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Emploi : ultime journée pour décrocher un accord

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le 11 janvier 2013 à 06h37 , mis à jour le 11 janvier 2013 à 06h46.
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4min
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SocialFaute d'avoir réussi à finaliser un accord sur la sécurisation de l'emploi, malgré quelques avancées, le patronat et les syndicats se retrouvent vendredi matin pour une ultime séance qui s'annonce longue et ardue.

Ils n'ont plus que quelques heures pour se mettre d'accord. Le patronat et les syndicats se retrouvent vendredi matin pour une ultime séance de qui s'annonce longue et ardue. Jeudi, la négociation pour trouver un accord sur la sécurisation de l'emploi a "progressé"  à "petits pas", selon plusieurs syndicats, mais au vu des dissensions patronales apparues dans la journée, elle n'a pu aboutir. Stéphane Lardy, de Force ouvrière, a annoncé à la presse à 21h30 la levée de la séance et une reprise vendredi à 9h30, ce qu'a confirmé le Medef.

Le patronat doit remettre ce vendredi un nouveau texte. Reste à savoir s'il comprendra
des propositions sur la taxation des contrats courts que les syndicats jugent indispensable mais que le patronat refuse jusqu'à présent.

> A lire aussi : négociations, les points qui bloquent

La première journée du dernier round aura été marquée par plus de suspensions de séances que de temps de réunion: "le patronat aurait dû faire avant ses arbitrages. On a perdu du temps", a regretté Joseph Thouvenel (CFTC) après avoir reçu la version, remaniée une nouvelle fois dans l'après-midi, du projet patronal. Depuis le coup d'envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) peinent à trouver un compromis pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés. 

"Quelques centaines de mètres à parcourir"

En début de soirée, les syndicats s'étaient retirés plus de deux heures pour étudier le nouveau projet. Ils ont repris les discussions vers 20 heures avec le patronat. "On n'est pas encore au bout mais ça avance. Il reste encore quelques centaines de mètres à parcourir", commentait le négociateur de la CFDT Patrick Pierron en évoquant l'hypothèse d'une reprise vendredi.

Sur la généralisation de la complémentaire santé et les droits rechargeables à l'assurance chômage, il y a eu "des améliorations" mais "on attend avec impatience que le patronat aborde la question des contrats précaires", posée comme condition impérative par les syndicats, a-t-il souligné. "C'est une technique de négociation de lâcher au dernier moment sur les points majeurs, la discussion n'est pas terminée", a commenté M. Thouvenel.

Une "négo dans la négo"

Pour Stéphane Lardy (FO), "un accord n'est pas pour ce soir". "On avance petit pas par petits pas... vu la division patronale", a-t-il ajouté en évoquant le "bal tragique" offert par le Medef et l'UPA (artisans) qui se sont étripés par communiqués interposés. A côté de la négociation officielle, il y a une "négo dans la négo", interne au camp patronal, reconnaissait le Medef.

Au cœur de la querelle, la question du choix des prestataires chargés d'offrir les mutuelles d'entreprise que le patronat propose de généraliser d'ici le 1er janvier 2016. FO a dans l'affaire apporté son "soutien" à l'UPA "qui s'inquiète à juste titre que le texte patronal livre le marché de la complémentaire santé aux sociétés d'assurance, ce qui est inacceptable".

Un "clash de l'UPA"

Peu de temps avant la transmission du nouveau texte, ce dernier round a été marqué par un "clash de l'UPA", selon les mots du Medef. Des dissensions entre la CGPME et le Medef étaient déjà apparues au grand jour les semaines précédentes. Dans un communiqué, l'UPA (artisans) a déclaré "ne pas accepter un texte qui lèse la grande majorité des entreprises", estimant que "le projet d'accord en cours de finalisation organise la flexibilité de l'emploi au seul profit de quelques grandes entreprises françaises", alors que la majorité "supportera l'essentiel des surcoûts générés".

La question du choix des prestataires chargés d'offrir les mutuelles d'entreprise généralisées froisse particulièrement l'UPA. "On a fait sauter le contrat de projet, le CDI intermittent devient expérimental : l'UPA n'a plus rien", commentait Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC).

Pour Joseph Thouvenel (CFTC), "le patronat aurait dû faire avant ses arbitrages". "On a perdu temps", regrettait-il. Depuis le coup d'envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) cherchent les moyens de fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés. L'objectif des négociations est de conclure un accord d'ici à vendredi.

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  • syberya : Autre chose s'agissant de gréve:" l'ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d'augmenter La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies Sur la période de (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s'est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques ? réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait ? se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Pays le plus faiblement syndicalisé de l'Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l'égard des mouvements sociaux, la France n'est pas un pays de grévistes!"

    Le 11/01/2013 à 16h16
  • syberya : Vous êtes syndicaliste? non! ben moi je le suis, et je vous invite à aller dans une de leurs permanences pour vous rendre compte de l'étendue du pouvoir et abus du patronat!après nous en reparlerons! Je vous cite: "Ce qui pouvait être vrai il y a quelques décennies ne l'est plus maintenant mais ça ils ne l'ont pas encore compris Le problème de notre pays est que les salariés veulent tout et ne donnent rien." ben justement, le patronat et le fric sont la gangrène de ce Pays ( ailleurs aussi j'en conviens), et c'est toujours ceux qui sont en bas de l'échelle qui en pâtissent, alors oui il va falloir que ça change!!! et si l'Etat se doit de légiférer, au stade où en sont les tractations j'en doute, mais bon, disons...ce sera dans le sens des syndicats, car il lui faut aujourd'hui envoyer un signal fort et positif, en faveur des "petites " et moyennes classes, qu'il se doit de solliciter sans cesse dans l'effort de redressement du Pays, et dont il ne doit pas s'éloigner, car là,oui, il court à sa perte!

    Le 11/01/2013 à 15h29
  • viggo75 : Nous sommes déjà engagés dans un cycle de regréssions sociales intolérables, les propositions du Medef ne feraient qu'aggraver encore plus les choses pour nous (les salariés)

    Le 11/01/2013 à 10h50
  • toutamis : Tant que le medef freinera sur cette réforme, on ne pourra pas avoir quelque chose de décent !

    Le 11/01/2013 à 09h58
  • mactan1 : Si vous voulez refaire l'union soviètique cela ne va pas le faire......

    Le 11/01/2013 à 09h26
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