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Délocalisation au Maroc : le Stif n'a pas eu "d'autre choix" pour Huchon


le 27 juillet 2012 à 11h07 , mis à jour le 27 juillet 2012 à 11h59.
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3min
TF1-LCI
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SocialLe président du Stif revient sur les raisons qui l'ont poussé à attribuer un marché à un prestataire disposant d'une plate-forme téléphonique au Maroc en raison du code des Marchés publics, au risque de supprimer 80 emplois en France.
Jean-Paul Huchon répond à Arnaud Montebourg. Le Stif "n'a eu d'autre choix" que  d'attribuer un marché à un prestataire disposant d'une plate-forme téléphonique au Maroc en raison du code des Marchés publics, au risque de supprimer quatre-vingts emplois en France, a écrit son président Jean-Paul Huchon (PS) au ministre du redressement productif Arnaud Montebourg.
Pour Jean-Paul Huchon, il est "nécessaire" de mieux prendre en compte dans les  textes qui régissent la commande publique des risques encourus "du fait d'une  concurrence en provenance d'Etats où les règles de droit social et de droit du travail sont peu exigentes". Il lui semble également nécessaire "d'introduire une clause de préférence communautaire dans les cahiers des charges des marchés publics". "La rédaction actuelle du code des marchés publics, issue des directives européennes, ne permet pas de favoriser l'exécution de prestations sur le territoire national, voire européen", accuse Jean-Paul Huchon. "Les marchés de prestations qui requièrent une part importante de main d'oeuvre n'échappent pas à ce principe que la jurisprudence communautaire consacre régulièrement", relève-t-il. Souhaitant une "véritable réflexion sur ce sujet", M. Huchon termine son courrier au ministre par une mention manuscrite : "C'est un sujet d'importance".
De son côté, M. Montebourg a indiqué vendredi sur Europe 1 avoir demandé à M. Huchon de "reconsidérer" cette décision, "en remettant l'appel d'offres sur le métier". Il a ajouté qu'il souhaitait que "dans les services publics, dans la commande publique, nous ne soyons pas prisonniers de règles qui contribuent à délocaliser les emplois". Le gouvernement se bat "pour les relocaliser ce n'est pas pour accepter qu'on les délocalise". Philippe Jousset, co-président de Webhelp, la société qui détient ce marché  jusqu'au 1er février 2014, avait dénoncé auprès de l'AFP la décision du Stif. "Si la décision du Stif est confirmée, nous n'aurons pas d'autre choix que de faire un plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE), avait-il expliqué.
Du côté de l'UMP, Valérie Pécresse estime que la gauche  a été prise "en flagrant délit de contradiction". Enfin, pour Steeve Briois du FN, "les socialistes plongent dans l'obscénité".
Commenter cet article

  • philippe_94 : Si la région (et donc l'Etat à travers elle) ne montre pas l'exemple, elle n'est pas crédible et doit démissionner

    Le 01/08/2012 à 15h18
  • fulub35 : Qui a pondu le code des marchés publics...? C'est bien nos élus...! Pourquoi n'y a t-il pas eu de gardes fous mis en place pour empêcher que cette situation arrive...? Maintenant on va bidouller pour l'attribuer à une autre société à la demande de Montebourg...? Pour un avocat qui défend le droit, je suis surpris par sa demande... Bonjour pour l'image de notre pays...

    Le 29/07/2012 à 18h10
  • anne342 : Tout simplement honteux

    Le 28/07/2012 à 07h31
  • 421123 : Le PS découvre les réalités économiques...

    Le 27/07/2012 à 20h51
  • whammy-bar66 : C'est le secteur privé et l'état n'a aucun droit

    Le 27/07/2012 à 16h55
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