Nathalie Kosciusko-Morizet derrière Nicolas Sarkozy, le 14 février 2012 dans l'Isère © TF1-LCILes propositions étaient déjà connues. Le président n'a fait que les officialiser. A ses côtés, étaient notamment présents Henri Proglio, PDF d'EDF, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Environnement. Devant les salariés de Photowatt, pionnier français des panneaux solaires en redressement judiciaire depuis novembre, réunis à Bourgoin-Jallieu dans l'Isère, Nicolas Sarkozy a précisé, mardi, le rôle que jouera EDF dans le sauvetage de l'entreprise. "Nous avons demandé à EDF de faire deux choses", a-t-il déclaré.
Dans un premier temps, "nous avons demandé à EDF de devenir actionnaire de votre entreprise". Un rôle qui sera endossé par une filiale du groupe public d'électricité, spécialisé dans les énergies renouvelables, EDF Energies Nouvelles Réparties. Objectif ? Que Photowatt ait "un actionnaire français, puissant et qui croit en votre entreprise". La seconde chose, "c'est le temps que l'on va mettre pour développer l'hétérojonction", c'est-à-dire l'association de la technologie historique de Photowatt et les nouvelles technologies utilisées par EDF Energies Nouvelles Réparties, qui rachètera 100% des panneaux photovoltaïques fabriqués par le groupe.
"On n'est pas foutu à 50 ans"
Après avoir remercié "les élus locaux qui se sont mobilisés", Nicolas Sarkozy a indiqué que "tous les emplois seront préservés", en "contrat longue durée". Il a également ajouté que 85 des 430 salariés de Photowatt "seront embauchés par EDF dans le bassin d'emploi de Bourgoin-Jallieu", dans un rayon de 60 km. "Il ne s'agit pas seulement de sauver votre entreprise mais de sauver la filière photovoltaïque en France", a lancé le président en rappelant que le dernier mot reviendrait au tribunal. "Votre entreprise est sauvée, si le tribunal accepte la proposition que nous faisons", a-t-il lancé à un salarié dubitatif devant tant d'optimisme. "Je serai étonné que le tribunal dise qu'EDF n'est pas un repreneur fiable", lui a répondu Nicolas Sarkozy.
Souvent comparée à celle de l'usine Lejaby d'Yssingeaux, en Haute-Loire, la situation de Photowatt est "différente", a avancé le président, rappelant que les salariées du groupe textile ont été contraintes de changer de métier. Il est ainsi revenu sur sa rencontre avec quelques-unes d'entre-elles la semaine dernière, en présence du ministre du Travail Xavier Bertrand : "Nous leur avons dit : 'on peut vous trouver un emploi, mais pas dans votre branche'. Parce que le textile de milieu de gamme, en France, on n'y arrive pas. Nous avons donc décidé de leur apprendre un nouveau métier dans la maroquinerie de luxe".
Il a alors raconté qu'une des salariées l'a interpellé en lui disant "J'ai le même âge que vous, 57 ans, et vous voulez que je réapprenne un métier ?". "On n'apprend pas seulement à 20 ans, on apprend toute sa vie", a déclaré Nicolas Sarkozy en invoquant "un droit à la formation quand il y a un pépin". "On n'est pas foutu à 50 ans", a-t-il lancé. L'occasion pour lui de revenir sur l'une des propositions faites lors de son interview au Figaro Magazine la semaine dernière, celle d'un référendum sur "le droit à la formation à tout âge". "Car chacun a le droit de travailler s'il s'en sent la force". Le candidat derrière le président est plus que jamais prompt à sortit de sa cachette.
| La gauche fustige le "pompier-pyromane" |
Socialistes et écologistes ont vivement réagi à la visite de Nicolas Sarkozy chez les salariés de Photowatt. "C'est fort de café de voir tout ce qui n'a pas été fait pour faire démarrer les énergies renouvelables" par le gouvernement actuel a déclaré François Brotte, chargé de l'énergie dans l'équipe de François Hollande. C'est "ce qui a mis des entreprises comme Photowatt dans la panade", a-t-il ajouté rappelant que "10.000 emplois" avaient été supprimés "dans cette filière qui était en phase de démarrage". Le déplacement de Sarkozy en Isère? Une "opération de pompier pyromane". C'est avec la même expression qu'Eva Joly a dénoncé une action "bien opportuniste" de la part du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy "veut reprendre son rôle de Superman à l'approche des échéances électorales quand il a contribué à la casse de cette filière et ignoré les alertes lancées par Photowatt pendant tout son quinquennat", a dénoncé la candidate écologiste, indiquant qu'il s'agissait là d'une "véritable provocation pour tout le secteur des énergies renouvelables". |
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Vous vous demandez peut etre comment une entreprise sur un secteur porteur comme le solaire peu faire faillite ? La reponse est dans leur politique d'embauche: ils n'ont jamais su embaucher les bon profils, les bonnes personnes, privilegiant le nom de l'ecole d'ingenieur de leur nouvelles recrues au lieu de privilegier leur reelles competences en R&D et inovation. Resultat, ils se retrouvent a faire des produits qui ont 10 ans de retard sans faire de recherche sur les nouvelles technologies adoptes par leurs concurents americain. Bref, un mal typiquement francais a faire uniquement confiance aux ingenieurs de plus moins grande ecoles tous formes avec le meme profil et la meme mentalite et sans se baser sur de serieuses collaborations avec les meilleurs chercheurs academiques. Bref, j'annonce leur mort depuis plus de 10 ans, je suis surpris que ca ai pris aussi longtemps.
Il a vraiment beaucoup de retard ! une formation serait utile pour ce président.
Forcément on ne trouve plus de peintre en bâtiment....
Il ne faut pas oublier que ces entreprises dit de l'énergie renouvelable ont poussées comme des champignons grâce aux réductions d'impôts et aides diverses qui permettaient aux particuliers comme aux entreprises de sauter le pas et de faire des économies conséquentes . Il ne faut pas oublier que c'est Sarkosy qui a dit stop et est donc responsable de la débacle de ces entreprises . Combiens , de moidres importances ont déjà mis la clé sous la porte ?
Restons objectif, je reconnais qu'il a fait du bon boulot ce coup ci