/2012
Le moral des Français toujours à un niveau "particulièrement bas"
Le moral des Français se maintient à un niveau "particulièrement bas", avec 65% des sondés qui se disent pessimistes pour leur avenir et celui de leurs enfants, confirmant une évaluation de septembre dernier, selon un sondage Ifop réalisé pour Dimanche Ouest France.
Publié le 07/01/2012
Sommet social : "plusieurs scénarios possibles" pour Parisot
À l'occasion du sommet social qui s'est tenu mercredi matin à l'Élysée, la patronne du Medef, Laurence Parisot, a insisté sur les charges pénalisantes qui pèsent sur le travail et a relancé l'idée d'une TVA sociale.
Publié le 18/01/2012
TVA sociale, "j'attends que cette mesure ne soit pas prise", Royal
Invitée de RTL mercredi matin, Ségolène Royal a déclaré que ce qu'elle attendait du sommet social qui se tient à l'Elysée, c'est que la TVA sociale ne soit pas adopté car il s'agit selon elle, d'une mesure injuste.
Publié le 18/01/2012
Le patron de FO ne veut pas parler de TVA sociale
Jean-Claude Mailly a indiqué mercredi matin dans la cour de l'Elysée alors qu'il se rendait au sommet social convoqué par Nicolas Sarkozy que "celui qui l'instrumentaliserait n'était pas encore né".
Publié le 18/01/2012
Selon le texte de l'intervention liminaire de Nicolas Sarkozy publié par l'Elysée, "la gravité de la crise nous impose de prendre des décisions". "On ne peut pas attendre les échéances politiques pour décider", a-t-il insisté en référence au scrutin présidentiel des 22 avril et 6 mai. Dans ce texte, le chef de l'Etat n'a fait aucune proposition précise aux partenaires sociaux, se contentant d'un diagnostic sur la "dégradation de la compétitivité" des entreprises. Il a ensuite sollicité les avis de ses interlocuteurs sur trois thématiques: "comment développer nos entreprises industrielles?", "comment mettre la finance au service de l'industrie?" et "comment faire obstacle aux délocalisations?" Sur la finance, Nicolas Sarkozy a redit sa "détermination totale à agir sur la taxe sur les transactions financières". Concernant les délocalisations, il n'a pas prononcé le mot de TVA sociale mais a prôné "une diversification accrue des sources de financement" de la protection sociale. "Est-il normal que les entreprises financent notre politique familiale?", a-t-il notamment relevé. Le président a enfin suggéré, sans les détailler, des "mesures immédiates" pour "protéger l'emploi". En matière "d'activité partielle", il s'est dit "prêt à mettre des moyens supplémentaires" et à "aller plus loin en termes de simplification des procédures". Sur la formation des chômeurs, M. Sarkozy a suggéré un renforcement du rôle de Pôle emploi, déplorant qu'il n'ait "à sa main que 15% des formations". Evoquant également le logement, il a souligné la nécessité d'"être très audacieux pour favoriser la production de logements en France, avec des leviers nouveaux", déplorant leur "manque" et leur "prix considérable". Ces mesures d'urgence devraient être détaillées à la fin de la réunion.
Déjà des oppositions.... Les principaux syndicats de salariés ont d'ores et déjà fait connaître leur opposition à l'une des propositions de Nicolas Sarkozy - le transfert d'une partie des cotisations sociales patronales sur des mesures fiscales "anti-délocalisation", qui devrait prendre la forme d'une hausse de TVA. Ils contestent également l'idée d'accords compétitivité-emploi qui permettraient à une entreprise en difficulté de négocier une nouvelle durée du travail, une baisse des salaires ou un panachage des deux.
... Et des accords ? Selon le ministre du Travail, un accord se dessinerait en revanche sur des mesures d'aide au chômage partiel pour éviter des licenciements et sur la formation des chômeurs. "Ce sera un sommet pour prendre des décisions", a assuré mardi le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée, a précisé que cela se traduirait vraisemblablement par un collectif budgétaire en conseil des ministres début février et devant le Parlement fin février-début mars.
Les syndicats s'interrogent sur les desseins réels du chef de l'Etat et sur leur marge de manoeuvre lors d'un sommet dont la partition semble déjà partiellement écrite. "J'ai 15 propositions mais qui sont des propositions concrètes en matière de formation, en matière de chômage, pour l'emploi, le chômage partiel", a déclaré le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, à son arrivée. "Pour le reste, on ne peut pas rentrer dans des logiques qui, selon moi, sont fausses économiquement et dangereuses socialement", a-t-il ajouté. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a jugé impossible de "chambouler les mécanismes de financement de la Sécurité sociale en quelques jours, en quelques heures". Nicolas Sarkozy a prévu de s'adresser fin janvier aux Français pour expliquer les décisions arrêtées.
Une hausse de la TVA limitée ? Selon des sources gouvernementales, la hausse de TVA envisagée par le gouvernement en échange d'une réduction des cotisations sociales patronales sera en tout état de cause limitée pour éviter un impact néfaste sur la consommation, loin des demandes de baisse massive de charges du patronat. Le quotidien économique Les Echos croit savoir que cette hausse de TVA serait limitée à deux points et ne porterait que sur le taux normal actuel de 19,6%. Les quelque 12 milliards d'euros ainsi récoltés par l'Etat serviraient à réduire les charges patronales pour les salariés gagnant jusqu'à deux à 2,5 fois le smic, précise le journal. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, est venu à l'Elysée avec une proposition de substitution : une baisse de 10 points des cotisations sociales couplée à une augmentation des salaires de 7% et à une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) de 7%. La présidente du Medef, Laurence Parisot, prône pour sa part une hausse de la TVA épargnant les produits de première nécessité, compensée par une baisse des charges patronales et assortie d'une hausse de la CSG.
Selon le correspondant de LCI à L'Elysée, Nicolas Sarkozy aurait abordé la TVA sociale sans la nommer. Le CFDT aurait alors dénonncé une "injustice criante", ce à quoi le chef de l'Etat aurait répondu "êtes-vous bien conscients qu'il y a une crise ?"
La question des moyens de Pôle Emploi, où les agents se plaignent de crouler sous les dossiers, devrait également être évoquée, mais le chef de l'Etat aurait émis une fin de non-recevoir. La question d'une augmentation de l'offre de logements et le projet, cher à Nicolas Sarkozy, devait être abordée, ainsi que celle de taxation des transactions financières. Mais les mesures qui seront annoncées seront vraisemblablement limitées à la lutte contre la montée du chômage.
Le gouvernement a tenté d'allumer par avance un contrefeu face aux critiques de l'opposition en brandissant le spectre d'un "coup d'assommoir fiscal" si la gauche revient au pouvoir en mai prochain, par la voix du ministre de la Recherche, Laurent Wauquiez dans une interview au Figaro.
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