Le patron de PSA reçu à l'Elysée

le 17 novembre 2011 à 12h27 , mis à jour le 17 novembre 2011 à 22h32

"Il n'y aura pas de plan social" chez PSA, a martelé le chef de l'Etat, qui a reçu à l'Elysée le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin. Ce dernier a réitéré dans la matinée son "engagement" à ne procéder ni à un plan social ni à des licenciements.

Des salariés de PSA manifestent devant le siège du groupe, mardi 15 novembre 2011.Des salariés de PSA manifestent devant le siège du groupe, mardi 15 novembre 2011. © LCI

Le plan d'économies avait été annoncé fin octobre, mais PSA n'en a fourni le détail que cette semaine : le groupe s'apprête à supprimer 1900 postes en France et se séparer de plus de 2000 collaborateurs externes, principalement dans la recherche et le développement, un secteur que le constructeur veut "optimiser". Les suppressions de postes dans le groupe vont toucher la production (1000 postes), la R&D (500) et le reste dans d'autres directions (marketing, etc.). L'avenir des sites d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis, et de SevelNord, dans le Nord, n'est toujours pas éclairci. L'annonce a eu l'effet d'une onde de choc au sein du groupe ; or, même si l'Etat n'est pas actionnaire de PSA, le dossier est suivi de près par le gouvernement.
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Et Nicolas Sarkozy lui-même a décidé de s'impliquer dans le dossier : il s'est entretenu jeudi soir pendant plus d'une demi-heure avec le président du directoire du groupe automobile PSA Philippe Varin. Cet entretien s'est déroulé en présence des ministres du Travail Xavier Bertrand et de l'Industrie Eric Besson. Ni M. Varin ni les ministres n'ont fait de déclaration à leur sortie de l'Elysée. Selon un communiqué de la présidence publié en soirée, le patron de Peugeot et Citroën a répété au chef de l'Etat, lors de cet entretien, que son plan ne comporterait "aucune mesure de licenciements, ni mesure d'âge et ne remettra pas en cause l'empreinte industrielle du groupe en France".

Avant ce rendez-vous, le chef de l'Etat avait déjà martelé qu'il n'y aurait "pas de plan social" dans le groupe automobile, lors d'un discours à l'occasion du 3e anniversaire du Fonds stratégique d'investissement (FSI), fonds souverain à la française. Il avait ajouté que les quelque "2000 salariés du groupe les plus directement concernés par ce projet seront tous reclassés, soit à l'intérieur du groupe, soit à l'extérieur du groupe, notamment chez ses prestataires". Et de souligner que "l'emploi ne doit pas être la variable d'ajustement" des plans de restructuration des entreprises - reprenant en cela mot pour mot ce qu'avait dit mardi Xavier Bertrand. Le président avait précisé qu'il s'était entretenu mercredi soir et jeudi matin avec Philippe Varin, le président du Directoire de PSA Peugeot Citroën.

Ni plan social ni licenciements

Ce dernier, dans la matinée, a réitéré jeudi matin sur RTL son "engagement" à ne procéder ni à un plan social ni à des licenciements dans le cadre des suppressions de postes décidées au sein de son groupe. Et de plaider : "Nous sommes confrontés à des vents contraires. Nous avons indiqué qu'il fallait ajuster de 6000 postes les effectifs de structure". Sur ces 6000 postes, 3500 concerneraient des emplois directs de PSA, dont 1900 en France ; les autres relevant de prestataires extérieurs, donc non comptabilisés au sein du groupe. Pour parvenir à ce total de 3500 postes supprimés à PSA, Philippe Varin compte sur 1500 départs en retraite ou naturels, les 2000 postes restants devant être reconvertis. "Je vais être très clair. Pour les 2.000 postes concernés, je prends l'engagement qu'il n'y a pas de plan social, qu'il n'y a pas de licenciement économique", a-t-il ajouté. "Nous allons entamer un travail sur la reconversion de ces 2000 personnes".

Des promesses de reconversions qui ont déjà mis du baume sur le coeur d'Eric Besson. Le ministre de l'Industrie y a vu dès jeudi matin "un pas très important dans la bonne direction". Tout en promettant : "Nous souhaitons que cela aille plus loin et dès aujourd'hui nous allons rediscuter avec PSA de cette partie". Désormais, c'est donc Nicolas Sarkozy lui-même qui semble vouloir se charger de ce dialogue. Sous l'oeil vigilant des syndicats : la CGT de PSA a déjà réagi à sa promesse qu'il n'y aurait "pas de plan social" en soulignant que le groupe prévoyait bien "de supprimer des milliers de postes".

le 17 novembre 2011 à 12:27
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82 Commentaires

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  • sophie70000, le 18/11/2011 à 13h19

    Bien dit.

  • courlis17, le 18/11/2011 à 08h35

    Au lieu de pleurnicher, achetez donc des Peugeots et tout ira mieux. ACHETEZ FRANCAIS

  • ovation1, le 18/11/2011 à 08h34

    Pour le ps je suis d'accord on a déjà gouté ! mais le fn n'est jamais arrivé au pouvoir donc arrêtez svp vos comparatifs !

  • bebert59650, le 18/11/2011 à 08h14

    Vous ne voyez donc pas que Sarko vous amuse avec ses réunions à tout bout de champ, avec ses convocations bien orchestrées ! Ouvrez les yeux . Sarko se bat, uniquement, pour sa réélection.

  • tthierrry, le 18/11/2011 à 07h24

    La différence est que cette situation est le résultat d'une politique ultra libérale et capitaliste dont seuls des personnalité tels que Sarkozy & Cie portent la responsabilité puisqu'ils en sont les 1ers acteurs. Sarko fait des effets d'annonces sur une situation dont il est responsable (lui et ses semblables). C'est un peu l'histoire du pompier pyromane...

  • sincere86, le 18/11/2011 à 07h22

    Notre president peut dire et faire ce qu il veut psa n a rien a faire ce qui interesse les actionnaires c est ce qui va tomber dans leurs poche le salarie n est qu un clinex que l ont jette au bon vouloir de l argent

  • wrc38, le 18/11/2011 à 07h16

    Oh oui et vite qu'il la ferme!!!

  • claudrouledouce, le 18/11/2011 à 06h53

    Monsieur Sarkozy est complétement dépassé par le chômage lui qui se croit le protecteur alors que sa politique butée pour sauver l'euro va nous plonger dans une grave récession, avec comme effet, l'explosion du chômage et de la dette alors je vous en prie arrêtez votre cinéma monsieur Sarkozy rappelez vous de Gandrange

  • bebert59650, le 18/11/2011 à 06h42

    Un jour vous allez vous réveiller et vous verrez que nous sommes un pays à la situation pire que l'Espagne, mais il sera trop tard, vous direz à ce moment la comme d'habitude que ce n'est pas la faute à Sarkozy, pauvre France.....

  • lear51, le 18/11/2011 à 06h29

    FAUX et faux toujours des bavardages de l'élysée des gesticulation Sarkozy n'a aucun pouvoir que celui de parler beaucoup

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